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Education et NTIC : Des enseignants formés à l’informatique appliquée à la pédagogie

mardi 18 décembre 2007

La mise en œuvre de la phase pilote du projet E-School du Nepad se poursuit au Sénégal avec la formation en informatique appliquée à la pédagogie d’une vingtaine d’enseignants des six écoles expérimentales retenus.

Une vingtaine d’enseignants issus des six lycées du Sénégal retenus dans la phase pilote du projet E-School du Nepad ont suivi du 7 au 16 décembre 2007, à Dakar, une formation en informatique appliqué à la pédagogie, au niveau du Réseau africain de formation à distance (Resafad).

Durant dix jours, ils ont été initiés à l’informatique de base et à son application pédagogique, ainsi qu’aux capacités de démultiplication des acquis dans leurs écoles d’origines. Dans cette optique, le Réseau africain de formation à distance (Resafad) relevant du ministère de l’Education du Sénégal travaille sur des modules de démultiplication, selon directeur de cette phase d’expérimentation appelé « Démo-project » (ou projet de démonstration), Papa Youga Dieng. Les lycées de Bargny, Niakhar, Dahra, Sédhiou, Bakel et Oussouye ont été choisi par le ministère de tutelle sur la base des difficultés notés en termes notamment d’équipements informatiques et d’accès à Internet. « La logique directrice est de trouver d’abord un échantillon significatif pour le projet », a précisé M. Dieng. Il s’agit ainsi d’affiner le processus d’expérimentation en vue d’en tirer suffisamment d’éléments utiles à la phase de généralisation à d’autres écoles.

Chaque établissement bénéficie d’une dotation d’une vingtaine d’ordinateurs, de connexion à l’Internet sans fil (Wi-Fi), et de tous les outils numériques possibles (dont des rétroprojecteurs). La connexion via le réseau satellitaire au bouquet de chaînes télé, y compris éducatives, sud-africain « Dstv » est en cours de réalisation, à en croire Papa Youga Dieng. Les équipements sont entièrement financés par des sociétés privées intervenant dans le domaine informatiques (dont Microsoft, Amd, Cisco). Lesquels mettent ainsi en comment leurs compétences (production de micro-processeurs, développement de logiciel, de serveurs, etc.) pour le développement de l’informatique à l’éducation. En outre, il y a dans chaque école un « point santé » pour les zones où sévit à l’état endémique les maladies du Sida, du paludisme, de l’hépatite et de la tuberculose, a ajouté Mbaye Diouf de la Cellule informatique du ministère de l’Education (Cime). « Ce dispositif permettra de sensibiliser les élèves et les parents dans le but d’améliorer la vie des populations », a-t-il expliqué. Le projet E-schoole de la Commission E-Afrique du Nepad basée à Pretoria, concerne une vingtaine d’autres pays membres. Cette commission est présidée par le président Abdoualye Wade et « le Sénégal se doit de donner l’exemple », a relevé Papa Youga Dieng.

Cette phase d’expérimentation qui devait se terminer en décembre a été prolongée jusqu’en mars afin que des pays un peu en retard puisse procéder au lancement officiel du projet « e-school » du Nepad auquel suivra dans une deuxième étape sa généralisation. Elle se fera suivant une stratégie de planification (business plan) prenant en compte les trois aspects (Tic, éducation, santé) et qui sera finalisé au cours d’une conférence internationale en avril 2008 à Johannesburg en Afrique du Sud. Le secteur privé international a promis a d’accompagner le processus de généralisation du projet avec un soutien évalué entre 10 et 15 millions de dollars, a fait noté en outre Dieng.

Vers un réseau africain propre

La Commission E-Afrique a été chargé par le Nepad (acronyme anglais du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) d’accélérée l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans le continent et réduire les coûts d’accès à Internet pour les revenus moyens. Dans ce sens, la commission a initié un projet d’infrastructures consistant à ceinturer par câble sous-marin le continent en fibre optique afin de disposer, d’ici 2010, d’un réseau et d’une connexion à haut débit.

Les travaux d’infrastructures démarrent en février 2008, et sont financés en majorité par les Etats Africains, outre la participation du secteur privé.

Dans cette perspective un Protocole sur la politique et la régulation de l’E-Afrique a été signé à Kigali au Rwanda, en fin novembre 2006, par 12 pays, et déjà ratifié par certains d’entre eux. « L’un des enjeux est de disposer d’un réseau qui appartient aux africains, car tous les fournisseurs d’accès appartiennent à des sociétés privés de propriétés d’étrangers », aux dires de M. Dieng.

M.L.Badji

(Source : Le Soleil, 18 décembre 2007)

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