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En Côte d’Ivoire, les projets de “Smart cities” encore en étude

mardi 14 janvier 2020

Bile Diéméléou est le Directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI). Dans cette interview accordée à CIO Mag, il s’est exprimé sur le concept de villes intelligentes dans son pays.

CIO MAG : Qu’en est-il des Smart cities en Côte d’Ivoire ?

Bilé Diéméléou : Il faut tout d’abord noter que les “Smart cities” s’inscrivent dans un projet mondial. Sur le plan national, en Côte d’Ivoire, nous en sommes encore au niveau des études. Les réalisations concrètes seront lancées à postériori. Nous savons que nous vivons dans une ère où les TICS sont indispensables. Et que nous sommes obligés de nous aligner. Nous réfléchissons donc à la transformation digitale de nos villes. Et avons, pour cela, besoin d’un bon réseau avant de pouvoir concrétiser ces Smart cities.

Dans cette perspective, comment envisagez-vous la protection des citoyens ?

La protection des données dépend de la mise en conformité des entreprises. En cas de violation de ces données, les citoyens doivent savoir qu’ils ont la possibilité de porter plainte auprès des autorités compétentes. Le régulateur réclame des comptes aux entreprises concernées et leur demande de se mettre en conformité avec la Loi. C’est une nouvelle démarche bien claire, qui va permettre d’établir un environnement plus sécurisé. Car, la protection des données à caractère personnel donne confiance aux investisseurs, aux citoyens et à l’Etat. Elle est aussi la caractéristique d’une bonne gouvernance.

Comment mettez-vous en application la protection des données personnelles ?

La loi sur la protection des données existe depuis 2013 en Côte d’Ivoire et elle est appliquée. Cette loi fonctionne et nous auditons des entreprises, effectuons des contrôles inopinés pour rappeler la nécessité de se mettre en conformité. Et sanctionnons celles qui doivent être sanctionnées.

La coopération panafricaine est-elle essentielle en terme de protection des données personnelles ?

Nous envisageons de nous inscrire dans des rencontres extérieures, en Afrique et ailleurs, car nous parlons tous le même langage. Ce problème est global. Nous devons faire avancer ce projet en respectant les lois, tant sur le plan national qu’à l’international. Actuellement, notre loi est en conformité avec la convention de l’Union africaine sur la cybercriminalité et la protection des données à caractère personnel.

(Source : CIO Mag, 14 janvier 2020)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 13 529 883 abonnés Internet

  • 13 251 404 abonnés 2G+3G+4G (97,95%)
    • 2G : 28,14%
    • 3G : 49,01%
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  • 117 023 clés et box Internet (0,86%)
  • 158 130 abonnés ADSL/Fibre (1,19%)
  • 3 325 abonnés aux 4 FAI
  • Internet fixe : 1,19%
  • Internet mobile : 98,81%

- Liaisons louées : 22 456

- Taux de pénétration des services Internet : 83,47%

(ARTP, 31 mars 2020)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
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- 169 128 lignes résidentielles (80,15%)
- 41 898 lignes professionnelles (19,85%)
- Taux de pénétration : 1,30%

(ARTP, 31 mars 2020)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 948 492 abonnés
- Taux de pénétration : 110,73%

(ARTP, 31 mars 2020)

FACEBOOK

- 3 408 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 20,4%

(Facebook, Décembre 2019)