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Gestion des cautions : La Sonatel accusée de détournement

vendredi 23 octobre 2009

La controverse soulevée par les cautions des gérants des télécentres ne semble pas connaître son épilogue. Aujourd’hui, l’Unetts accuse la Sonatel d’avoir transformé plusieurs de ces montants en crédits de recharge téléphonique sans consulter les concernés, et surtout, en violation de la loi qui l’oblige à remettre l’argent des cautions à la Caisse des dépôts et de consignation (Cdc). L’accusée applique la politique du silence.

La caution des télécentres continue d’opposer la Société nationale des télécommunications (Sonatel) à ses anciens clients, les propriétaires de ces officines, dont une bonne partie a déjà fait faillite et voudrait récupérer sa mise de départ. Dans un communiqué, publié il y a deux jours, l’Union nationale des exploitants de télécentres et téléservices du Sénégal (Unetts), le groupement de tous ces exploitants, a révélé que la Sonatel continue de se sucrer sur le dos de ses membres. Elle parle d’une « découverte, avec des preuves tangibles remis à la caisse des dépôts et consignations, que la Sonatel a transformé plusieurs cautions en crédit de recharge téléphonique sans même recueillir l’avis des gérants et exploitants de télécentres, et ceci après la promulgation de la loi 2006-06 du 04 février 2006 ». Ce qui, bien sûr, offusquent les gérants de télécentres et téléservices, qui soutiennent dans leur communiqué, qu’ils sont les seuls « habilités à décider de l’utilisation de leur caution » et que d’autre part, « Sonatel n’a aucun droit de violer l’esprit de la loi 2006-03 du 4 février 2006, qui dispose dans son article 23 que la Cdc, en tant qu’établissement public à statut spécial doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière est chargée de recevoir les dépôts de garantie constitués par les usagers auprès des concessionnaires des services publics ».

L’Unetts soutient avoir déjà un procès en cours contre la Sonatel, pour rupture abusive de convention. Elle indique vouloir introduire avec ses avocats, une deuxième requête devant le Tribunal régional hors classe de Dakar pour violation de la loi 2006-03 du 04 février 2006. Dans ce qui ressemble à un combat du pot de terre contre le pot de fer, les gérants des télécentres et téléservices indiquent ne réclamer rien d’autre que le remboursement de leur caution, après la résiliation de lignes des télécentres. Selon les statistiques de 2005, fournies par l’Unetts, la Sonatel avait agréé 24 284 lignes de télécentres, à raison de 500 mille francs Cfa de caution pour ceux localisés à Dakar et 300 mille Cfa pour les télécentres des autres régions du Sénégal. Ce qui représente, selon l’organisation des gérants, plus d’une dizaine de milliards de cautions récupérées depuis 1992, et que la Sonatel gère depuis plus de quinze ans. Ces personnes assurent dans leur communiqué, que la Sonatel s’est mise en porte-à-faux avec la loi, pour n’avoir pas reversé ces montants à la Caisse des dépôts et de consignation (Cdc), comme il lui en est fait obligation.

Quand Le Quotidien a reçu le communiqué de l’Unetts, mercredi dernier, il s’est aussitôt mis en contact avec la direction de la communication de la Sonatel pour vérifier le bien-fondé des allégations des gérants des télécentres, parce que ces accusations deviennent récurrentes. Cependant, à la Sonatel, c’est le dilatoire qui a pris le pas sur le souci d’informer. Le chef du service des relations avec la presse nous a demandé de lui faire notre demande par email, ce qui a été fait dans les minutes qui ont suivi la conversation téléphonique.

Malheureusement, il ne répondra au mail que pour promettre « de voir ça avec les services compétents ». Hier matin, après des appels sur son téléphone portable, qui renvoyaient tous, après sonnerie, à sa boîte vocale, ce cadre daigne rappeler, pour promettre de « revenir à vous dans trente à quarante minutes ». Il était 17h. Et c’est finalement à 18h21 qu’il rappellera, pour demander de lui laisser encore un peu de temps, même s’il « connaît les impératifs du bouclage au Quotidien ». Il s’excusera, parce qu’il n’a « pas pu mettre la main sur les gens qui devraient s’occuper de cette question. Il y a différentes directions qui s’occupent de cette question ». Tout en saluant le « professionnalisme du journal Le Quotidien qui a voulu avoir la version de la Sonatel sur cette question ». Néanmoins, d’autres confrères avaient déjà exploité et publié le communiqué hier. Il n’y avait plus besoin d’attendre pour sortir une information qui était déjà sur la place publique.

Safiétou Kane

(Source : Le Quotidien, 23 octobre 2009)

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