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Ibrahima Diallo, Directeur de l’automatisation du fichier (DAF) : « 500 commissions seront installées en fin décembre 2016 »

mardi 22 novembre 2016

Il y a plus d’un mois, le Président Sall procédait au lancement de la carte d’identité biométrique Cedeao et l’inscription sur le fichier électoral. Pouvez-vous nous faire le point de la situation ?

Depuis le lancement de la carte d’identité biométrique Cedeao et d’électeur, il a été procédé à l’installation des Commissions administratives. Dans un premier temps, pour démarrer le processus, nous avons décidé d’installer des commissions fixes dans toutes les préfectures du Sénégal. À la date d’aujourd’hui, toutes les préfectures du Sénégal, sans exception, sont dotées au moins d’une Commission administrative. Dakar qui est à peu près le tiers du fichier électoral, a plus de commissions. La nouveauté, c’est qu’il y a ce que l’on appelle la compétence nationale qui permet aux citoyens issus des régions de s’inscrire à Dakar ou ailleurs et de voter dans leur localité d’origine. Ainsi, à Dakar, en dehors des quatre commissions des préfectures, nous avons installé des commissions dans les dix sous-préfectures. Mais pour renforcer ce dispositif, nous avons décidé d’ajouter à ces commissions dans les sous-préfectures au moins deux commissions mobiles pour sillonner les communes du ressort de chaque sous-préfecture. A ce jour, nous en sommes à 36 commissions pour la région de Dakar. Néanmoins, nous sommes en train de préparer des machines pour davantage renforcer Dakar.

Quel est le planning vous permettant d’atteindre l’objectif d’inscrire plus de 4 millions d’électeurs avant les Législatives de juin 2017 ?

Aujourd’hui, n’eut été le Grand Magal de Touba qui a démobilisé un peu nos moyens logistiques, parce que nous y avons déployé six commissions, on aurait commencé le déploiement des commissions des sous-préfectures dans les régions centre. Parce que nous avions prévu dans notre planning, dans la semaine du 14 au 19 novembre 2016, d’aller vers les sous-préfectures des régions du centre que sont : Thiès, Louga, Diourbel, Fatick, Kaolack, Kaffrine. Et la semaine d’après, il était prévu d’aller dans les arrondissements des régions frontalières, c’est-à-dire, Ziguinchor, Kolda, Tambacounda, Matam, Sédhiou, Kédougou et Saint-Louis. Ainsi donc, on aurait, en fin novembre 2016, maillé l’ensemble du pays en commissions. Et nous allions aussi mettre un potentiel de 300 commissions mobiles à la disposition des autorités administratives. Ce dispositif nous aurait permis, si nous considérons que 500 commissions seront mises en branle en fin décembre 2016, avec au moins 100 enrôlements par commission au quotidien, d’avoir 50 000 dépôts par jour. Si on considère que les commissions travaillent 26 jours dans le mois, cela ferait 1 300 000 dépôts par mois. Pour les mois de décembre 2016, janvier et février 2017, nous aurons 3 900 000 demandes, à ajouter aux demandes enrôlées partiellement en octobre et novembre 2016. Si nous allons jusqu’en avril 2017 pour l’enrôlement, nous aurons 6 500 000 demandes. Or, le fichier électoral est à 5 700 000. A la fin du mois de novembre, nous comptons aller vers la diaspora qui compte 200 000 électeurs.

Après tous ces calculs que vous venez de faire, est-ce à dire qu’il n’y aura aucune crainte sur la possibilité de voter en juin 2017 avec la carte d’identité biométrique ?

Nous sommes certains qu’au plus tard mars 2017, nous aurons 4 millions d’électeurs. Donc, nous n’avons pas de frayeur par rapport à l’atteinte des objectifs. L’affluence des populations est à saluer. Nous devons simplement nous organiser pour faire face à cette affluence et la meilleure manière de le faire, c’est d’augmenter les commissions. C’est ce que nous sommes en train de faire. Les Législatives ne seront pas bloquées par ce processus d’inscription, si les gens sont au rendez-vous. Il y a toute une stratégie de communication pour exhorter les citoyens à venir s’inscrire.

Beaucoup de commissions se plaignent de pannes récurrentes des machines, y a-t-il un dispositif spécial pour parer à ces dysfonctionnements techniques ?

Les pannes sont normales, du fait que nous sommes dans le domaine technique. Mais les pannes du début sont dues au fait que les opérateurs que nous avons ne maîtrisent pas les machines. Mais le plus important, c’est qu’à notre niveau, nous avons un dispositif d’alerte et de suivi dans chaque région. Nous avons installé sur les machines un logiciel qui permet de prendre le contrôle de la machine à distance. Nous avons doté les opérateurs de clefs informatiques Gsm. Quand il y a un problème, il se connecte et on le règle à distance. Maintenant, s’il y a un problème mécanique, on change la machine. Donc, c’est surtout un dispositif réactif qui est mis en place. C’est ce qui est important. D’ailleurs, on a beaucoup moins de pannes.

Chimère Junior Lopy

(Source : L’Observateur, 22 novembre 2016)

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