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Dynamiques du secteur informel des Tic : La téléphonie en pole position

jeudi 27 mai 2010

Le secteur informel des Tic compte 4 972 activités dont la plus visible est la téléphonie, selon des chercheurs africains qui présentaient hier, au centre d’affaires Support’entreprises, une étude sur les dynamiques dudit secteur.

Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et la réduction du taux de chômage, une étude a été menée par des chercheurs du Sénégal, du Burkina Faso et du Cameroun, dans le secteur informel des Technologies de l’information et de la communication (Tic). Elle a été élaborée sur un projet intitulé : Dynamiques et rôle économique et social du secteur informel des Tic. Un atelier national de restitution des résultats du Sénégal a été organisé, hier, au Centre d’affaires Support’entreprise. L’étude à été mise sur pied pour mieux comprendre les dynamiques actuelles du secteur de l’informel des Tic et le rôle économique et social qu’il joue. Pour le cas du Sénégal, 4 972 activités ont été recensées. Et selon les chercheurs, celle qui a été la plus visible dans cette recherche est en rapport avec la téléphonie.

Pour Abdoulaye Niang, sociologue sénégalais « cela est un indicateur très fort, qui montre que le secteur de la télécommunication est en train de prendre de l’ampleur ». Il a aussi été remarqué que 86% des acteurs de ce secteur informel sont des hommes. Le sociologue justifie cela du fait que ce n’est pas un secteur « de tout repos. Il y a plus de pression sociale sur les hommes que sur les femmes en matière d’emploi et la plupart du temps, c’est une contrainte pour ces hommes-là de faire ce genre de métier ».

Le secteur informel des Tic qui est en plein expansion est composé en majorité de jeunes qui n’ont pas un niveau d’étude assez élevé, ou encore de jeunes diplômés, tous sans emploi. Toujours d’après l’étude, 75% des acteurs de l’informel des Tic seraient dans les télécommunications, 15% dans l’informatique et l’Internet et les 9% dans l’audiovisuel numérique.

Vu l’engouement que suscite le secteur informel des Tic et son apport conséquent dans l’économie du Sénégal, les chercheurs ont dressé une liste de recommandations pour sa stabilité et sa durabilité. Pour eux, l’Etat devrait structurer, organiser le secteur, mais aussi faire de la formation de ces acteurs une priorité. Abdoulaye Niang souligne que, « bien que le secteur soit difficile à structurer, il serait très utile de le faire du fait de l’existence de beaucoup d’opportunités de financement, mais accessible seulement quand on est organisé, structuré ». Parmi les recommandations figure aussi l’élaboration d’une lettre de politique nationale pour les Tic, à l’image de ce qui existe dans les postes et télécommunications, afin d’éviter de tomber dans la mise en place d’une série de multiples projets, mais mal intégrés et sans « vision global de développement ». Pour les chercheurs, il faut aussi étendre les possibilités juridictionnelles de l’Artp, qui est plus outillée que les juridictions pour mettre de l’ordre dans le secteur informel des Tic.

L’étude, financée par le Centre de recherche pour le développement international (Crdi) a été entamée en 2008. Elle a mobilisé une équipe interdisciplinaire de plus de 20 spécialistes, composée entre autres de sociologues, de statisticiens et de géographes. Cinq localités que sont Dakar plateau, Guédiawaye, Thiès, Saint-Louis et Koungheul ont été ciblées. Au sortir de cette recherche, les chercheurs ont constaté que sur le plan administratif une bonne partie des acteurs du secteur informel des Tic est disposée non seulement à enregistrer ses activités, mais aussi à payer ses impôts si les procédures étaient simplifiées. Ce sont donc la lourdeur et la courte périodicité des formalités administratives de l’enregistrement et des paiements imposées par l’Etat qui leur causeraient des difficultés majeures. L’atelier de restitution général est prévu en juillet prochain, au Burkina Faso. Ce sera l’occasion pour publier des documents qui seront ensuite présentés aux différents Etats concernés.

Coumba Thiam

(Source : Le Quotidien, 27 mai 2010)

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