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Gestion chaotique de la Sonatel : L’Intersyndicale des travailleurs redoute la disparition de l’entreprise si rien n’est fait

vendredi 10 août 2007

L’Intersyndicale des travailleurs de Sonatel qui regroupe le Syts, le Sntpt et le Synes est très inquiète de la situation grave que traverse l’entreprise de télécommunications depuis plusieurs mois. Réunie samedi dernier, en session extraordinaire, l’Intersyndicale a dressé un tableau sombre de la gestion de ladite entreprise avant de déclarer que la Sonatel risque simplement de disparaître du paysage économique et industriel si rien n’est fait.

« Entreprise en danger ! » C’est le cri d’alerte que l’Intersyndicale des travailleurs de Sonatel composée du Syts, du Sntpt et du Synes a lancé pour sauver l’entreprise « avant qu’il ne soit trop tard ». Dans le communiqué sanctionnant leur rencontre du 4 août dernier, ces syndicats préviennent qu’« autrement, dans un très court terme, après Air Afrique, Bnds, Ics, Sonacos, Senelec, Sonatel va allonger la triste et longue liste des entreprises qui risquent de disparaître du paysage économique et industriel de notre pays. Et ce sera la catastrophe ».

Si ces travailleurs sont si inquiets quant à la pérennisation de leur outil de travail, c’est parce qu’ils prétendent que la situation que traverse leur entreprise depuis plusieurs mois est « grave » et, « malheureusement, semble de plus en plus échapper au contrôle du top Management ».

Ils en veulent pour preuve le mémorandum-diagnostic fait par les membres de la commission ad hoc de l’Intersyndicale.

« La dégradation continue de la qualité de service des réseaux de Sonatel et les nombreux et récurrents désagréments causés à la clientèle ont fini de mettre mal à l’aise l’ensemble des travailleurs, toutes catégories confondues, mais surtout de rendre les populations et les autorités dubitatives sur la capacité des dirigeants à mettre un terme à cette situation, malgré les résultats financiers faramineux engrangés chaque année. Ainsi, malgré les gros investissements réalisés ces dernières années : 200 milliards en quatre ans, soit 50 milliards en moyenne par an, la situation semble s’empirer avec, périodiquement, des pics de non-qualité particulièrement inquiétants sur le mobile et des ruptures de stocks et/ou des congestions de trafic aussitôt après des promotions annoncées à grand renfort de publicité », déplorent les travailleurs.

À ce sujet, ils interpellent solennellement le Directeur général afin qu’« il apporte des réponses concrètes et satisfaisantes aux calvaires que vivent (leurs) clients et qui ternissent gravement (l)’image de marque » de la société.

L’Intersyndicale a aussi identifié plusieurs problèmes suite à un diagnostic fait dans son mémorandum. Il s’agit notamment de « la perte de l’indépendance de choix en matière d’investissement et de type d’équipement dans nos différentes plates-formes, au profit du comité d’investissement de France Télécoms - boulimique à souhait - et de son top sourcing qui en réalité sont orientés fondamentalement vers la satisfaction prioritaire des entreprises françaises, au détriment de la qualité et de la performance économique ».

Les travailleurs dénoncent « les errements organisationnels et structurels dictés beaucoup plus par des soucis de réduction des coûts et des soucis clientélistes plutôt que par des préoccupations d’efficacité ». Poursuivant, ils renseignent que « les hommes qu’il faut ne sont pas souvent aux places qu’il faut, tandis que certains dirigeants passent plus de temps à se crêper le chignon pour des broutilles au détriment de l’esprit d’équipe et de la synergie (...) Le déficit de formation de certains agents intervenant sur le réseau, la responsabilisation souvent précoce et la mise au placard de nombreuses compétences (si elles ne sont pas insidieusement poussées à la sortie) sous le prétexte fallacieux du rajeunissement, alors qu’en Europe on assiste plutôt à un retour des seniors ».

Les membres de l’Intersyndicale regrettent aussi « le dessaisissement des compétences locales au profit de projets clefs en main dont la pertinence reste douteuse à côté de la sous-traitance et de l’externalisation tous azimuts sans garantie de qualité en retour ». France Télécoms en a pris pour son grade. Les syndicalistes pensent que « l’Etat du Sénégal l’avait choisi comme partenaire stratégique en sa qualité d’opérateur des télécoms pour aider notre pays à consolider son leadership dans ce domaine dans le cadre d’un accord gagnant-gagnant et non comme entreprise multinationale uniquement préoccupée par un retour rapide d’investissement qui lui ferait prendre Sonatel comme le Far-West ou la ruée vers l’or au détriment d’un développement harmonieux de notre pays ».

Selon les travailleurs : « C’est tout simplement inacceptable ! Les cadres, mais aussi toutes les catégories de personnel à quelque niveau qu’elles se trouvent, doivent bien mesurer les dangers qu’engendre une telle situation justement dans le contexte réglementaire et technologique de notre secteur et de l’environnement macroéconomique de notre pays, pour faire face et relever les défis de la qualité de service pour une Sonatel durablement performante au bénéfice de toutes les parties prenantes ».

(Source : Le Populaire, 10 août 2007)

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