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Faire front commun est crucial pour protéger l’ensemble des réseaux télécoms des pays du Fratel, selon Louis-Marc Sakala

mardi 24 mai 2022

Le directeur de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques du Congo accueille le 19e séminaire du Réseau des régulateurs francophones (Fratel) à Brazzaville du 23 au 24 mai sous le thème des « défis pour la sécurité des réseaux de nouvelle génération ». Il répond aux grandes interrogations qui justifient la tenue de cette rencontre et révèle l’importance de la réflexion pour les différents marchés télécoms représentés.

Que désignez-vous par « réseaux de nouvelle génération » ?

Les réseaux de nouvelle génération sont les réseaux qui, comparés aux précédents, se distinguent par leur dimensionnement qui est orienté vers les besoins des clients, aussi bien domestiques qu’industriels. Il s’agit des réseaux qui fonctionnent globalement de manière à réunir plusieurs types de technologies, entraînant ainsi des interconnexions complexes. Il s’agit des réseaux à très forte demande en termes de capacité Internet, des réseaux intelligents, adaptables et quasiment modulables intégrant pour certains même de la FinTech ou de l’IoT (Internet of Things). Des réseaux comme la 5G.

A quelles menaces sont-ils exposés ?

Le fait que, d’une part, ces réseaux soient très gourmands en données (Internet, y compris à caractère privé) et, d’autre part, que le monde aujourd’hui soit tourné vers du tout IP, attire des hackers du monde entier qui cherchent à obtenir des informations importantes ou à prendre le contrôle des réseaux.

Quels sont les défis pour leur sécurité ?

Les défis pour la sécurité sont grands, car sans sécurité, les prouesses technologiques peuvent devenir des dangers pour les utilisateurs. Il s’agit donc, non seulement de protéger les réseaux en eux-mêmes (physique), mais aussi à partir des logiciels, en étant toujours en avance par rapport aux hackers.

Comment ces défis de sécurité impactent-ils la fourniture des services télécom et la qualité du service ?

Si un grand nombre de services traitent des données et certaines sont à caractère privé, une seule petite erreur de sécurité peut exposer tout le réseau et impacter la fourniture de services. D’où l’importance, je dirai même l’urgence, à l’ère du big data, de s’interroger sur les défis de la résilience des réseaux.

Au niveau du Congo, comment l’ARPCE s’illustre-t-elle dans la sécurisation des réseaux de nouvelles générations ? Qu’est-ce qui est fait ?

Avec l’apparition des nouvelles technologies, les réseaux de nouvelle génération présentent de nombreux défis pour le régulateur que nous sommes qui s’interroge sur la façon d’opérer et de réguler ces réseaux aujourd’hui.

Une analyse profonde est en cours notamment :

- Comment exploiter au mieux le potentiel de ces technologies au bénéfice de l’innovation et de la concurrence ?

- Comment assurer un niveau de sécurité adéquat ?

- Comment assurer le respect des principes liés à la neutralité du net au sein d’un réseau à la capacité de reconfiguration quasi infinie en temps réel ?

- La réglementation actuelle (notamment les obligations légales des opérateurs) est-elle suffisante ou au contraire doit-elle être adaptée pour tenir compte de ces évolutions ?

- Les efforts actuels en matière de standardisation (la normalisation et l’homologation) sont-ils suffisants pour garantir que l’intégration de ces nouvelles technologies ne conduise pas à une certaine forme d’enfermement technologique ?

Voici la réflexion que nous menons actuellement au niveau Congo sur la question de la sécurisation des réseaux de nouvelle génération

Quelles sont les attentes concrètes attendues de ce séminaire ?

Nos attentes au Fratel se situent au niveau de la sensibilisation, la prise de conscience des enjeux technologiques par toutes les parties, un partage plus accru entre régulateurs francophones afin de mieux nous préparer face aux évolutions technologiques rapides que nous rencontrons dans notre secteur technologique. Et aussi, apprendre les uns des autres, les meilleures pratiques en la matière.

Quels sont les avantages d’une réponse commune aux défis de sécurité des réseaux de nouvelles générations ?

En général, une réponse commune permet d’établir des stratégies à grande échelle, d’avoir les mêmes actions stratégiques pour des impacts transformationnels durables plus grands. La mise en place d’une stratégie de riposte ou de défense d’une cyberattaque passe par la mise en place des textes de loi, la création des CERTs (centre d’alerte et de réaction aux attaques informatiques) ou des agences en charge de la sécurité des systèmes d’information pour faire appliquer, sur l’ensemble du territoire national et sur le continent, une réponse commune bien réfléchie par tous.

(Source : Agence Ecofin, 24 mai 2022)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 15 418 058 abonnés Internet

  • 15 064 336 abonnés 2G+3G+4G (97,72%)
    • 2G : 21,30%
    • 3G : 39,18%
    • 4G : 39,52%
  • 195 457 abonnés ADSL/Fibre (1,28%)
  • 156 129 clés et box Internet (1,00% )
  • 2 136 abonnés aux 4 FAI (0,02%)
  • Internet fixe : 1,28%
  • Internet mobile : 98,72%

- Liaisons louées : 4 131

- Taux de pénétration des services Internet : 92,29%

(ARTP, 30 juin 2021)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 256 010 abonnés
- 215 687 résidentiels (84%)
- 40323 professionnels (16%)
- Taux de pénétration : 1,52%

(ARTP, 30 septembre 2021)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 19 742 292 abonnés
- Taux de pénétration : 118,18%

(ARTP, 30 septembre 2021)

FACEBOOK

3 850 000 utilisateurs

Taux de pénétration : 23%

- Facebook : 2,95 millions

- Instagram : 1,1 million

- LinkedIn : 800 000

- Twitter : 189 800

(Datareportal, Mars 2022)