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Indice GTMI 2022 : le Bénin classé 8ème ex en Afrique

mardi 27 décembre 2022

Transformation digitale

Après la mise à jour des groupes GovTech Maturity Index (GTMI) et l’achèvement de l’ensemble de données GovTech sous-jacents en octobre 2022, le Bénin a doublé sa performance d’il y a deux ans. Le pays est maintenant classé 8èmeex aequo avec le Rwanda, pour une notation à 0,68. Désormais 84è au niveau mondial, le Bénin s’est hissé au-dessus de la moyenne mondiale grâce à une série d’actions et de réformes.

Englobant 198 économies et assistant les praticiens dans la conception de nouveaux projets de transformation numérique, le GTMI est un indice de la Banque mondiale qui mesure les aspects clés de quatre domaines d’intervention GovTech : soutenir les systèmes gouvernementaux de base, améliorer la prestation de services, intégrer l’engagement des citoyens et favoriser les facilitateurs GovTech. Classé en catégorie C en 2020, le Bénin vient de faire un bond en passant à la catégorie B cette année, preuve de sa performance sur les différents axes de notation.

« La particularité du GTMI est qu’il intègre non seulement tous les autres indices existants mais il rajoute 3 dimensions assez intéressantes qui sont stratégiques pour le Bénin : le citoyen au cœur des réformes et de la transformation, l’approche gouvernementale holistique et les systèmes mis en place par l’administration qui utilise la technologie numérique basée sur des technologies disruptives », tient à préciser Aristide Adjinacou, Directeur du Pôle Système d’Information et Digitalisation (SID) de l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (ASIN).

En effet, le GTMI a pour objectif de mesurer la manière dont un gouvernement se sert de la technologie numérique pour se transformer. Et ce, dans le but d’être beaucoup plus efficient, efficace et transparent, avec le citoyen au centre des réformes. « Cet indice est totalement aligné avec la vision du gouvernement de mettre le citoyen au centre des réformes », confirme le Directeur du Pôle SID de l’ASIN.

D’après lui, dans la chronologie des réformes effectuées dans le secteur du numérique au Bénin, le pays a dépassé la 3e génération desdites réformes. Lesquelles font appel à la transformation, l’automatisation et à l’informatisation des systèmes d’information. Une avancée qui a permis de développer la plateforme nationale des e-services où les citoyens peuvent obtenir les actes et diverses pièces d’état civil dont ils ont besoin. Au total, plus de 1000 services publics sont accessibles en ligne via le portail national www.service-public.bj dont 58 totalement dématérialisés (ne nécessitant aucun déplacement).

La 4e génération à laquelle Aristide Adjinacou dit que le Bénin appartient désormais, sollicite la plateforme nationale d’interopérabilité qui permet à tous les systèmes d’information du gouvernement de s’échanger des informations en toute sécurisée. Ainsi, le citoyen n’aura bientôt plus besoin par exemple de demander un casier judiciaire lorsqu’il postule pour un concours. Il n’aura qu’à fournir ses autres pièces et grâce à la plateforme d’interopérabilité, la plateforme du concours communiquera avec le système judiciaire pour connaître la situation du candidat.

« Donner de la valeur à tous les actes administratifs »

Ont concouru à ce classement, la construction du datacenter national, les agrégateurs de paiement électronique que le Bénin compte lancer dans les prochains mois, de même que la plateforme nationale de paiement électronique. En outre, il y a la stratégie nationale d’intelligence artificielle et le portail open data pour l’accessibilité de données ouvertes. Ce dernier permet aux citoyens d’accéder à un certain nombre de données.

« Mais il y a un élément clé qui a été très déterminant dans cette bonne notation, c’est l’infrastructure à clé publique nationale (PKI) que nous sommes en train de lancer. C’est elle qui permet aujourd’hui de certifier et de signer les passeports diplomatiques et les passeports de service. Quant aux passeports ordinaires, ce sera possible dès le début de l’année prochaine. Cette PKI a pour objectif de s’assurer que tous les documents soient signés électroniquement, et qu’ils ne sont pas falsifiés. Nous ambitionnons de l’utiliser pour réduire la fraude, la falsification des documents et pour donner de la valeur à tous les actes administratifs béninois », explique M. Adjinacou.

Ce faisant, le Bénin suit irrémédiablement la marche qu’il a entamée depuis 2016 pour devenir la plateforme des services numériques en Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale. Hormis le Ministère du Numérique et de la Digitalisation qui met en œuvre l’action gouvernementale avec comme bras opérationnel, l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (ASIN), chaque ministère a son lot de transformation numérique. Au Ministère de l’Economie et des Finances, pour les 450 prestations de services qu’il offre, les citoyens peuvent se faire immatriculer auprès de l’administration fiscale.

Au niveau du service des impôts, la plateforme e-quittance permet de digitaliser les guichets du trésor public. Par ailleurs, il y a l’impression numérique des bulletins de paie qui sont directement envoyés dans les boîtes mail des fonctionnaires de l’Etat. Avec la plateforme e-titre, les fonctionnaires, les usagers et les clients du Ministère de l’Economie et des Finances peuvent suivre le niveau d’évolution de leurs titres. « Cela génère plus de confiance dans les échanges que nous avons entre le ministère et le secteur privé », renchérit Alain Ahounou, Directeur des Systèmes d’Information (DSI) du Ministère de l’Economie et des Finances. Il se réjouit d’ailleurs des sollicitations de partage d’expériences de ses homologues de la sous-région africaine.

Des ambitions plus grandes

Son collègue béninois du Ministère du Travail et de la Fonction Publique, Wilfried Gandaho, espère quant à lui que le Bénin passera dans le trio de tête lors des prochaines éditions du classement de l’indice GTMI. Car, son ministère y a aussi fortement contribué. Pour réduire les tracasseries des usagers de l’administration publique, ledit ministère a initié un projet de réalisation de point de contact et d’assistance aux usagers sur toute l’étendue du territoire national. Il y en a désormais 23 dans les communes et les directions départementales du travail et de la fonction publique.

En termes d’e-services, l’offre de services digitalisés a touché pratiquement toutes les fonctions adressées par le Ministère de la Fonction Publique. Dans l’administration du travail, il est désormais possible de se faire délivrer un permis de travail pour expatrié, un visa pour un contrat de travail expatrié ou une attestation de non litiges toujours à l’endroit des emplois et des employés. Quant à l’administration de la fonction publique, le certificat de non radiation et l’attestation de validité des services sont entre autres documents qui peuvent être délivrés en ligne.

A en croire Wilfried Gandaho, « tous les agents de l’Etat disposent aujourd’hui d’un espace personnalisé et sécurisé où ils ont la possibilité de consulter toute leur ligne carrière, la chronologie des différents événements survenus dans leur carrière et de télécharger tous les actes qui ont été pris à leur endroit au fur et à mesure que ces derniers sont élaborés. » Ces e-services s’ajoutent à ceux des autres ministères et dénotent de la volonté politique non seulement à aller vers le tout-numérique mais aussi à offrir aux citoyens des services 24h/24 et de façon sécurisée.

Toutes les actions actuellement en cours dans le secteur du numérique s’arriment au Programme d’actions du gouvernement 2 (PAG 2021- 2026) qui porte sur 07 projets et 04 réformes. Il s’agit entre autres de la transformation numérique des collectivités locales, le développement des usages et de la confiance numérique, le déploiement de l’Internet haut et très haut Débit sur l’ensemble du territoire national (Phase 2) et surtout de la mise en œuvre de l’Administration Intelligente ou Smart Gouv (Phase 2).

Michaël Tchokpodo

(Source : CIO Mag, 27 décembre 2022)

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