twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Économie numérique : La main-tendue des parlementaires à La Poste pour l’ériger en plateforme monétique principale de l’administration sénégalaise

samedi 3 juillet 2021

Société nationale qui, depuis ces dernières années, tangue dans des difficultés, La Poste s’est offerte des alliés de taille à ses côtés. Il s’agit des parlementaires. Ces derniers, sensibles au sort de cette structure, ont entamé ce samedi 3 juillet 2021, un atelier de renforcement de capacité de deux jours. Une rencontre que la Commission communication et culture de l’Assemblée nationale en partenariat avec La Poste et avec la facilitation de l’Observatoire de suivi des indicateurs de développement économique en Afrique (Osidea) a initié cette session pour outiller les représentants du peuple ‘’sur les enjeux de la gouvernance monétique’’, a appris Dakaractu.

Cette session, selon les initiateurs de cette rencontre, se veut une occasion de ‘’conscientiser les représentants du peuple sur les contours, les enjeux et les opportunités d’une gouvernance numérique et monétique qui répond au développement du Sénégal. Ainsi que l’importance et les avantages de faire de La Poste, au-delà d’être l’opérateur public du service postal du Sénégal, la plateforme monétique principale de l’administration sénégalaise. Ce, afin qu’elle ait une meilleure position dans la chaîne de valeur de la finance digitale, rende les meilleurs services de proximité aux citoyens et capte encore plus de ressources pour le bien des caisses de l’État du Sénégal’’.

Abdoulaye Bibi Baldé, le Directeur général de la Poste, après avoir salué l’organisation de cet atelier, en a profité pour lister les boulets qui empêchent la structure de décoller. ‘’Parmi les causes ou facteurs aggravants de la situation actuelle de la Poste, on peut citer : l’érosion des revenus d’exploitation qui s’explique pour partie, par la dégradation de la compétitivité de la Poste ; la baisse drastique et continue des volumes de courriers due au phénomène de substitution découlant des Technologies de l’information et de la communication ; la compétitivité, l’obsolescence et l’encadrement par la loi de la gamme de produits financiers ; la concurrence, parfois, déloyale ; des coursiers privés intervenant dans le domaine réservé en empêchant à la Poste, opérateur public en charge du service universel d’assurer l’équilibre de l’exploitation ; la dette et une faible rémunération du service public, asphyxiant La Poste et hypothéquant le développement de l’entreprise, sans oublier le système de compense actuel’’, a-t-il listé.

Les Tics, les Tiak Tiak et les Gp pointés du doigt

Ce dernier de rappeler les objectifs spécifiques de cet atelier : ‘’Il s’agit de renforcer les capacités des parlementaires sur les enjeux de la gouvernance monétique. Ce, afin qu’ils puissent porter le plaidoyer de faire de La Poste le fournisseur de service financier digital de l’administration sénégalaise et le prolongement de l’État dans l’administration des citoyens ; de réfléchir sur les possibilités de moderniser et d’adapter La Poste à l’ère du numérique pour une meilleure captation des revenus que génère le numérique ; de collaborer pour faciliter l’accès des populations au service de base de l’administration et les installer dans un cadre qui permet de concrétiser les droits humaines et l’inclusion sociale par le numérique’’.

Venu présider cette session, Yankhoba Diattara, le ministre de l’Économie numérique a estimé que cette initiative des parlementaires démontre encore une fois leur ‘’haut niveau d’implication dans l’ensemble des défis auquel notre pays fait face’’. Pour lui, ‘’soutenir La Poste, ce patrimoine national, devrait être un sacerdoce pour tous’’. Et cela, même s’il admet que ‘’la transformation digitale et toute l’assiette de l’information, ne peut être attribuée à La Poste seulement. Aujourd’hui, le secteur postal est frappé de plein fouet par la vitesse technologique. Le dynamisme du secteur numérique et son évolution ont relégué au second plan, pour ne pas dire éradiquer plusieurs activités jusque-là dédiées au secteur postal. Chaque jour de nouvelles technologies apparaissent et de nouveaux concurrents investissent le marché du secteur postal. De nouvelles méthodes de transactions, les nouveaux défis d’échanges et de nouveaux concurrents portent gravement atteinte au cœur du métier de La Poste’’, a dit le ministre avant de manifester sa ‘’disponibilité à suivre et mettre en œuvre les recommandations qui seront issues des travaux’’.

(Source : Dakar Actu, 3 juillet 2021)

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 15 154 400 abonnés Internet

  • 14 826 621 abonnés 2G+3G+4G (98,76%)
    • 2G : 22,99%
    • 3G : 41,61%
    • 4G : 35,40%
  • 186 225 abonnés ADSL/Fibre (1,24%)
  • 139 205 clés et box Internet (0,90% )
  • 2 349 abonnés aux 4 FAI (0,02%)
  • Internet fixe : 1,20%
  • Internet mobile : 98,80%

- Liaisons louées : 4 019

- Taux de pénétration des services Internet : 90,71%

(ARTP, 31 mars 2021)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 236 763 abonnés
- 195 398 résidentiels (82,53%)
- 41 365 professionnels (17,47%)
- Taux de pénétration : 1, 41%

(ARTP, 31 mars 2021)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 19 420 501 abonnés
- Taux de pénétration : 116,25%

(ARTP, 31 mars 2021)

FACEBOOK

3 900 000 utilisateurs

Taux de pénétration : 23%

- Facebook : 3,2 millions

- Instagram : 1,2 million

- LinkedIn : 680 000

- Twitter : 148 400

(Hootsuite, Février 2021)