OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Mai 2018 > Développement du commerce en ligne : Une offre qui nécessite une réglementation

Développement du commerce en ligne : Une offre qui nécessite une réglementation

jeudi 31 mai 2018

Commerce électronique

Le commerce électronique ou commerce en ligne est aujourd’hui en pleine expansion au Sénégal. Nombre de personnes font leurs emplettes en ligne via le téléphone mobile ou l’ordinateur. Cette nouvelle forme d’échanges commerciaux est appréciée par de nombreux consommateurs qui n’ont pas manqué d’ évoquer les opportunités qu’offre le E-commerce.

Toutefois ils invitent les autorités étatiques à règlementer le secteur car jusqu’à présent aucun texte juridique n’a été pris dans ce sens. Interpellé sur la question, le directeur du Commerce intérieur, Ousmane Mbaye, informe qu’un projet de loi qui intègre ces nouvelles pratiques commerciales est en cours.

Défini comme une activité économique par laquelle une personne propose à distance et par voie électronique la fourniture de biens et services, le commerce électronique (E-commerce) ou vente en ligne commence à prendre une certaine ampleur dans les échanges commerciaux au Sénégal. Ils sont en effet nombreux les sites internet qui se livrent à ce genre de vente.

Les consommateurs ont de ce fait tendance aujourd’hui à effectuer en ligne la plupart de leurs achats. Ousmane Diop ne dira pas le contraire. Pour ce cadre d’une entreprise de la place, rencontré au centre ville de Dakar, le E-commerce offre beaucoup d’opportunités aux consommateurs.

« Depuis pratiquement deux ans, je fais l’essentiel de mes achats en ligne . Il suffit d’un clic et on te livre tout ce dont tu as besoin. On gagne du temps car on n’a pas besoin de faire le déplacement », confie-t-il. Une idée que partage Oumy Dia , une jeune fille d’une vingtaine d’années rencontrée aux Parcelles assainies de Dakar.

« La vente en ligne est aujourd’hui très développée au Sénégal. Avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication, notamment avec le mobile, on peut faire toutes nos commandes en ligne.

Vraiment c’est une bonne chose. Le seul hic noté c’est que parfois la livraison accuse du retard. En effet pour certains sites en ligne, il faut attendre plus d’une semaine après la commande pour qu’on te livre ta marchandise. Je pense que des efforts devraient être faits dans ce sens », soutient-elle.

Les réseaux sociaux comme Facebook, Whatsapp, Instagram sont maintenant incontournables dans le développement du commerce électronique. Ils constituent un moyen efficace pour les E-commerçants de faire face à la concurrence qui peuvent publier sur les réseaux sociaux leurs produits auprès d’une large audience.

A travers Facebook, des commerçants, couturiers et autres, ont tendance à poster leurs produits en indiquant les prix, l’adresse de l’entreprise et les numéros de téléphone de la personne à contacter si on est intéressé. Ce qui va permettre aux potentiels clients de faire leurs commandes en ligne.

Interrogée sur la question, cette gérante de produits cosmétique dans un magasin de la place soutient : « à chaque fois, je poste sur facebook et Whatsapp mes produits comme les cheveux naturels, sacs, chaussures et autres accessoires. Ce commerce est très rentable pour nous. Car nous recevons beaucoup de commandes à chaque fois que nous publions de nouvelles choses », se réjouit Amy Mbow.

Ndèye Aminata Cissé

(Source : Sud Quotidien, 31 mai 2018)


Ousmane Mbaye, Directeur du Commerce intérieur sur la réglementation du e-commerce : « Un projet de loi qui intègre ces nouvelles pratiques commerciales est en cours »

« Pour le moment il n’existe pas de textes qui réglementent le commerce en ligne. Mais nous avons déjà élaboré un projet de loi et un projet de décret qui intègrent les nouvelles formes de pratiques commerciales, qui aujourd’hui commencent à se développer et n’ont pas encore un encadrement juridique. Le commerce en ligne présente un avantage pour les consommateurs mais cela doit être encadré.

Par exemple, il y a ce que l’on appelle le droit à la rétractation, c’est-à-dire le législateur protège celui qui commande un produit pour que, à la réception, si le produit n’est pas conforme à ses attentes, on lui permet de retourner la commande. Mais, il y a un temps qui est imparti pour se rétracter.

Cette loi prendra aussi en compte les formes de publicités pour voir s’il n’y a pas de publicités mensongères ou pas. Le projet de loi a été examiné en comité technique au niveau de la Primature.

Donc on attend d’examiner le projet de décret. Nous pensons que dans le courant de l’année 2018, nous aurons cette nouvelle loi qui va nous permettre définitivement d’encadrer comme il le faut ces nouvelles pratiques commerciales.

Maintenant, il y a la loi sur la protection des données personnelles qui dispose de certains éléments que le commerce en ligne doit prendre en charge.

Il existe une loi de 2008 sur les données personnelles par exemple quand on vend à quelqu’un un produit en ligne, on dispose de ses données, mais l’utilisation de ces données doit être conforme aux dispositions prévues en terme de gestion des données personnelles ».

Momath Cissé, Vice-Président de l’ASCOSEN : « C’est un secteur en pleine expansion mais il doit être réglementé »

« C’est un mode de vente qui de plus en plus s’adapte aux besoins des consommateurs qui sont maintenant sur mille et une choses. Donc c’est un secteur en pleine expansion qui doit être non seulement réglementé mais accompagné de textes pour protéger le consommateur.

En effet, il s’agit d’une nouvelle façon d’acheter et de vendre. Dans ce cas il y a un contrat qui lie au moins deux personnes. Quand l’acheteur voit le produit, il accepte parce que le produit lui convient. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne doit pas s’entourer de garantie.

D’ailleurs quand on ne voit pas le produit dans l’immédiat, on suppose qu’il est bon. Donc l’acheteur doit être protégé au cas où le produit ne lui convient pas et dans quel délai il peut retourner le produit. Il appartient à l’autorité de trouver les bases légales pour pouvoir protéger le consommateur car sans base légale aucune autorité ne peut agir. Dans le cas d’espèce le consommateur doit être protégé des abus futurs car il n’en manquera pas ».

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4889/5364 Régulation des télécoms
  • 366/5364 Télécentres/Cybercentres
  • 3545/5364 Economie numérique
  • 1865/5364 Politique nationale
  • 5300/5364 Fintech
  • 543/5364 Noms de domaine
  • 2193/5364 Produits et services
  • 1509/5364 Faits divers/Contentieux
  • 771/5364 Nouveau site web
  • 5364/5364 Infrastructures
  • 1850/5364 TIC pour l’éducation
  • 257/5364 Recherche
  • 251/5364 Projet
  • 3637/5364 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1953/5364 Sonatel/Orange
  • 1710/5364 Licences de télécommunications
  • 364/5364 Sudatel/Expresso
  • 1044/5364 Régulation des médias
  • 1366/5364 Applications
  • 1101/5364 Mouvements sociaux
  • 1861/5364 Données personnelles
  • 316/5364 Big Data/Données ouvertes
  • 619/5364 Mouvement consumériste
  • 380/5364 Médias
  • 662/5364 Appels internationaux entrants
  • 1850/5364 Formation
  • 96/5364 Logiciel libre
  • 2375/5364 Politiques africaines
  • 1081/5364 Fiscalité
  • 173/5364 Art et culture
  • 606/5364 Genre
  • 1809/5364 Point de vue
  • 1086/5364 Commerce électronique
  • 1529/5364 Manifestation
  • 332/5364 Presse en ligne
  • 127/5364 Piratage
  • 212/5364 Téléservices
  • 1170/5364 Biométrie/Identité numérique
  • 313/5364 Environnement/Santé
  • 351/5364 Législation/Réglementation
  • 364/5364 Gouvernance
  • 1955/5364 Portrait/Entretien
  • 152/5364 Radio
  • 906/5364 TIC pour la santé
  • 280/5364 Propriété intellectuelle
  • 59/5364 Langues/Localisation
  • 1117/5364 Médias/Réseaux sociaux
  • 2185/5364 Téléphonie
  • 202/5364 Désengagement de l’Etat
  • 1056/5364 Internet
  • 116/5364 Collectivités locales
  • 427/5364 Dédouanement électronique
  • 1243/5364 Usages et comportements
  • 1080/5364 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 578/5364 Audiovisuel
  • 3949/5364 Transformation digitale
  • 400/5364 Affaire Global Voice
  • 157/5364 Géomatique/Géolocalisation
  • 363/5364 Service universel
  • 702/5364 Sentel/Tigo
  • 186/5364 Vie politique
  • 2048/5364 Distinction/Nomination
  • 36/5364 Handicapés
  • 730/5364 Enseignement à distance
  • 716/5364 Contenus numériques
  • 611/5364 Gestion de l’ARTP
  • 181/5364 Radios communautaires
  • 2171/5364 Qualité de service
  • 471/5364 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5364 SMSI
  • 568/5364 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2917/5364 Innovation/Entreprenariat
  • 1397/5364 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5364 Internet des objets
  • 177/5364 Free Sénégal
  • 968/5364 Intelligence artificielle
  • 201/5364 Editorial
  • 7/5364 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5364 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous