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Des experts en TIC cogitent sur l’aménagement numérique

mardi 3 décembre 2013

Même si notre pays ne peut encore mesurer la part et tout l’impact des Technologies de l’information et de la télécommunication dans l’économie nationale, l’Etat du Sénégal continue d’encourager les populations à se familiariser avec l’Internet. Selon Mallé Ndiaye, directeur des Tic au ministère de la Communication et de l’Economie numérique, c’est tout le sens donné à la Semaine africaine des Tic, ouverte aujourd’hui au Cices, à Dakar.

Quel sens donnez-vous à la Semaine africaine des Technologies de l’information et de la communication célébrée les 3 et 4 décembre à Dakar ?

« Sur recommandation de l’Union africaine, il a été demandé à chaque pays de célébrer la Semaine africaine des Technologies de l’information et de la télécommunication, du 02 au 06 décembre.

Par la même occasion, l’Union africaine, pour les 50 ans de l’ex-Organisation de l’Unité africaine, devenue Ua, célèbre, à Addis Abeba, cette semaine. En ce qui concerne l’événement, il s’agira surtout de voir comment nos Etats pourraient utiliser les Technologies de l’information et de la communication à travers tous les services.

Aussi bien les services publics et administrations dans leur ensemble, que les services privés, voir comment ils pourraient utiliser les Tic et booster leur développement. Surtout que nos Etats, particulièrement le Sénégal, ont quand même des prédispositions qui existent déjà.

Avec beaucoup d’infrastructures, même si elles ne sont pas suffisantes, avec beaucoup de services du privé, pour la dématérialisation de l’administration, de certains tels que le Wari, le Système Gaïndé, etc.

En dehors de cet aspect matériel, il s’agira, durant cette semaine, de sensibiliser les populations sur les Tic. Parce que une chose est de disposer tous ces services, une autre est de pousser nos populations à s’accaparer des Tic dans tous leurs comportements. »

Quelles sont les activités prévues durant cette Semaine africaine des Tic ?

« Le Sénégal fête la Semaine africaine les 03 et 04 décembre. Il est prévu des panels et des démonstrations avec des experts sur les techniques et services qui sont offerts, sur la dématérialisation, le Système Gaïndé, l’Université virtuelle du Sénégal, Campusen, la Bonne gouvernance avec tout ce que l’Adie fait sur la gouvernance électronique.

Ces panels seront animés par des experts sénégalais et l’on va discuter sur comment nos Etats africains, avec la coopération internationale, pourraient mieux exploiter tous les créneaux qu’offrent l’Internet et les technologies de l’information et de la communication.

D’autant plus qu’une étude commanditée par la Banque mondiale a souligné que si dans un pays, l’utilisation des Tic augmente de 10%, cela engendre une augmentation du Pib de 3%. Les Tic constituent donc un créneau très important pour nos Etats. »

Dispose-t-on au Sénégal, d’indicateurs pour évaluer l’impact de l’économie numérique ?

« En ce qui concerne notre pays, il faut avouer que l’on ne dispose pas, pour le moment, d’indicateurs pour mesurer cet impact du secteur des Tic dans l’économie.

D’ailleurs, ce n’est pas seulement le problème du Sénégal, c’est presque tous les Etats en voie de développement qui ont cette difficulté de mesurer l’impact du phénomène des Tic. Seulement, quelques indicateurs sont en train d’être émis par-ci par-là, par le Fmi, l’Uit, etc.

Ce sont des indicateurs qui ne sont pas encore précis et chaque pays a ses spécificités. Il y a l’Agence nationale de statistiques qui essaie quand même de prendre en compte ces nouvelles donnes dans sa démarche.

Dans la globalité, on ne peut pas évaluer la part des Tic. On peut le faire seulement dans des domaines spécifiques et des structures organisées, comme le font les opérateurs de Téléphonie qui, également, possèdent des données dans ce sens.

Au sein du ministère de la Communication et de l’Economie numérique, on travaille à voir comment mettre en place un Observatoire national du numérique pour mesurer l’impact des Tic dans notre pays. »

Omar Diouf

(Source : Le Soleil, 3 decembre 2013)

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