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HackerLab 2017 : quand le Bénin constitue sa Cyber armée de protection

vendredi 26 mai 2017

Vers la création d’une Cyber armée béninoise ? La perspective n’est pas si lointaine que cela avec ces opérations d’« enrôlement » qui se font via un challenge inédit dénommé « HackerLab 2017 ». Au terme d’une compétition de hacking et contre-hacking destinée à dénicher les talents et compétences numériques, le Bénin veut disposer de cyber-soldats capables d’assurer la protection et la sécurité cybernétiques du pays. Les détails.

C’est une compétition qui s’annonce passionnée pour les geeks et passionnés de hacking béninois. Plongés dans un scénario fictif en ligne, les apprentis-hackers devront relever un challenge « capture the flag ».

Pendant quatre semaines et entièrement en ligne, « le participant est un collaborateur de l’agence du numérique, réquisitionné pour investiguer sur des traces laissées par un réseau mondial de hackers malveillants », détaille Ouanilo Medegan, le Directeur du programme de Sécurité à l’Agence du Numérique (ADN) qui organise la compétition baptisée « HackerLab 2017 ».

"HackerLab 2017", la première compétition pour dénicher les talents numériques

La suite des épreuves de cette compétition relève presque de méthodes dignes des plus grands espions. « En suivant ces pistes, formalisées par des épreuves qui mélangent sécurité web, cryptologie, ingénierie inverse, exploitation et investigation numérique, les participants débloqueront de nouvelles épreuves et gagneront des points tout au long du challenge ». Les candidats pourront ensuite gagner des indices ou assister à des sessions de coaching online pour engranger des points et être parmi les 3 premiers qui engrangeront le plus de points.

« En termes de cybersécurité, nous avons deux écoles : ceux qui apprennent sur les bancs ou dans les entreprises, mais il y a surtout ceux qui l’ont appris chez eux, par eux-mêmes. Ils peuvent être du côté défense, mais aussi du côté offensif. Il faut donc faire un constat : les diplômes ne permettent pas de dire à quel point une personne est talentueuse sur la cybersécurité. D’où notre choix d’opter pour une approche pratique », Ouanilo MEDEGAN, le Directeur du programme de Sécurité Numérique de l’ADN.

Mais au final, les trois gagnants du concours vont-ils intégrer une sorte de « Cyber armée » béninoise ? Non, répond Ouanilo Medegan. « Ce challenge à lui seul ne suffira pas à atteindre un tel objectif. Notre premier objectif est la protection du cyberespace béninois. Cela passera peut-être par une cyberarmée mais une Cyber armée de protection. Dans cette optique, plusieurs autres projets sont en chantier dont la création d’un CSIRT (Equipe de réponse aux incidents de sécurité informatique) national qui aura à sa charge la protection des infrastructures informatiques du gouvernement et des organismes d’importance vitale ».

Une Cyber armée pour restaurer l’image du Bénin

C’est presque un enjeu d’image pour le Bénin. « L’image du Bénin en matière de sécurité numérique au plan mondial en dépend », précise-t-on au niveau de l’ADN. Pendant longtemps, le Bénin - en plus de la Côte d’Ivoire et du Nigéria- a été perçu comme d’un « paradis pour cybercriminels ». Pour contrer cette perception négative, le Bénin lance une stratégie pour rétablir « la confiance numérique » et garantir « l’intégrité et la fiabilité des infrastructures auprès des utilisateurs ».

Par ailleurs, un pan entier du programme « Bénin Révélé » de Patrice Talon ambitionne d’accélérer le développement de l’économie numérique. « Un plan de cette envergure ne peut se décliner sans réelle considération de la cybersécurité. Les multiples ambitions pour ce secteur vont étendre la surface d’attaque disponible aux usagers malveillants de l’Internet et exposer encore plus leurs bénéficiaires aux délits cybernétiques », explique encore Ouanilo Medegan.

« Il s’agit de soutenir nos ambitions de développement économique en anticipant ce type de menace. Cela fait partie de la feuille de route de l’Agence du Numérique, au travers de sa Direction du programme national de sécurité du numérique, et c’est dans cet esprit que le projet HackerLab a vu le jour », ajoute-t-il.

Cette première compétition du genre organisée à cette échelle veut « identifier les talents et le niveau de maturité locale en termes de compétences en cybersécurité et de lutte contre la cybercriminalité ». Ce diagnostic numérique national va constituer la base de construction de casernes de cyber-soldats. Et qui sait, d’ici peu le Bénin aura sa cyberarmée nationale capable de faire face aux enjeux de sécurité numérique. Ce sera alors une première en Afrique.

Ibrahima Bayo Jr.

(Source : La Tribune Afrique, 26 mai 2017)

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