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Enseignement des sciences : Une application pour pallier le manque de laboratoires

samedi 2 juin 2018

De jeunes Sénégalais ont créé une application permettant aux élèves en sciences de faire des expériences virtuelles, afin de pallier le déficit de laboratoires. Ils ont fait face à la presse, hier.

Au Sénégal, dans la plupart des écoles, les cours en sciences ne se font qu’en théorie. Nombreux sont des scientifiques qui ont eu leur bac, alors qu’ils n’ont jamais mis les pieds dans un vrai laboratoire. Pour remédier à cette situation, l’équipe OwnLabs, constituée de jeunes Sénégalais, a mis en place une application permettant aux élèves d’être en contact avec un laboratoire virtuel.

‘’Faire des sciences sans expérience, ce n’est pas logique et c’est même dangereux’’, déclare le porte-parole Abdou Khadre Diop. Cet étudiant en génie logistique ou système informatique a expliqué qu’au début de l’aventure, ils ne savaient pas ce que cela allait donner. ‘’On s’est dit qu’on va proposer quelque chose de moins cher et avec laquelle la personne pourra faire des expériences, avoir un meilleur taux de compréhension, afin d’améliorer les notes des étudiants’’, a-t-il dit.

Sachant qu’en Afrique subsaharienne, il y a environ 350 millions de Smartphones en utilisation, avec une génération de jeunes très connectés, ils ont jugé intéressant de lancer cet outil. Une application qui nécessite peu d’outil pour être dans un univers virtuel. ‘’C’est un simple casque (et un Smartphone) pour plonger l’utilisateur dans un laboratoire réel dans lequel il pourra faire des expériences sur le programme qu’il n’arrive pas à pratiquer. L’application est autonome, donc pas besoin d’être en classe pour l’utiliser. Avec cet outil, une voix va guider la personne qui l’utilise pour qu’elle puisse mieux maîtriser l’environnement laborantin’’, a renchéri Abdou Khadre. En fait, dans cette application sont gravés tous les programmes scientifiques qui nécessitent des expériences au labo, de la 4e secondaire à la Terminale.

Interpellé sur l’accessibilité de cet outil, l’étudiant de l’ESP de Dakar a fait savoir que le casque est en plastique et disponible sur le marché local. Certains sont en carton et coûtent environ 1 125 francs CFA et fabricables localement. ‘’Même les étudiants peuvent le fabriquer. Il n’y a que l’approvisionnement en lentilles qui pose un peu problème. Nous avons prévu, dans trois mois maximum, de faire une version gratuite de l’application qui va permettre à tout un chacun de pouvoir l’utiliser et de mieux comprendre le concept’’, a-t-il indiqué. Pour ce qui est de la viabilité de leur projet, le porte-parole de OwnLabs a soutenu qu’ils ont déjà un concours où il leur fallait, au-delà du produit à présenter, faire l’évaluation de son impact socio-environnemental, celle du marché et sa segmentation. ‘’On connaît le nombre d’écoles au Sénégal. Avec ce travail, on a fait un business plan sur cinq ans. On a notre modèle économique et on sait combien on peut gagner via cette voie-là. On a vraiment fait un travail en amont. Ce n’est pas juste la proposition d’une idée ou d’un projet. C’est un travail qui fait qu’on sait où l’on va’’, a-t-il rassuré.

L’équipe en question est composée de Serigne Mbacké Coly, physicien et étudiant à l’université de Ziguinchor, Cheikh Aliou Talib Diassé qui s’occupe de la 3D, la 2D, le son, la présentation, des élèves ingénieurs en informatique ou génie logisticiens en système informatique, de l’Ecole polytechnique de Dakar. En dehors de ce projet qui leur a valu 11 mois de labeur, ces jeunes veulent, à long terme, ‘’augmenter’’ le nombre de chercheurs en sciences au Sénégal ou en Afrique. Ceci, disent-ils, en réduisant les coûts de l’éducation scientifique.

Pour sa part, le vice-président d’Ericsson au Moyen-Orient et en Afrique, Nicolas Blixell, a témoigné que ces jeunes ont créé une solution à un ‘’vrai problème’’. Face à ces idées nouvelles proposées par les étudiants, M. Blixell souligne la nécessité, en Afrique, de continuer à lancer le réseau haut débit. ‘’A travers le monde, beaucoup de gens sont connectés à la 4G, alors qu’en Afrique subsaharienne, on a à peu près 1% de la population connectée. Il faut accélérer ce processus. Car ça crée de nouvelles idées innovantes qui permettront de développer des applications, des services, etc. C’est le défi technologique numéro 1 pour accélérer à l’infrastructure’’, a-t-il recommandé.

Mariama Diémé

(Source : Enquête, 2 juin 2018)

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