twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Informatique douanière : L’administration des douanes invitée à mieux veiller sur la sécurité des systèmes

mercredi 9 décembre 2015

Les applications et autres systèmes informatiques utilisés par les services douaniers doivent être « judicieusement » encadrés afin d’éviter des atteintes pouvant provenir d’utilisateurs malveillants. Ce plaidoyer est du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba qui présidait, hier, la deuxième édition de la journée sur la dématérialisation des procédures douanières et administratives.

La direction générale des Douanes a organisé, hier, une rencontre consacrée à la dématérialisation des procédures douanières et administratives. Elle a permis aux participants de se pencher sur les dernières solutions informatiques développées par la douane à travers le système « Gaïnde intégral ». Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a profité de cette tribune pour appeler l’administration douanière à veiller sur la sécurité des applications informatiques. De l’avis du ministre, le progrès, quel qu’il soit, mérite un encadrement judicieux pour éviter les atteintes pouvant provenir d’utilisateurs malveillants. « L’Etat en est conscient et a pris, depuis janvier 2008, une série de lois portant sur les transactions électroniques », a rappelé Amadou Ba. Il s’agit de textes réglementaires sur la société de l’information, la cybercriminalité et la protection des données à caractère personnel. Il a estimé que la notion de « sécurité » en informatique pourrait être appréhendée sous plusieurs volets : la sécurité des systèmes et des données et surtout l’utilisation des Tic comme une réponse aux menaces sécuritaires empruntant les circuits commerciaux d’importation et d’exportation. Le ministre a ajouté que les douanes du monde, depuis quelques années, au-delà de leur mission classique de collecte des recettes, se sont vues attribuer de nouvelles responsabilités dans la sécurisation de la chaîne logistique internationale. Dans cette même optique, le ministre a invité les douanes sénégalaises à tout mettre en œuvre pour protéger les populations contre les importations de substances ou d’engins explosifs, de faux médicaments ou contrefaits ou de substances psychotropes. Il a soutenu que les vérifications physiques et systématiques des marchandises ne régleront pas cette question liée à l’utilisation rationnelle de l’outil informatique. Toutefois, Amadou Bâ s’est réjoui des innovations du système Gaïnde. Le ministre a estimé que la modernisation des services des douanes ainsi que les différentes réformes qui la sous tendent, passeront nécessairement par la mise à profit d’énormes possibilités offertes par les Tic. Selon lui, les douanes sénégalaises ont compris que l’avenir est au numérique et se sont engagées dans un processus d’informatisation de leur système de dédouanement avec notamment la mise en service, en 1992, du système Gaïnde. Depuis cette date, a noté le ministre, l’automatisation des méthodes d’intervention de leurs services s’est consolidée, pour déboucher récemment sur la dématérialisation des procédures douanières et administratives. « Un pari informatique est toujours difficile à tenir, compte tenu de perpétuelles évolutions en la matière », a-t-il affirmé.

Vers une généralisation du système Gainde

Pape Ousmane Guèye, directeur général des Douanes, a souligné que cette rencontre est un cadre privilégié de partages des solutions informatiques utilisées par l’administration douanière. Selon lui, ces solutions qui résultent d’un bel exemple d’un partenariat entre le secteur privé et celui du public traduit l’option de modernisation de la douane rendue irréversible par les orientations du gouvernement. Il a expliqué que les différentes réformes entreprises, notamment celles visant à alléger et à simplifier les formalités du commerce extérieur suscitent beaucoup d’espoir chez les opérateurs économiques.

Selon le commandant Gnagna Gana Guèye, chef de la division informatique et production des Douanes, on tend vers la généralisation du système Gaïndé. Le parc informatique de certaines unités douanières de l’intérieur du pays a été renouvelé et connecté. Il s’agit des bureaux de Kidira, de Kaolack, de la brigade de Rosso. Ces projets d’extension concernent aussi la direction régionale Sud-est et les unités de la région du Nord. En dehors de la capitale, l’essentiel du dédouanement se fait de façon manuelle. Consciente de l’importance dudit système dans la facilitation, la transparence, la célérité et la sécurisation des procédures de dédouanements, l’administration des douanes a décidé de généraliser l’accès à l’application Gaïndé en la déployant sur l’ensemble du territoire national. Pour Alioune Dionne, directeur du système informatique des douanes, il y aurait un manque, si la dématérialisation se limitait seulement à Dakar.

De nouvelles solutions informatiques lancées pour plus d’efficacité

En vue d’apporter une célérité dans le processus de dédouanement et des procédures administratives, la direction des Douanes mise sur une palette d’applications et d’innovations technologiques à travers le système Gaïnde. La direction des systèmes informatiques douaniers, chargée notamment du management du système d’information, a mis en place un ensemble de plateformes et de solutions informatiques en 2015. D’abord, l’automatisation du certificat de visite qui entre dans le processus d’internationalisation de l’analyse du risque dans le traitement des déclarations en douane. Cette fonctionnalité vise l’amélioration significative de la mobilisation des recettes douanières tout en renforçant la qualité du service offert aux usagers par l’application de l’adage « moins contrôler mais mieux contrôler ». Il a été également mis en place la plateforme informatique de traitement et d’analyse de risque des marchandises par voie électronique qui a pour objectif d’organiser l’orientation des opérations commerciales vers les différents circuits de contrôle pour le dédouanement des marchandises. Ensuite, il y a la gestion des régimes économiques douaniers qui est une application permettant la dématérialisation des titres d’exonération. Elle a pour objectif d’informatiser les différents types de régimes accordés par l’administration des douanes aux usagers. Les régimes économiques sont des privilèges particuliers accordés aux entreprises pour l’incitation à l’investissement et l’attraction des capitaux étrangers. A ces applications, s’ajoute le Ficher national d’information et de documentation qui est destinées à gérer le renseignement dans la lutte contre la fraude et la criminalité organisée. Pour parachever le processus de dématérialisation des formalités du commerce extérieur et renforcer la transparence dans les procédures, la direction générale des douanes travaille à la mise en œuvre d’un ticket libératoire afin de regrouper tous les types de paiements (douanes, port, consignataires…).

La Douane institue une charte de bonnes conduites

En marge de la deuxième édition de la journée sur la dématérialisation des procédures douanières et administratives, il a été procédé à la signature d’une charte par la douane qui s’inscrit dans une logique sécuritaire. Il s’agit d’un engagement moral de la personne vis-à-vis de l’autorité centrale de l’administration des douanes. « Nous avons constaté des pratiques qui ne militent pas en faveur de la sécurisation du système informatique des douanes ; elles gênent aussi le fonctionnement du système Gainde », relève M. Dionne. Il explique que cette charte vise à recenser tout un ensemble de règles de bonnes conduites, d’attitudes positives qui devraient permettre aux agents des douanes de se conformer à cet engagement moral. Outre le souci sécuritaire, cette charte vise aussi à impulser une démarche qualité. Car, explique Alioune Dionne, l’administration des douanes a aussi pour objectif d’obtenir la norme Iso 9001 en 2017.

Abdou Diaw

(Source : Le Soleil, 9 décembre 2015)

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 50 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 10 449 579 abonnés Internet

  • 10 183 289 abonnés 2G+3G+4G (97,47%)
  • 115 978 clés et box Internet (1,11%)
  • 130 612 abonnés ADSL (1,25%)
  • 17 961 abonnés bas débit (0,17%)
  • 1739 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 006

- Taux de pénétration des services Internet : 68,49%

(ARTP, 30 septembre 2018)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 59,80%

(Internet World Stats 31 décembre 2017)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 299 774 abonnés
- 234 433 lignes résidentielles (78,20%)
- 65 257 lignes professionnelles (21,80%)
- 84 lignes publiques (0,03%)
- Taux de pénétration : 1,96%

(ARTP, 30 septembre 2018)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 16 403 402 abonnés
- Taux de pénétration : 107,52%

(ARTP, 30 septembre 2018)

FACEBOOK

- 3 100 000 utilisateurs
- Taux de pénétration de Facebook : 32%

(Facebook Ads, décembre 2018)