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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Mai > Green business : état des lieux des déchets électriques et électroniques en (…)

Green business : état des lieux des déchets électriques et électroniques en Afrique

mercredi 16 mai 2012

Environnement/Santé

L’émergence de la classe moyenne africaine et le déploiement des technologies de l’information et de la communication ont contribué à une explosion des Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) en Afrique.

D’après l’étude « DEEE ? Où en sommes-nous en Afrique ? » publiée par l’ONU, la consommation intérieure est le principal facteur contribuant à l’augmentation (85 %) des déchets électroniques en Afrique. Mais le rapport souligne également que les importations de déchets électroniques d’Europe continuent d’aggraver le problème.

En se focalisant sur cinq pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Libéria et Nigéria), l’enquête démontre qu’entre 650 000 et 1 million de tonnes de déchets électriques et électroniques issus de la consommation intérieures sont produites chaque année.

Liste non exhaustive des enseignements de l’étude :

Au Ghana, en 2009, les enquêteurs ont constaté qu’environ 70 % de toutes les importations d’EEE se composaient d’EEE usagés ; 30 % des équipements d’occasion importés étaient estimés ne pas fonctionner (et être par conséquent des déchets électroniques), soit une production d’environ 40 000 tonnes de déchets électroniques en 2010
Des enquêtes menées sur le terrain au Bénin et en Côte d’Ivoire ont révélé qu’environ la moitié des EEE usagés importés ne sont en réalité plus en état de marche et ne sont pas réparables, ce qui est considéré comme une importation de déchets électroniques.
L’analyse, réalisée entre mars et juillet 2010, de 176 conteneurs de deux catégories d’équipements électriques et électroniques usagés importés au Nigéria a révélé que plus de 75 % de tous les conteneurs venaient d’Europe, environ 15 % d’Asie, 5 % de ports africains (principalement du Maroc) et 5 % d’Amérique du Nord. On a constaté une distribution semblable au Ghana, où 85 % des importations d’EEE usagés provenaient d’Europe, 4% d’Asie, 8 % d’Amérique du Nord et 3 % d’autres pays.
Le Royaume-Uni est le principal pays exportateur d’EEE neufs et usagés en Afrique, suivi avec de grands écarts par la France et l’Allemagne. Le Nigeria est le principal pays africain importateur d’EEE neufs et usagers, suivi du Ghana.
La quantité de déchets électroniques issus de la consommation intérieure d’EEE neufs ou usagés de bonne qualité et d’une durée de vie raisonnable au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Liberia et au Nigeria est comparable à la quantité totale de déchets électroniques produite en Belgique ou aux Pays- Bas, et équivaut à 5 % environ de tous les déchets électroniques produits dans l’Union européenne.

« La gestion efficace des quantités croissantes de déchets électroniques produites en Afrique et dans d’autres pays du monde constitue une part importante de la transition vers une économie verte à faible intensité de carbone et efficace dans l’utilisation des ressources », a déclaré le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et Sous-secrétaire général de l’ONU, Achim Steiner dans un communiqué.

Avant de conclure « qu’il est possible de développer les économies africaines, de créer des emplois décents et de protéger l’environnement en assurant une gestion durable des déchets électroniques et en récupérant les métaux précieux et autres ressources renfermés dans les produits qui finissent comme déchets électroniques. À l’approche de Rio+20, qui se tiendra en juin, ce rapport montre que des mesures telles que l’amélioration des stratégies de ramassage et la mise en place de structures plus officielles de recyclage, peuvent limiter les dommages causés à l’environnement et offrir des opportunités économiques. »

(Source : Agence Ecofin, 16 mai 2012)

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