twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Ghana : le mobile banking peine à s’installer

mercredi 1er novembre 2017

Malgré un taux de pénétration des connexions mobiles de 136% en 2016, le marché ghanéen des télécoms reste quasiment imperméable à la tendance du mobile banking qui bat notamment son plein en Afrique de l’Est. Explications.

LA GSM Association (GSMA) vient de publier une étude sur le développement du secteur télécom ghanéen et selon l’association professionnelle, ce petit pays d’Afrique de l’Ouest malgré les progrès réalisés en la matière, a encore beaucoup d’efforts à fournir pour faire du mobile un vecteur de croissance socio-économique dans le pays.

L’infrastructure ne suit pas

Cette transformation reste tributaire de la mise en place d’une réelle collaboration entre les secteurs publics et privés. Ce rapprochement reste un préalable à une réduction du gap d’infrastructures qui limite la couverture réseau dans les zones rurales, où le segment Internet mobile peut avoir un impact important sur les populations locales. La GSMA a pointé du doigt les taxes imposées au secteur des télécoms, qui réduirait les fonds destinés à la mise à niveau des infrastructures.

Le Ghana connaîtrait également un développement limité des services d’argents mobiles, ralentissant au passage l’inclusion financière. Pour le groupement des opérateurs télécoms, le marché ghanéen devrait connaitre l’introduction de solutions d’épargne, de paiement numérique des factures ou encore pour s’acquitter des taxes. Le GSMA constate également l’absence de solutions dédiés à des secteurs comme l’agriculture.

Selon les estimations des opérateurs ghanéens, le marché peut encore accueillir 3,5 millions de comptes de mobile money d’ici 2020, notamment au niveau des agriculteurs qui pourraient moderniser ainsi leur chaîne de valeur. Une intégration réussie de ce secteur d’activité devrait générer 13 millions de dollars en termes de transactions financières et de 1.1 million de transactions en faveur des caisses de l’Etat en 2020.

8 millions d’utilisateurs de mobile money

Pour l’heure, le Ghana dispose de 19 millions abonnés mobile, équivalent à 67% de la population, au dessus de la moyenne régionale qui est de 44%. Le secteur des télécoms a contribué à hauteur de 704 millions de dollars au PIB ghanéen en 2015, soit 2,2% du PIB, qui était d’un peu plus de 37 milliards de dollars lors de cet exercice. Le secteur est un pourvoyeur d’emplois dans un pays où le taux de chômage est de 11,9%.

Le Ghana comptait en 2016 près de 8 millions de comptes mobile money actifs (soit 40% de la population), selon les estimations de la Banque centrale ghanéenne. Le segment est susceptible de booster la bancarisation des ghanéens et leur accès aux services financiers. La technologie mobile pourrait également révolutionner la logistique notamment celle des produits de santé et agricole. En tout, 9 opérateurs se partagent le marché ghanéen dont les géants : Airtel, MTN, Tigo et Vodafone, qui comptent une part de marché respective de 12,6%, 46,8%, 14,2% et 23,9%.

Ces quatre majors proposent des solutions d’argent mobiles, depuis 2009 pour MTN. Un service qui a totalisé en 2016 près de 550 millions de transactions, équivalent à près de 18 milliards de dollars. Le secteur est régi depuis 2008 par un guide de bonne conduite publié par la Banque centrale ghanéenne. Un document qui fixe les règles des bonnes pratiques des opérateurs et de protection du consommateur de mobile Banking.

Le régulateur bancaire a également autorisé les opérateurs mobiles à proposer des produits financiers dans leurs offres de banques mobile. Pour l’heure, seuls 7% des ghanéens ont recours à l’épargne mobile, alors que plus de 80% de la population ont recours à des modes d’épargnes hors du système bancaire. Une situation qui représente un relais de croissance non négligeable pour les banques et les opérateurs, tant qu’ils optent pour une action en synergie.

Amine Ater

(Source : La Tribune Afrique, 1er novembre 2017)

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 35 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 9 354 455 abonnés Internet

  • 9 077 056 abonnés 2G+3G (97,10%)
  • 151 437 clés Internet (1,60%)
  • 107 550 abonnés ADSL (1,10%)
  • 18 412 abonnés bas débit (0,20%)

- Taux de pénétration des services Internet : 63,21%

(ARTP, 30 septembre 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 287 980 abonnés
- 219 734 lignes résidentielles (76,30%)
- 68 186 lignes professionnelles (23,68%)
- lignes publiques (0,02%)
- Taux de pénétration : 1,94%

(ARTP, 30 septembre 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 556 649 abonnés
- Taux de pénétration : 105, 11%

(ARTP, 30 septembre 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)