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Espionnage : Huawei nie avoir espionné le siège de l’Union africaine

jeudi 25 avril 2019

« Huawei peut se targuer d’une riche expérience de standard irréprochable en matière de fourniture de solutions technologiques en Afrique ». C’est la substance d’un communiqué du groupe chinois de télécommunications Huawei publié le 18 avril 2019, dans lequel il rejette en bloc les accusations d’espionnage du siège de l’Union africaine. Selon le groupe, les services qu’il assure en matière de TIC à l’Union africaine sont emprunts d’une loyauté sans faille.

« Huawei n’a pas accès au data center de l’UA, data center qui est contrôlé et géré par son staff dédié aux Nouvelles technologies », renseigne l’opérateur dans son communiqué. Il précise ensuite qu’actuellement un nombre très limité de données non essentielles de l’UA est sauvegardé sur les serveurs et autres supports techniques qu’il fournit. De manière précise, Huawei affirme que ces données secondaires sont domestiquées, centralisées et gérées par le staff de l’UA en charge des questions TIC.

Dans sa contre-offensive médiatique, le groupe Huawei a reçu des soutiens de taille, celui du président de la Commission de l’Union africaine, le tchadien Moussa Faki Mahamat, ainsi que celui de l’ancien premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn qui ont publiquement affirmé que Huawei restait loyal à l’institution panafricaine dans le cadre des services qu’il fournit. Il s’agirait, selon ces deux personnalités, d’affirmations non fondées dont l’objectif serait de jeter du discrédit sur l’Union africaine, ainsi que sur l’opérateur chinois.

Même si ces propos viennent apporter une sorte de bouffée d’oxygène à Huawei, il n’en demeure pas moins que l’opérateur est depuis plusieurs mois obligé de batailler sur la défensive.

En plus d’être accusé d’espionner le siège de l’Union africaine, Huawei est également accusé par les Etats-Unis d’être un pion des renseignements chinois qui travaille à la solde du gouvernement de Chine.

Dans la foulée, l’administration américaine a pris des sanctions à l’encontre de l’opérateur et lui a refusé les autorisations nécessaires pour vendre ses équipements pour l’important marché de la 5G.

Jephté Tchémédié

(Source : Digital Business Africa, 25 avril 2019)

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