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Diffamation contre Global Voice Group et Serigne Ben Niang : Sonatel et Orange Guinée réclament 1 milliard

mardi 3 août 2010

Il fallait s’y attendre ! Après les deux interviews de Serigne Ben Niang, Vice-Président de Global Voice Group, publiées dans « Le Soleil » du mercredi 28 juillet et Walfadjiri du jeudi 29 courant, les réactions de la Sonatel et d’Orange Guinée ne se sont pas faites attendre. Estimant que les propos tenus ont été diffamatoires, les deux sociétés de télécommunication ont déposé une citation directe hier, devant le Tribunal Régional Hors Classe de Dakar et réclament 500 millions Cfa à Global Voice Group et 500 millions Cfa Serigne Ben Niang, poursuivi pour complicité de diffamation. Où est l’auteur principal ? L’audience est prévue le 7 septembre.

C’est parti pour être un procès retentissant ! La Société Nationale de communication (Sonatel) et Orange Guinée, représentées par Me Guédel Ndiaye et associés et Me El Hadji Diouf, réclament 500 millions à Global Voice Group, civilement responsable et 500 millions à Serigne Ben Niang, vice-Président dudit groupe, auteur des propos incriminés. Ce qui fait un milliard de dommages et intérêts. Aussi curieux que cela puisse paraître, les noms des deux directeurs de publication des organes de presse qui ont relayé l’information, Cheikh Thiam et Abdourahmane Camara, ne figurent nulle part dans la citation directe. Ben Niang est poursuivi pour complicité de diffamation publique. L’audience, qui se tiendra devant le Tribunal Régional Hors Classe de Dakar, a été fixée au 7 septembre. Si l’option de ne pas poursuivre les responsables des journaux a été faite, explique Me El Hadji Diouf, c’est que l’objectif de la partie civile n’est pas de « fatiguer » les journalistes, même s’ils sont considérés comme auteurs principaux aux yeux de la loi. « Ce qui nous intéresse, c’est de prouver comment les gens de Global Voice sont des imposteurs, comment ils ont trompé le Président Wade et le peuple sénégalais. Il s’agit d’une association de malfaiteurs que nous allons démontrer au plan international. Je ne vais pas les rater, qu’ils se tiennent prêts », prévient le bouillant avocat avec sa verve habituelle.

Les propos jugés « diffamatoires et inexcusables » concernent d’abord l’édition du mercredi 28 juillet du « Soleil » dans laquelle Serigne Ben Niang soutient qu’il « y avait 26.000 lignes de fraude en Guinée ». Ce qui a engendré la perte en millions de dollars... Et le Vice-Président de conclure que « la Sonatel et Orange Guinée faisaient partie de ce lot de fraudeurs ». C’est la raison pour laquelle, poursuit-il, la Sonatel leur livre une guerre sans merci. « C’est parce que cet argent était volé, dans une certaine mesure, avant l’imposition de ce système et qu’on va y mettre fin... ». Il ne s’agit pas d’une mince affaire, puisque, selon Ben Niang, « ce sont 840 millions d’euros qui ont disparu dans la nature. Cette pratique va finir... Quand le système va démontrer qu’au lieu des 70 millions de minutes déclarées, ce sont 120 ou 150 millions de minutes, ils (Sonatel) ne pourront pas l’expliquer... Ils (Orange) sont les meilleurs payeurs dans ces Etats-là et quand ils viennent au Sénégal, ils s’y opposent... En Guinée, dans le cadre de la fraude, on a déconnecté plus de 25.000 lignes frauduleuses, la moitié étant opérée par Orange. Ils le faisaient à travers les simx box... et c’est Orange qui les installait... C’est parce que ce sont eux qui faisaient la fraude en Guinée ».

Le lendemain de cet article, un second entretien accordé par Serigne Ben Niang est publié dans le quotidien « Walfaddjiri » dans lequel il déclare sans détour que « la Sonatel ne peut dire à qui que ce soit qui choisir comme partenaire ». Pour la bonne et simple raison que « C’est pendant le soulèvement populaire qui a coûté des centaines de vies en Guinée qu’Orange a négocié pour signer sa licence. Donc, qui est voyou dans ce processus ? ».

Dans le même article, Niang a qualifié les contrats Alcatel-Sonatel pour des équipements Alcatel installés au Mali et au Sénégal de « contrats opaques ». La conclusion qu’il tire est simple : « un voleur ne peut pas crier au voleur ou accuser quelqu’un d’autre de voleur ».

Hadja Diaw Gyae

(Sourcze : L’As, 3 août 2010)

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