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Ghana : Armateurs, transitaires et certains députés et interpellent le président Nana Akufo-Addo sur le système de dédouanement Uni-pass qui, pour eux, est « une catastrophe »

lundi 15 juin 2020

Le système informatique Sud-coréen Unipass mis en place au Ghana en vue du dédouanement des marchandises n’arrête pas de faire couler beaucoup d’encre et de salives et de susciter des interrogations et surtout des dénonciations.

La dernière en date, celle de l’Association des armateurs et agents du Ghana (Soaag). Son secrétaire exécutif, Perpetua Osei-Bonsu, a écrit à l’Autorité des chargeurs du Ghana, une institution sous tutelle du ministère des Transports, pour expliquer que l’incompétence de la plateforme Ghana Link/UNIPASS-ICUMS à Tema perturbe la facilitation du commerce et par ricochet la génération de revenus par les entreprises affectées par ce système.

« Comme nous le savons tous, le système ICUMS est entré en service il y a environ une semaine. Cependant, l’état actuel des choses a suscité l’inquiétude de nos membres. Nous devons faire savoir que nos membres n’ont pas ménagé leurs efforts et ont offert leur coopération maximale pendant la période de transition afin de s’assurer qu’il y aurait un système fonctionnel d’ici la fin du déploiement du système. Malheureusement, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu et, à ce jour, nous ne sommes pas en mesure de télécharger la plupart de nos fichiers sur le système. Nous avons donc dû recourir à un téléchargement manuel qui s’avère être un processus lent et laborieux », se plaint Perpetua Osei-Bonsu.

Pour le secrétaire exécutif de la Soaag, la situation actuelle n’est pas due à une faute de ses membres qui ne sauraient être tenus responsables des retards ou des inconvénients qui doivent être supportés par les responsables de la plateforme Ghana Link/UNIPASS-ICUMS. Le secrétariat exécutif de la Soaag invite par ailleurs tous les acteurs et parties prenantes du port à orienter leurs plaintes vers les bureaux d’UNIPASS-ICUMS.

L’appel des transitaires En plus des armateurs, les transitaires du port de Tema ont réitéré leur appel au président Nana Addo Dankwa Akufo-Addo pour qu’il intervienne afin de trouver des solutions aux problèmes qui entravent la mise en œuvre du système intégré de gestion douanière (ICUMS) proposé par UNIPASS.

Au cours d’une conférence de presse le 08 juin dernier, Edward Akrong, le président national de l’Institut ghanéen des transitaires (GIFF), a indiqué que non seulement le système UNIPASS-ICUMS créait des retards dans les processus de dédouanement au port, mais également faisait perdre de l’argent au contribuable.

Pour ce qui concerne par exemple le dédouanement des véhicules, Edward Akrong laisse entendre qu’ils ont dû faire face « à tant de problèmes avec ce changement. Les coûts augmentent parce que tous les frais liés au temps, tels que les surestaries, le loyer du terminal, le loyer de l’entrepôt d’État, le loyer des manutentionnaires à l’aéroport et les surestaries pour les camions aux frontières terrestres, n’ont pas été maîtrisés, car nous sommes confrontés à des retards massifs en raison de la modification des processus ».

Face à cette situation, Edward Akrong demande au gouvernement ghanéen d’évaluer avec soin la situation qu’il qualifie de désastreuse et de rétablir le système de la Ghana Community Network Services Ltd (GCNet) en tant que mesure temporaire pour permettre aux opérateurs de l’ICUMS de procéder à un examen de leurs opérations pour un meilleur rendement.

Last but not the least, le même appel est lancé par Isaac Adongo. Le député de la circonscription centrale de Bolgatanga a révélé que seuls 450 des 750 agents de dédouanement peuvent accéder au nouveau système intégré de gestion douanière (ICUMS d’UNIPASS) dans les ports.

Selon lui, quelque 300 agents de dédouanement ne sont pas enregistrés dans le nouveau système, ce qui signifie que les 450 agents activement présents ne font que provoquer des goulets d’étranglement dans le dédouanement des marchandises dans les ports.

Dans une tribune, il lance un appel : « Je lance un appel à tous les Ghanéens bien intentionnés à résister à cette fraude odieuse commise à l’encontre des importateurs et des milieux d’affaires ghanéens par Nana Addo et Osafo Marfo et demander au Président d’annuler l’accord Unipass et de faire prévaloir le caractère sacré des contrats en rétablissant et en permettant aux contrats Wes Blue/GCNET d’expirer ».

La défense de d’Unipass ICUMS Lors d’une autre conférence de presse, l’équipe de mise en œuvre technique de l’ICUMS a soutenu que les problèmes liés aux Numéros d’identification du contribuable (TIN) avaient été résolus le deuxième jour du déploiement du système.

Elle a démenti les allégations selon lesquelles l’ICUMS n’était pas sécurisé, affirmant que le système avait une isolation claire des données et que la confidentialité des données était appliquée.

Le chef de projet de l’ICUMS, le commissaire adjoint des douanes, Emmanuel Ohene, a déclaré qu’à la suite de l’intégration de la communauté portuaire sur la plate-forme, les fonctionnaires avaient inscrit plus de 6 000 utilisateurs de la communauté portuaire sur le système.

Selon lui, la plupart des défis qui se sont posés résultent de l’incapacité de l’équipe de mise en œuvre à accéder aux données historiques du système dépassé pour servir de solutions pratiques pour la continuité de l’apurement, d’où le recours à l’approche manuelle comme mesure alternative.

« Les transactions d’une entité ne peuvent être consultées par une autre agence. De plus, il y a un contrôle clair du travail, de sorte que même les utilisateurs d’une même entreprise ne peuvent pas voir le travail d’un autre, à moins qu’un rôle de superviseur ne leur soit attribué, puisque le système permet aux administrateurs d’une entreprise de créer, d’attribuer des rôles, de suspendre, de révoquer et de supprimer un utilisateur« , a-t-il déclaré.

Emmanuel Ohene a ajouté que l’ICUMS avait enregistré environ 1.452 transactions aux frontières terrestres, dont 408 étaient des importations directes pour usage domestique, 900 des importations temporaires de véhicules (TVI), 34 sur l’entreposage, 20 sur le transit et neuf comme transactions de zones franches.

Toutefois, il reconnaît que des challenges existent : « Je dois admettre que nous avons certainement des défis à relever, mais ceux-ci sont abordés au fur et à mesure qu’ils se présentent, et notre espoir est que la formation continue qui est en cours offrira quelques solutions sur la familiarité des utilisateurs pour réduire les défis« , a-t-il ajouté.

Toute chose qui ne convainc pas les acteurs portuaires. Dans un entretien accordé à Joy FM, Kwaku Okyere Darko, membre du comité technique de l’Institut ghanéen des transitaires, a réaffirmé que le nouveau système d’opérations portuaires UNIPASS mis en place au port de Tema ne fonctionnait pas et entraînait un arriéré de déclarations dans le système, ce qui ralentit les processus.

« Un mois après le déploiement à Takoradi, le président (des transitaires) est allé faire un rapport de la situation à Takoradi. Il a identifié 25 défis majeurs à relever. Ces défis ont été envoyés au ministre et à certains d’entre nous. Nous avons discuté avec le ministre du Commerce et de l’Industrie, le vice-ministre, et nous leur avons présenté la situation à Takoradi. Donc, s’ils ne sont pas capables de résoudre ces défis à Takoradi, il n’est pas nécessaire de transposer ce système à Tema« , révèle-t-il.

Plus encore, soutient-il, « on ne déploie pas un tel projet à Tema sans un pilote ». « Takoradi ne fait pas 1% de ce que nous faisons à Tema. Donc, si Takoradi a commencé et qu’un mois plus tard ils ont toujours des défis à relever, alors nous devons être prudents lorsque nous déménageons à Tema. Tema est le lieu de passage de 90 % des marchandises du pays », explique-t-il.

Pour sortir de cette situation, il propose d’utiliser dans un premier temps les deux systèmes : celui de GCNet et WestBlue d’une part et un système pilote d’Unipass, d’autre part.

(Source : Digital Business Africa, 1( juin 2020)

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