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Entendu par la Commission d’information du Sénat : Karim Wade regrette l’absence de ses accusateurs

mercredi 28 juillet 2010

Le ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, Karim Wade, a déclaré qu’il regrette que les personnes qui l’accusent dans les affaires Sentel et Sudatel n’ont pas fait le déplacement pour venir apporter les preuves de leurs accusations devant la Commission d’information, constituée à cet effet, par le Sénat.

Le ministre d’Etat Karim Wade a exprimé ce sentiment, lundi, à l’issue de son audition devant la Commission ad hoc chargée de s’informer sur les conditions d’attributions des deuxième et troisième Licences de téléphonie mobile à Sentel et au Groupe Sudatel. La Commission, qui compte sept membres, est dirigée par le président Daouda Faye. Elle a entendu le ministre d’Etat Karim Wade pendant 3 heures d’horloge.

‘’Je voudrais sincèrement regretter que les accusateurs qui ont aujourd’hui l’occasion de venir devant cette commission pour apporter les preuves de leurs accusations, (dans l’affaire des 200 millions de dollars supposés demandés à Millicom ou dans l’affaire Sudatel, ndlr) ne se soient pas présentés’’, a notamment déploré M. Wade. ‘’Une fois de plus, a-t-il souligné, ce sont les accusés qui sont obligés d’apporter les preuves de leur innocence’’. Il a indiqué avoir démenti, documents à l’appui, toutes ces accusations. ‘’Je crois que certaines personnes ont décidé de nous empêcher de travailler et veulent porter préjudice au bilan exceptionnel qui a été réalisé par le président Abdoulaye Wade et son équipe’’.

Parlant de sa présence devant la Commission, M. Wade a affirmé : ‘’c’est un devoir de vernir répondre à l’une des plus hautes institutions de notre pays de façon à pouvoir éclairer la Commission sur les différents processus d’attribution de la troisième licence et de renégociation de la deuxième licence’’. Le gouvernement sénégalais a jugé inacceptables les conditions dans lesquelles Sentel avait en juillet 1998 obtenu du dernier régime sa licence d’opérateur téléphonique pour un montant total de 100.000 dollars américain (50 millions de Fcfa). Estimant que cette somme est largement en dessous de la valeur de cette licence, l’Etat du Sénégal a réclamé 200 millions de dollars (90 milliards d e Fcfa) à Sentel. Là où Millicom/Sentel a obtenu en 1998 du Sénégal sa licence à 100.000 dollars Us, d’autres pays (africains) ont cédé des licences dans des conditions de transparence à des prix beaucoup plus élevés presque dans la même période, a soutenu le gouvernement. Il a cité, à ce propos, le Cameroun pour 74 millions de dollars Us, le Kenya (50 millions), la Côte d’Ivoire (54 millions de dollars), le Mali (62 millions de dollars), le Soudan (177 millions de dollars). Récemment, le Maroc et l’Algérie ont vendu des licences à des opérateurs privés respectivement à 1,1 milliard de dollars et 537 millions de dollars.

Satisfaction des réponses

La Commission ad hoc du Sénat, chargée de s’informer sur les conditions d’attributions, ‘’est satisfaite’’ des réponses apportées par le ministre d’Etat Karim Wade aux questions des sénateurs lors de son audition, a affirmé la sénatrice Sokhna Dieng Mbacké. ‘’Nous sommes entièrement satisfaits de l’exposé du ministre d’Etat Karim Wade qui a bien voulu mettre à notre disposition des documents’’, a notamment dit Mme Mbacké, porte-parole du jour de la Commission. Pour la sénatrice Sokhna Dieng Mbacké, ‘’quand le rapport de la Commission sera prêt, les Sénégalais seront édifiés’’ (sur les conditions d’attribution de ces licences)’’. ‘’Nous avons regretté de ne pas avoir entendu plus tôt le ministre d’Etat qui a éclairé notre lanterne. Tout est clair, nickel et clean’’, a-t-elle martelé. Sans vouloir, ‘’par devoir de réserve et par confidentialité, aller au fond des choses’’, Mme Mbacké a salué l’‘’esprit républicain’’ du ministre d’Etat Karim Wade qui, a-t-elle expliqué ‘’était libre de ne pas venir puisqu’il a d’autres fonctions actuellement’’.

AFP

(Source : Le Soleil, 28 juillet 2010)

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