twitter facebook rss

Ressources

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Digital : clé de voûte pour répondre au défi de la microfinance en Afrique

jeudi 20 mai 2021

Le développement de l’accès aux services financiers ces dix dernières années est dû en grande partie à l’essor du numérique. C’est notamment le cas sur le continent africain. Selon la base de données Global Findex de la Banque mondiale, en Afrique subsaharienne, 43% de la population adulte disposait en 2017 d’un compte bancaire, contre 23% en 2011. Plus de 20% des adultes disposaient même d’un compte bancaire mobile : une aubaine pour les prestataires de services financiers.

La transformation numérique devient nécessaire pour les institutions de microfinance

La plupart des institutions de microfinance (IMF) restent à la marge de la révolution numérique. En cause : des coûts trop élevés pour des revenus faibles, mais aussi des difficultés pour se développer efficacement dans les zones reculées. Si beaucoup songent au numérique, peu sautent le pas, malgré la demande croissante du public.

Pourtant, la transition numérique est une opportunité pour la microfinance. Si l’investissement initial peut paraître élevé, les coûts diminuent au regard des gains d’efficacité opérationnelle. Le numérique permet non seulement d’automatiser les processus clés, mais aussi d’obtenir des données plus complètes pour noter les risques de prêts, plus rapidement. Grâce aux économies réalisées, les IMF peuvent réduire les taux d’intérêts ou les délais de traitement, ce qui augmente la satisfaction client. De manière concrète, l’avènement du numérique permet aux services financiers d’être accessibles à distance, à n’importe quel moment.

La microfinance doit s’appuyer sur l’expertise des opérateurs mobiles et leurs infrastructures

En Afrique, les paiements digitaux et autres mécanismes de transferts monétaires numériques sont dominés par les opérateurs mobiles qui jouissent de leur couverture en fréquence mobile sur de vastes zones. Le premier et plus célèbre acteur est M-Pesa de l’opérateur kényan Safaricom. Le secteur de la microfinance doit s’inspirer de cette réalité africaine et proposer ses services en partenariat avec les opérateurs mobiles. Les sociétés de microfinance nécessitent un faible capital pour leurs activités, connaissent une faible rentabilité, et n’ont pas la réelle capacité de développer les infrastructures nécessaires pour exercer sur leur propre réseau. En s’associant avec les opérateurs locaux bien implantés, les IMF peuvent jouir d’un réseau fourni et fiable, tout en s’appuyant sur l’expertise des acteurs du secteur des télécommunications.

La microfinance est particulièrement développée en Afrique de l’Ouest. Selon un rapport de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), plus de 15 millions d’africains bénéficiaient déjà de services financiers fournis par des IMF à la fin 2019. Le Mali, le Burkina Faso, et le Sénégal sont les pays où la progression est la plus forte. La même année, la Banque européenne d’investissement (BEI) octroyait 11 millions de dollars répartis en 60.000 microcrédits destinés aux petits exploitants agricoles. En 2020, ce sont 13 millions de dollars qui étaient alloués par la BEI à la microfinance sur le continent. Fin 2019, c’est le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement qui octroie 8 millions de dollars au groupe bancaire guinéen Vista Bank, destinés à être répartis par les IMF sur plus de 3.000 projets, notamment dans le secteur de l’agriculture. Un quota de 60% de femmes bénéficiaires est établi pour essayer d’endiguer les inégalités d’accès aux financements entre les sexes.

Une microfinance numérique au service de l’inclusion financière

La transformation digitale et l’essor des services financiers numériques peuvent aider les IMF à favoriser l’inclusion financière en Afrique en autorisant un déploiement dans les zones reculées. Les clients n’ayant pas de connaissance du secteur financier peuvent, grâce au digital, faire l’expérience des produits bancaires et accéder aux microfinancements. L’expérience des institutions de microfinancement des besoins des populations à faible revenu couplée au maillage territoriale des opérateurs mobile permettrait d’atteindre ces populations dans des zones habituellement marginalisées. C’est une véritable chance pour l’inclusion financière.

Philippe WANG, Vice-Président Exécutif de Huawei Northern Africa

(Source : CIO Mag, 20 mai 2021)

Mots clés

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 15 418 058 abonnés Internet

  • 15 064 336 abonnés 2G+3G+4G (97,72%)
    • 2G : 21,30%
    • 3G : 39,18%
    • 4G : 39,52%
  • 195 457 abonnés ADSL/Fibre (1,28%)
  • 156 129 clés et box Internet (1,00% )
  • 2 136 abonnés aux 4 FAI (0,02%)
  • Internet fixe : 1,28%
  • Internet mobile : 98,72%

- Liaisons louées : 4 131

- Taux de pénétration des services Internet : 92,29%

(ARTP, 30 juin 2021)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 252 221 abonnés
- 210 908 résidentiels (83,62%)
- 41 313 professionnels (16,38%)
- Taux de pénétration : 1,51%

(ARTP, 30 juin 2021)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 19 667 613 abonnés
- Taux de pénétration : 117,73%

(ARTP, 30 juin 2021)

FACEBOOK

3 900 000 utilisateurs

Taux de pénétration : 23%

- Facebook : 3,2 millions

- Instagram : 1,2 million

- LinkedIn : 680 000

- Twitter : 148 400

(Hootsuite, Février 2021)