OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Avril 2017 > Extension « .africa » : les réservations sont désormais ouvertes

Extension « .africa » : les réservations sont désormais ouvertes

mardi 4 avril 2017

Noms de domaine

Il est possible dés aujourd’hui de réserver son nom de domaine avec l’extension « .africa ». Le lancement de la nouvelle extension devrait doper la présence africaine sur la Toile. Tout ce qui reste à faire, c’est de développer du contenu et faire en sorte que les Africains soient connectés pour y accéder...

Comme nous l’avions annoncé, après moult tractations, le nom de domaine « .africa » sera ouvert au public à partir du 4 juillet 2017. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se reposer sur ses lauriers en attendant la cette date. Les hébergeurs du continent et d’ailleurs ont d’ores et déjà commencé à partir d’aujourd’hui à prendre les commandes des Africains souhaitant utiliser le nouveau nom de domaine. Autrement dit, la course entre les détenteurs de marques de commerce qui veulent de nouvelles adresses de sites internet se terminant par « .africa » afin d’empêcher l’utilisation non autorisée de leur nom est déjà lancée. Vous pouvez dès aujourd’hui vérifier la disponibilité des domaines « .africa » sur des moteurs de recherches dédiés, comme celui qu’a mis en ligne l’hébergeur français SafeBrands (ici) .

Pour avoir le « .africa », il faudra payer un montant entre 15 et 20 euros, dépendamment du pays d’origine et de la durée. Ainsi, le ticket d’entrée au nouveau nom de domaine sera nettement moins cher que l’enregistrement d’un site sur un domaine national, comme le .sn pour le Sénégal, .ci pour la Côte d’Ivoir ou encore .ma pour le Maroc. Ceux-là coutent de 100 jusqu’à 250 dollars l’année dans certains pays Afrique. Les revenus du lancement de ce domaine internet reviendront à la Commission de l’Union africaine. « Avec .africa, je dirais que l’Afrique a enfin son identité numérique », a déclaré la présidente sortante de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, lors d’une conférence de presse organisé le mois dernier pour l’occasion.

En quoi le « .africa » est stratégique pour le continent ?

Ainsi, il est clair que la généralisation du nouveau nom de domaine rétrécira considérablement le frais d’inscription de nouveaux site web africains sur la Toile. Aujourd’hui, plus de la moitié des 2 millions de sites internet africains proviennent d’Afrique du Sud, l’économie numéro un du continent et dont les entreprises ont majoritairement fait le cap sur le digital. Ainsi, il sera plus facile aux entreprises comme aux citoyens de développer leurs propres sites web boostant aussi bien le contenu africain sur Internet et sa valeur. Le continent pourra ainsi de bénéficier d’une vitrine beaucoup plus large sur la Toile qui aura, si la question du contenu est bien ficelée, ses répercussions sur les IDE, le tourisme, etc....

Le véritable défi : le contenu

N’empêche, l’Internet africain devrait être d’abord disponible pour les africains. Aujourd’hui, selon les chiffres de la Banque Mondiale, seule 22% de la population d’Afrique subsaharienne a accès à internet, soit un des taux les plus faibles au monde. La moyenne mondiale se trouve à 44%. L’Union africaine, à travers sa Commission, dispose d’un programme de développement qui vise à augmenter ce taux de 10% d’ici l’année prochaine. Malgré les lourds travaux d’infrastructures télécom qui sont en cours dans de nombreux pays africains, l’objectif ne devrait pas être atteint aussi tôt. Mais le véritable problème, c’est qu’en même temps, dans les pays les mieux connectés sur le continent, les sites les plus utilisés sont rarement africains. Au Sénégal par exemple, les trois sites les plus visités dans le pays sont américains. En Côte d’Ivoire, cinq sites internationaux occupent les premières places... Les problématiques de ce retard différent d’un pays à un autre, mais les experts sont d’accord sur le manque d’attractivité du contenu africains qui se limitent à l’actualité et le divertissement sans proposer des services qui peuvent séduire davantage d’internautes. Il va ainsi sans dire qu’avec le nouveau nom de domaine, qui va drastiquement réduire le ticket d’entrée des particuliers à la Toile, beaucoup plus d’Africains auront la possibilité de proposer leurs propre contenus...

Rappelons que le lancement du nouveau nom de domaine est intervenu après un véritable marathon judiciaire qui a opposé DotConnectAfrica, une structure basée à l’île Maurice qui avait les yeux rivés sur le nom de domaine continental à l’organisation sud-africaine, ZA Central Registry. La Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet, plus connu sous l’abréviation ICANN, avait donné le feu vert aux sud-africains avant de se voir poursuivi pour fraude et pratiques commerciales déloyales par le concurrent mauricien. Ce dernier avait d’ailleurs obtenu pendant quatre longues années le blocage de la commercialisation du nom de domaine, jusqu’à ce que la Cour supérieure de Californie, qui était chargée du dossier, ait autorisé le régulateur mondial d’Internet à déléguer le « .africa » à la structure sud-africaine.

Mehdi Lahdidi

(Source : La Tribune Afrique, 4 avril 2017)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4486/5236 Régulation des télécoms
  • 349/5236 Télécentres/Cybercentres
  • 3475/5236 Economie numérique
  • 2402/5236 Politique nationale
  • 5236/5236 Fintech
  • 521/5236 Noms de domaine
  • 2245/5236 Produits et services
  • 1459/5236 Faits divers/Contentieux
  • 870/5236 Nouveau site web
  • 5053/5236 Infrastructures
  • 1681/5236 TIC pour l’éducation
  • 186/5236 Recherche
  • 244/5236 Projet
  • 3619/5236 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1826/5236 Sonatel/Orange
  • 1585/5236 Licences de télécommunications
  • 279/5236 Sudatel/Expresso
  • 1003/5236 Régulation des médias
  • 1336/5236 Applications
  • 1056/5236 Mouvements sociaux
  • 1662/5236 Données personnelles
  • 129/5236 Big Data/Données ouvertes
  • 593/5236 Mouvement consumériste
  • 361/5236 Médias
  • 645/5236 Appels internationaux entrants
  • 1651/5236 Formation
  • 153/5236 Logiciel libre
  • 2467/5236 Politiques africaines
  • 1127/5236 Fiscalité
  • 167/5236 Art et culture
  • 578/5236 Genre
  • 1697/5236 Point de vue
  • 1099/5236 Commerce électronique
  • 1465/5236 Manifestation
  • 321/5236 Presse en ligne
  • 125/5236 Piratage
  • 205/5236 Téléservices
  • 964/5236 Biométrie/Identité numérique
  • 311/5236 Environnement/Santé
  • 338/5236 Législation/Réglementation
  • 502/5236 Gouvernance
  • 1789/5236 Portrait/Entretien
  • 144/5236 Radio
  • 795/5236 TIC pour la santé
  • 350/5236 Propriété intellectuelle
  • 59/5236 Langues/Localisation
  • 1057/5236 Médias/Réseaux sociaux
  • 1930/5236 Téléphonie
  • 191/5236 Désengagement de l’Etat
  • 1014/5236 Internet
  • 114/5236 Collectivités locales
  • 456/5236 Dédouanement électronique
  • 1244/5236 Usages et comportements
  • 1029/5236 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 552/5236 Audiovisuel
  • 3875/5236 Transformation digitale
  • 383/5236 Affaire Global Voice
  • 158/5236 Géomatique/Géolocalisation
  • 314/5236 Service universel
  • 663/5236 Sentel/Tigo
  • 176/5236 Vie politique
  • 1527/5236 Distinction/Nomination
  • 34/5236 Handicapés
  • 691/5236 Enseignement à distance
  • 685/5236 Contenus numériques
  • 588/5236 Gestion de l’ARTP
  • 179/5236 Radios communautaires
  • 1765/5236 Qualité de service
  • 431/5236 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5236 SMSI
  • 462/5236 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2744/5236 Innovation/Entreprenariat
  • 1351/5236 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5236 Internet des objets
  • 170/5236 Free Sénégal
  • 748/5236 Intelligence artificielle
  • 197/5236 Editorial
  • 2/5236 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5236 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous