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Deuxième marche après l’Asie : L’Afrique compte 620 millions d’abonnés au mobile

samedi 12 novembre 2011

L’industrie du mobile continue sa croissance exponentielle en Afrique, la revue « African mobile observatory » produite par le groupe Gsma, vien t de confirmer ce dynamisme dans son édition 2011 concernant le continent. Le continent est désormais le deuxième marché le plus important dans le monde après l’Asie.

Avec plus de 620 millions de connections mobiles en septembre 2011, « l’Afrique a dépassé l’Amérique latine pour devenir le deuxième marché le plus important après l’Asie », lit-on dans le résumé de la revue « African mobile observatory » qui consacre sa première édition au continent. « L’industrie du mobile est en train de connaître un boom en Afrique », constate la revue. Au cours des dix dernières années, le nombre de connections par téléphone mobile en Afrique a connu une croissance d’environ 30 % par an, les projections annoncent 735 millions de connectés à la fin de l’année 2012. Le bond en avant du continent est phénoménal comme l’illustre un tableau montrant une croissance ascendante.

Effet positif de la concurrence

En 2000, l’Afrique avait seulement 17 millions de connectés soit un taux de pénétration de 2,06 %, en 2005 le continent était à 136 millions de connectés, l’équivalent de 15,30 % de pénétration. En 2010, on est passé à 552 millions de connectés pour atteindre un taux de pénétration de 56,53 %. On s’attend à ce que l’Afrique décroche les 906 millions de connectés en 2015, ce qui lui donnerait un taux de pénétration de 84,88 %.A quoi sont dues ces performances du continent le plus pauvre de la planète ? Selon la revue « African mobile observatory », « la féroce concurrence a tiré vers le bas les prix et augmenté la pénétration ». La guerre des prix est un phénomène observé à travers tout le continent puisque les opérateurs se sont lancés dans une compétition pour le partage du marché avec des innovations sur les prix. Ce qui les a poussé à réduire les prix environ de 18 % entre septembre 2010 et 2011, rendant plus accessible la connectivité mobile aux masses. 96 % des abonnements sont prépayés avec une domination de services vocaux, même si l’on note une croissance rapide des services de données. L’industrie du mobile en Afrique contribue à hauteur de 56 milliards de dollars à l’économie régionale, soit 3,5 du Pib total.

L’univers du mobile emploie plus de 5 millions d’Africains. Malgré ces performances, il reste un potentiel qui n’est pas exploité, 36 % des Africains sur les 25 marchés les plus importants (A25), n’ont toujours pas accès aux services du mobile. Selon les projections, si la pénétration mobile atteint toute la région à 100 %, le continent pourrait ajouter 35 milliards de dollars à son Pib, soit l’équivalent d’une croissance de 2 %. Le Sénégal figure parmi les 25 marchés les plus importants sur le continent, l’apport potentiel des opérateurs à son Pib est de 2,40 %. Avec de telles performances sur le continent, c’est un secret de polichinelle que de dire que l’industrie du mobile est un catalyseur de développement économique. Les retombées du secteur servent à soutenir l’agriculture, le secteur bancaire, l’éducation, la santé et l’égalité des genres, énumère le rapport.

Boom des services de transfert rapide

L’émergence du service de transfert rapide d’argent par mobile et le « mobile banking » ont projeté l’Afrique résolument au-devant de l’industrie du « mobile money » mondiale. Le secteur apporte sa contribution à l’électrification rurale avec une baisse des émissions de carbone et la facilitation du travail des Ong à travers le continent. Beaucoup de gouvernements africains ont accordé une priorité aux Tic comme moteur de développement.Le rapport recommande des efforts à faire dans le domaine de la bande large et la poursuite des pratiques de régulation afin d’assurer un développement à long terme du secteur. 64 % des pays africains restent au bas du tableau en matière de régulation. Selon des recherches de Gsma les taxes que les gouvernements perçoivent sur le secteur peuvent être boostées par une réduction des taxes spécifiques au mobile. Même si la plupart des gouvernements africains qui prélèvent des taxes promeuvent un accès universel au mobile, le rapport note une transparence limitée en matière de distributions des fonds. Il est donc recommandé que gouvernements et opérateurs travaillent en partenariat pour continuer à soutenir la croissance de l’industrie du mobile.

Malick Ciss

(Source : Le Soleil, 12 novembre 2011)

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