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Forum sur les meilleures pratiques en TIC : Des expériences qui font cas d’école

vendredi 16 mai 2008

Le forum sur les meilleures pratiques dans le domaine des technologies de l’information et de la Communication (Tic) a été un fort moment d’échanges et de partages d’informations sur ce qui se fait le mieux en Afrique. Cette rencontre a réuni du 21 au 23 avril dernier à Ouagadougou au Burkina Faso plus de 350 participants venant de près de 40 pays dont des Chefs d’Etat, des Ministres, et d’autres hautes personnalités du secteur des Tic et des affaires. Il s’est agi pour tout le monde présent à ce forum de discuter de quel partenariat pour promouvoir le gouvernement électronique en Afrique. « ICT Best Practices Forum » a, en effet, été conjointement organisé par Microsoft Afrique, le Gouvernement du Burkina Faso, l’Union Européenne.

Le forum sur les meilleures pratiques dans le domaine des technologies de l’information et de la communication « ICT Best Practices Forum » a été une sorte de foire aux idées. Des exemples réussis de pratiques et d’expériences ont, ainsi, été exposés et discutés entre les différents participants pour que ces efficientes expériences puissent être repiquées dans d’autres pays. Les trois jours de travaux ont été marqués par diverses communications présentées par des responsables de haut niveau venus des différentes régions d’Afrique et d’ailleurs en développement pour partager leurs expériences et démontrer des exemples de réussite en matière d’utilisation de solutions de technologies de l’information et de la communication (TIC) dans leurs pays respectifs.

Un cas que le Sénégal et d’autres pays pourraient s’inspirer pour une performance de leur administration et surtout de leur fonction publique c’est le système de gestion de l’information et d’inspection du travail en Afrique Australe mis en place par la Namibie. Ce Système générique applicable au pays de la sous-région permet de donner en temps réel l’information sur le système de travail dans le pays en donnant des indications sur les dates d’inspection des différents services, sur les employés ainsi que le respect des lois sociales, leurs relations avec leur employeur, les mécanismes mis en place au sein du service mais surtout sur le respect de la convention sur le travail des enfants.

Le Burkina Faso semble s’inscrire déjà dans cette logique avec le Système intégré de gestion administrative et salariale du personnel de l’Etat (SIGASPE). En effet, cet outil de gestion en voie de réalisation par le ministère de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat et le ministère des Finances de l’Etat du Faso. Le SIGASPE permet, selon le technicien du ministère de la Fonction publique, au fonctionnaire de connaitre où qu’il soit sa situation notamment son lieu d’affectation, son solde mensuel, entre autres. Alors, il ne devrait plus, de l’avis du présentateur, parcourir de grandes distances, dépenser beaucoup d’argent et d’énergie pour accéder à certaines informations le concernant sur le plan professionnel.

E-services pour une synergie avec les citoyens

Le troisième thème du forum sur les meilleures pratiques évoque les offres de services en ligne aux citoyens. Les présentations des pays comme le Botswana, le Cap vert, l’Angola, le Nigéria et le Ghana ont permis d’avoir une idée sur les e-services mis en œuvre dans les domaines de la gestion foncière, de l’éducation nationale, de l’état civil, des votes, etc au niveau de ces différents pays. Ce qu’on peut retenir de ces présentations c’est l’élaboration et l’adoption de plan stratégique, la nécessité d’une planification dans le temps avant la mise en œuvre des services en ligne. Les responsables de ces services ont indiqué le besoin d’organisation d’un atelier national pour l’adoption du projet des e-services et aussi la récupération des données existantes pour alimenter le système au démarrage.

Les experts qui ont fait ces présentations ont insisté sur les préalables pour le succès de l’offre de services en ligne. Pour eux, « il faut stabiliser le personnel technique avec une rémunération incitative et des formations certifiantes pointues. Il urge aussi de vaincre la résistance au changement en faisant une sensibilisation avant l’adoption et la mise en œuvre du nouveau système mais de trouver des références connues pour s’en inspirer. Pour certains, il a été recommandé de relever le niveau de connectivité.

Le rapport de « ICT Best Practices Forum » a noté que « les meilleures pratiques de mise en œuvre des e-services issues des présentations ont permis d’atteindre des résultats appréciables ». Il a, ainsi, été partagé l’expérience de la mise en œuvre de système de gestion intégré des services publics organisé selon les besoins des citoyens et des entreprises. Cela a permis la simplification des procédures administratives ainsi qu’une meilleure intégration du gouvernement.

De bonnes pratiques pour chaque secteur

Le programme « PC » de mise en œuvre du e-gouvernement a été exposé au deuxième atelier. L’exemple du partenariat public/privé a été évoqué et passé au peigne fin lors de cette session. Microsoft a voulu mettre en exergue son expérience dans le cadre de son programme Partnership for technology access (PTA) qui s’efforce, selon le document du forum, avec les gouvernements de différentes régions du monde d’équiper les fonctionnaires en PC abordables avant la mise en œuvre à grande échelle du e-gouvernement. « Cette mesure concerne notamment les employés, les médecins, les enseignants, les infirmières ainsi que d’autres groupes de populations tels que les agriculteurs, les étudiants et les femmes dans les zones rurales ainsi que des salariés de petites et micro-entreprises », a renseigné la source. Trois expériences très différentes les unes des autres ont servi de point de départ à la discussion. Les débats ont, non seulement permis de souligner les facteurs de réussite, mais aussi de faire le point, d’évaluer ces programmes.

Avant ces communications qui ont porté sur le système de gestion de gestion d’informations et d’inspection du travail et sur les services en ligne destinés aux citoyens, une présentation a permis de découvrir un système « performant » de traçabilité et d’identification du bétail mis en place par le Botswana. De l’exposé et des débats qui ont suivi, les participants ont pu prendre connaissance d’un outil qui permet de mieux gérer les migrations transfrontalières du bétail, de mieux régler les conflits entre éleveurs et d’assurer un meilleur suivi vétérinaire des animaux. Cet outil peut, selon l’expert, être d’une grande utilité pour tous les pays à vocation d’élevage.

Ibrahima Lissa Faye

(Source : Sud Quotidien, 16 mai 2008)

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