twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Gouvernance internet : la France tente de relancer les négociations

lundi 12 novembre 2018

La démarche, amorcée le 12 novembre, pour un code de conduite international en la matière, va permettre de présenter un « appel de Paris pour la confiance et la sécurité du cyberespace ».

L’appel de la capitale française, signé par plusieurs centaines de gouvernements et d’acteurs de l’internet, sera présenté par le président de la République, Emmanuel Macron, dans un discours à l’Unesco, à l’ouverture du Forum pour la gouvernance d’internet, en présence du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Le nombre exact des signataires et leurs noms seront dévoilés dans la journée. Ni la Chine ni la Russie, ni le gouvernement fédéral américain ne devraient figurer parmi les signataires. Mais une « une majorité » d’Etats européens l’avait déjà paraphé, ainsi qu’une « masse critique » d’acteurs américains, a indiqué l’Elysée.

Le géant américain Microsoft et l’Internet society, une ONG qui défend un internet fiable et ouvert à tous, ont tous les deux indiqué avoir signé le texte. L’appel vise à relancer des discussions sur un code international de bonne conduite sur internet.

Celles-ci sont au point mort depuis 2017, lorsqu’un groupe d’experts mis en place à l’ONU s’est séparé sur un constat d’échec, du fait des divergences entre les grandes puissances de la planète. Dans l’appel, rendu public le même jour par l’Elysée, les signataires « réaffirment » leur « soutien à un cyberespace ouvert, sûr, stable accessible et pacifique ».

« Nous nous déclarons résolus à agir de concert » pour empêcher les cyberactivités malveillantes « qui causent des dommages importants, sans discernement ou systémiques », indique également le manifeste.

De même, les signataires s’engagent à développer les capacités pour « empêcher des acteurs étrangers de perturber des processus électoraux ». Ils promettent également d’empêcher des acteurs privés de répliquer aux attaques informatiques par d’autres attaques informatiques, au risque de provoquer un embrasement général.

« Cet appel de Paris est un vrai tournant dans la façon d’affronter les problèmes de cybersécurité dans le monde », a souligné Brad Smith, président de Microsoft, à Paris, lors d’une rencontre dimanche avec des journalistes. « Le seul moyen de protéger la cybersécurité dans l’avenir est que tout le monde travaille ensemble, les gouvernements, le secteur des technologies et la société civile », a-t-il estimé. Les dernières années ont provoqué une vraie prise de conscience sur les dangers pesant sur le réseau mondial.

En 2017, « il y a eu près d’un milliard de personnes victimes de cyberattaques, les deux principales étant WannaCry et NotPetya, qui émanaient d’Etats », a rappelé Brad Smith.

La Corée du Nord est généralement considérée comme étant à l’origine de Wannacry, tandis que NotPetya est attribuée par beaucoup d’experts à la Russie. Mais ces deux attaques ont vraisemblablement utilisé, entre autres, du code volé ... à la NSA, la grande agence de renseignement électronique américaine, qui produit aussi des cyber-armes.

Par ailleurs, « nous voyons depuis 2016 des attaques utilisant les technologies de l’information pour tenter d’ébranler les processus démocratiques d’autres pays », a également rappelé Brad Smith.

L’Elysée souligne, de son côté, qu’il est temps « d’inventer un mode d’organisation » du réseau mondial qui repose pour l’essentiel sur la coopération d’acteurs privés. « C’est un espace géré mais non gouverné », a regretté un conseiller d’Emmanuel Macron, en pointant le risque de voir l’internet « libre, ouvert et sûr » accéder bientôt au rang des paradis perdus. L’appel de Paris doit être l’un des moments forts de la réunion annuelle du Forum de la gouvernance internet qui réunit plusieurs milliers de participants cette semaine.

La France souhaite que le Forum de la gouvernance internet, qui regroupe acteurs étatiques et non-étatiques, organise dans les mois à venir la mise en musique de l’appel de Paris. D’autres questions numériques seront également discutées cette semaine dans la capitale française.

Emmanuel Macron accueille ce lundi, pour un déjeuner à l’Elysée, des dizaines de représentants du monde de l’internet qui débattront notamment des possibilités qu’offre le numérique pour renouveler le débat public et la démocratie.

Cette thématique des « govtech » et autre « civtech » est également au centre d’une conférence à l’Hôtel de ville de Paris. Nestor N’gampoula

(Source : Les Dépêches de Brazzaville, 12 novembre 2018)

Mots clés

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 50 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 8 761 804 abonnés Internet

  • 8 483 435 abonnés 2G+3G+4G (96,9%)
  • 1131 453 clés et box Internet (1,5%)
  • 117 807 abonnés ADSL (1,3%)
  • 17 965 abonnés bas débit (0,2%)

- Liaisons louées : 21 044

- Taux de pénétration des services Internet : 57,44%

(ARTP, 30 juin 2018)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 59,80%

(Internet World Stats 31 décembre 2017)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 292 468 abonnés
- 223 179 lignes résidentielles (76,31%)
- 69 218 lignes professionnelles (23,67%)
- 71 lignes publiques (0,02%)
- Taux de pénétration : 1,92%

(ARTP, 30 juin 2018)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 16 141 304 abonnés
- Taux de pénétration : 105,80%

(ARTP, 30 juin 2018)

FACEBOOK

- 2 900 000 utilisateurs

(Facebook Ads, décembre 2017)