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Gestion des denrées face à la COVID-19 : Le ministère du Commerce lance 2 plateformes de e-commerce

vendredi 10 avril 2020

Deux plateformes de commerce électronique ont été lancées, hier, par le ministère du Commerce et des PME, pour la vente des produits de première nécessité, mais aussi la gestion, en temps réel, de l’approvisionnement du marché. Ceci dans un contexte d’expansion de la Covid-19 dans le pays.

L’expansion de la pandémie de Covid-19 et la restriction des déplacements des populations doivent, d’après la ministre en charge du Commerce, constituer ‘’les temps forts’’ du commerce électronique. ‘’Les restrictions des libertés de circuler doivent aller de pair avec la montée en puissance du commerce en ligne et de leurs plateformes. C’est pourquoi nous mesurons, à leur juste valeur, l’importance et l’utilité de ces 2 plateformes que nous lançons. En effet, nul ne sait encore la forme que prendra la courbe de progression de cette maladie dans notre pays. Nous souhaitons et prions vivement qu’elle soit le plus favorable possible. Notre devoir à nous gouvernement, c’est d’anticiper’’, a déclaré Assome Aminata Diatta hier, lors de la cérémonie de lancement de ces plateformes, à la sphère ministérielle de Diamniadio. Il s’agit d’une plateforme de vente des denrées de première nécessité et celle de cartographie.

Au fait, pour la tutelle, ils doivent faire en sorte que, quelle que soit la situation, que tout Sénégalais, quelle que soit sa bourse, puisse ‘’disposer de quoi vivre, continuellement, durablement’’. Ainsi, elle souligne que ces 2 plateformes concourent, chacune en ce qui la concerne, à l’atteinte de cet objectif. Pour la plateforme e-commerce, la ministre Diatta a fait savoir qu’elle permet un recensement et une qualification de tous les acteurs qui concourent actuellement à l’effectivité du e-commerce. Et concernant la plateforme de cartographie sur les stocks de denrées de première nécessité, elle va permettre aux différents services régionaux du commerce, sur toute l’étendue du territoire national, de suivre et de renseigner l’état des stocks de ces produits et de leurs prix.

D’après Assome Aminata Diatta, ces 2 plateformes, dans leur conception et leur plan de mise en œuvre, auront un impact ‘’considérable’’. ‘’D’abord sur les commerçants, clé de voûte du système, en ce qu’elles leur permettront de faire basculer leur activité commerciale traditionnelle en mode e-commerce, de les permettre de vendre en ligne, de recevoir les paiements en ligne et de livrer les marchandises, d’avoir une bonne maitrise de la chaine d’approvisionnement’’, soutient-elle. Pour les ménages, bénéficiaires en dernier ressort, la ministre a indiqué qu’elle sera un moyen, pour eux, de faire l’économie de rupture éventuelle de stock. Mais également de bénéficier des ‘’meilleurs prix’’ pour s’approvisionner et de disposer de produits de qualité. ‘’A l’Etat, particulièrement au ministère chargé du Commerce et ses services, de disposer d’un outil leur permettant de renseigner et de connaitre à temps réel l’état du stock en denrées de première nécessité, mais également d’avoir une base efficace pour la régulation des prix’’, renchérit-elle.

Création d’un grand consortium national du e-commerce

Pour la ministre du Commerce, le grand défi, au-delà de cette étape, c’est la perspective de l’après crise de la Covid-19. A ce sujet, Mme Diatta estime qu’il faudra ‘’renforcer’’ la dynamique et la volonté créées autour des plateformes. Qui, d’après elle, pourrait inspirer une ‘’initiative plus grande’’, de ‘’mutualisation et d’optimisation’’ de la distribution, en créant un grand consortium national du e-commerce ouvert à tous les producteurs et commerçants. ‘’A terme, nous souhaitons que les plateformes soient un vecteur de changement important dans le mode de vie et les habitudes des consommateurs, mais aussi un moyen de relancer les activités commerciales en amont et les unités industrielles de production en aval. Bref, participer et anticiper la remise à flot de notre économie qui subit, gravement, les conséquences de cette pandémie’’, affirme la ministre.

Toutefois, Assome Aminata Diatta précise que c’est la même réglementation qui s’applique au commerce traditionnel qui le sera avec le e-commerce. ‘’On ne peut pas vendre les produits en ligne à un prix supérieur à ceux fixés par l’Etat. C’est peut-être le service de livraison qui peut engendrer un surplus. Il y aura également le respect de la qualité et de la quantité. L’Observatoire du commerce électronique sert de régulateur de ce secteur. Cela ne diminue en rien les prérogatives de la Direction du commerce intérieur qui veille sur la sécurité des consommateurs’’, prévient-elle.

Pour sa part, l’administrateur de Gaïndé 2000, qui a conçu ces plateformes, a ajouté que la démarche avec cette initiative, c’est pour permettre principalement aux commerçants traditionnels qui veulent basculer dans le commerce électronique avec le contexte actuel de Covid-19, de ‘’savoir exactement’’ sur quels acteurs ils peuvent se reposer pour vendre leurs produits à leurs clients. En fait, cette plateforme permet aux commerçants et particuliers d’avoir accès à une liste qualifiée de sites de e-commerce, de sociétés de paiement également. Etant nationale, elle permet, dès lors, aux commerçants de livrer à leurs clients qui sont à Thiès, Ziguinchor ou ailleurs. ‘’La deuxième plateforme répond à la demande du ministère. C’est une forme de cartographie visuelle qui permet aux services de votre cabinet, au niveau des départements et des localités, de faire la remontée des relevés sur la disponibilité des produits de première nécessité. Cela permet, au niveau central de tous les acteurs, d’avoir une vue sur la cartographie de tous les produits, leur disponibilité sur le territoire national’’, note Ibrahima Nour Eddine Diagne.

Mariama Dème

(Source : Enquête, 10 avril 2020)

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