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Enjeux du « Big Data » en Afrique : Des spécialistes pour une utilisation idoine des données numériques

vendredi 7 juillet 2017

Sur initiative de l’Institut africain de développement économique et de planification des Nations unies (Idep), un séminaire tourné sur le thème « Quel « Big Data » pour l’Afrique ? » s’est tenu mercredi, à Dakar. Les participants ont échangé sur les moyens et opportunités pouvant servir à relever les défis liés au « Big Data ».

L’explosion quantitative des données numériques conduit les chercheurs à trouver de nouvelles manières d’analyser les connaissances. Il s’agit essentiellement de mettre en avant de nouveaux ordres de grandeur concernant la capture, la recherche, le partage, le stockage, l’analyse et la présentation d’un nombre toujours plus grand d’informations sur les bases numériques. Les analyses sur le développement du continent africain s’accordent sur l’importance du « Big Data » comme l’un des grands défis informatiques de la décennie 2010- 2020.

Les données permettent aux citoyens, aux entrepreneurs et aux décideurs publiques de prendre des décisions plus efficaces. L’accessibilité et la qualité des données permettent aux entrepreneurs de créer de nouvelles opportunités commerciales.

« Pour les gouvernements africains, adopter une approche « Big Data » pour les écosystèmes statistiques nationaux permet de mieux suivre et évaluer les plans de développement et d’améliorer la mise en œuvre des objectifs de développement », souligne Karima Bounemra Ben Soltane, directrice de l’Idep. Le « Big Data » ouvre d’énormes opportunités économiques et sociales pour le continent africain. En plus de révolutionner l’offre de services informatiques, d’aiguiller les stratégies des grandes entreprises, il aide à booster et moderniser le développement du secteur industriel, ajoute-t-elle. Des efforts considérables ont été faits par les pays africains dans l’amélioration de la qualité, l’accessibilité et la vitesse de production et l’utilisation des données.

Selon un rapport de 2016 portant sur la révolution des données en Afrique, des pays comme l’Ethiopie, le Nigeria, le Sénégal et la Tanzanie ont engagé des réformes du cadre légal des systèmes statistiques pour améliorer la qualité, la rapidité et la flexibilité sur l’exploitation des données. Ceci contribue fortement à la réalisation de l’atteinte des Odd.

Les données générées et échangées dans le monde proviennent de différentes sources telles que le web, les vidéos, les images, les e-mails, les enregistrements de transactions d’achats en ligne, les signaux Gps… « En résumé, toutes nos actions numériques quotidiennes génèrent ces volumes vertigineux de données. On parle alors de « méga-données », communément appelée « Big Data », informe Makane Faye, ancien chef de Section des Services des connaissances, divisions de l’Informatique de la Cea.

Un potentiel encore peu exploité

Ce sont souvent des données non structurées, dont la nature et la taille ne permettent pas une capture, un stockage, une gestion et un traitement classiques. C’est tout l’enjeu des nouvelles applications analytiques qui promettent une meilleure exploitation des données, ajoute M. Faye. En effet, ces flux infinis d’informations ont un potentiel encore peu exploité par les entreprises, notamment les directions de marketing et de communication, des ressources humaines et des finances, premiers départements directement concernés par ce phénomène.

Pour les experts réunis dans cette rencontre, le traitement des données est l’un des enjeux les plus importants du « Big Data ». « En effet, les informations arrivent en masse et se présentent sous divers formats. L’entreprise doit donc investir dans des outils de gestion et de traitement permettant de transformer les données recueillies en informations intelligibles. Ces solutions de gestion doivent permettre d’analyser les data en temps réel », informe Mouhamed Diagne, responsable commercial « Big Data » au Bureau Microsoft Dakar.

Oumar Ba

(Source : Le Soleil, 7 juillet 2017)

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