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Echec de l’UIT

lundi 8 décembre 2003

"Il n’existe au monde que 13 grands serveurs pour la toile, dont l’un est détenu par le Japon, un autre se trouve en Europe tandis que les 11 se trouvent aux Etats-Unis." Cette révélation de M. Pierre Dandjinou, un expert au Pnud sur les NTIC et Développement traduit à elle seule l’importance du fossé numérique. Comment peut-on alors parler de société de l’information dans ce monde dont les ressources numériques sont injustement réparties ? A la veille de ce Sommet Mondial de l’Information les Nouvelles Technologies de l’Information sont entrain d’accroître la marge de pauvreté de l’Afrique selon Hamadoun I. Touré, directeur du Bureau de Développement des télécommunications (BDT) qui a laissé entendre que "le développement d’un pays ne se mesure pas par la capacité de consommation des fonds mais par vitesse de l’information". Ce qui se mesure à l’aune de la densité du réseau téléphonique, le nombre de téléphone par habitant. Cela nous permet de mieux comprendre l’explication de la fracture numérique et du fossé de la connaissance qui seront des thèmes-clés de ce sommet mondial de l’information. Ces deux expressions se rapportent à l’écart important que l’on peut observer entre les communautés de la planète qui disposent des moyens technologiques et celles qui en sont démunies. L’Union Internationale des Télécommunications (UIT) qui est chargée d’organiser ce Sommet a fait son aveu d’échec dans la réduction de cette fracture numérique. Pour Hamadoun I. Touré) "l’un de nos grands échecs a été en 1998, lorsque nous avons constaté que malheureusement l’UIT était incapable de réduire ce fossé numérique" qui était pourtant sa principale mission. À noter que l’UIT travaille avec 250 compagnies dans l’aide qu’elle apporte pour la création de micro entreprises. Selon le directeur du Bureau de Développement de l’UIT, ce sommet sera l’occasion pour leur institution de signer une bonne vingtaine de projets d’envergure avec de nombreux partenaires. Des accords non exclusifs c’est-à-dire qui peuvent s’ouvrir à d’autres partenaires. Le sommet est choisi pour la signature de ces projets parce que pour lui c’est un sommet catalyseur. Maintenant c’est aux Africains d’unir leurs forces pour conforter leurs arguments et leurs positions. Sommet sur la société de l’information : Mamadou Diop Decroix « Sans le financement du fonds de solidarité numérique, nous n’hésiterons pas à déclarer un échec ». Pendant deux jours, ce week-end, les négociateurs des 169 pays attendus au Sommet mondial sur la société de l’information se sont retrouvés au Palais des Nations Unies pour trouver un langage commun et consensuel sur le projet de Déclaration à soumettre aux chefs d’Etat et de Gouvernement qui se réuniront, du 10 au 12 décembre, à Genève. Pratiquement, un accord a été trouvé sur tous les points sauf sur l’article 61 concernant le financement du fonds de la solidarité numérique proposé par le président Wade. Précédant la délégation de son pays à Genève, le ministre sénégalais de l’Information et des nouvelles technologies, accompagné de techniciens de haut rang, mène un lobby intense pour rallier les sceptiques ; mais, sur cet aspect de la question, il reste intraitable : « Nous n’hésiterons pas à nous quitter sur un constat d’échec si un accord n’est pas survenu concernant le financement de la charte de solidarité numérique », a indiqué M. Diop « Decroix ». Pour Madame Marie Heuzé, directrice de l’information et de la communication à l’ONU : « Les discussions se sont déroulées dans une très bonne atmosphère, et le facilitation suisse, M. Marc Furrer, se montre très optimiste quant à une issue heureuse sur la question du financement du fonds de solidarité. Ce fonds dont le président Wade est un des plus importants promoteurs ». Les Japonais et les Européens admettent l’idée du président Wade sur le gap numérique, mais restent « sceptiques » quant à la création d’un fonds spécial pour combler le fossé. Sur la gouvernance de l’Internet, l’article 50 de la Déclaration invite l’ONU à créer « un groupe de travail ». Concernant la liberté de la presse, le texte de Déclaration « réaffirme l’attachement aux principes de la liberté de la presse et de la liberté d’informer », tout en appelant les médias à faire preuve de responsabilité. Mardi matin, les chefs d’Etat et de gouvernement se réuniront pour discuter essentiellement du fonds de solidarité numérique et sur les articles 29 et 30 qui traitent de la deuxième phase du sommet qui aura lieu en novembre 2005 à Tunis.

Abibou Mbaye

(Source : Le Journal de l’économie 08 décembre 2003)

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