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Des enseignants de Thiès plaident pour l’intégration du codage informatique dans l’enseignement

mardi 21 août 2018

Des professeurs de mathématiques qui servent dans des collèges et lycée de Thiès plaident pour l’intégration du codage informatique dans le programme de l’enseignement général. Ils l’ont fait lors de l’atelier de restitution marquant la fin du programme "Coding forward for Senegal" que l’association Mobile(4)Senegal avait lancé en août 2017. La cérémonie s’est tenue le samedi 11 août 2018 à la salle Notre Dame de Cana, Paroisse Saint Jean-Baptiste, Mbour 1, Thiès.

Intégrer le codage ou la programmation informatique dans les programmes d’enseignements destinés aux jeunes apprenants au Sénégal ne relève pas de l’impossible.

Des élèves issus des Collèges et Lycées de Malick Sy, Notto Diobass, Ahmadou Ndack Seck, Medina Fall, et Jules Sagna de Thiès et sa région l’ont démontré à travers la qualité des œuvres qu’ils ont réalisés avec JavaScript et la bibliothèque p5.js. qui est un outil de création graphique interactive.

Ils ont présenté leurs créations, le samedi 11 août 2018, dans le cadre d’un atelier de restitution marquant la fin du programme "Coding forward for Senegal" que l’association Mobile(4)Senegal avait lancé en août 2017.

Ce qui fait dire à M. Mactar Fall, professeur de mathématiques et formateur au Centre régional de formation professionnelle (Crfp) de Thiès que ce serait une bonne chose d’introduire le coding ou l’algorithme à partir de la classe de seconde pour les enfants.

A l’en croire, « nous avons émis le souhait de voir l’intégration du coding dans le programme de l’enseignement général pour permettre aux élèves de faire leur propre création, utiliser internet et les réseaux sociaux pour s’ouvrir beaucoup de portes ».

Le Dr Christelle Scharff, cofondatrice de Mobile Senegal et Présidente de Mobil4Senegal abonde dans le même sens.

Selon elle, la philosophie de ladite association est que le coding devait être enseigné dans les lycées, voir les collèges du Sénégal qui regorgent de potentialités à l’image de beaucoup de pays qui le font comme les Etats Unis ou la France.

« Le Sénégal peut se différencier en faisant de l’informatique très tôt et surtout du code plutôt que de la bureautique ».

Dans la même foulée, M. Jean Marie Preira, membre fondateur de Mobile4Senegal, pour sa part, pense qu’il est important dans l’éducation des enfants de leur donner la possibilité de s’exprimer.

A son avis, il faut faire de sorte que les élèves comprennent très tôt que la technologie leur est accessible et ça peut leur être profitable à l’avenir.

A cet effet, il appelle les autorités en charge de l’enseignement à miser sur les matières où l’élève s’exprime notamment dans le domaine de la technologie.

« Il faut qu’ils soient capables d’imaginer des solutions informatiques qui vont pouvoir résoudre certains de nos problèmes ».

Pour une réussite de cette dynamique, M. Preira estime que c’est aux enseignants de prendre les devants de cette initiative pour faire bouger les choses.

« C’est aux enseignants de faire des propositions en confectionnant un programme de coding informatique à soumettre au ministère de l’éducation nationale pour son expansion dans le pays ».

En attendant d’y arriver, M. Mactar Fall du CRFP de Thiès espère que certains chefs d’établissements vont prendre l’initiative de mettre une heure de coding dans le programme.

Malgré la possibilité prouvée d’intégrer le codage informatique dans le programme d’enseignement sénégalais, cette volonté doit surmonter un certain nombre de problèmes pouvant entraver sa réussite.

Il s’agit entre autres de la disponibilité en nombre suffisant de matériel informatique au niveau des salles informatiques des établissements du pays, ainsi que d’une bonne connexion internet mais aussi des enseignants et professeurs engagés pour la cause.

Des génies en herbe qui… voient déjà grand !

A travers des travaux de groupes, ces élèves de la région de Thiès ont pu réaliser des motifs de wax d’une grande qualité capable de concurrencer les créations que l’on retrouve sur le marché de tissu.

Ce qui est le fruit du travail de leurs enseignements et professeurs qui ont bénéficié de cette initiative sponsorisée par Google à travers son programme Computer Science for High School (CS4HS).

Un programme qui, selon le Dr Christelle Scharff, cofondatrice de Mobile Senegal et Présidente de Mobil(4)Senegal, se focalise sur l’apprentissage de la programmation informatique (coding) avec JavaScript et la bibliothèque p5.js. qui est un outil de création graphique interactive.

A l’en croire, apprend le codage informatique très tôt permet à l’élève, une fois devenu informaticien, d’exercer les métiers de développeur, desingneur, s’occuper des réseaux, faire l’interface des programmes…

Mlle Awa Léocadie Anna Faye, Elève en classe de Première S1 à l’Ecole El Hadj Malick Sy de Thiès affirme que « cette formation nous encourage à approfondir nos études dans ce domaine pour avoir le maximum de bagages possibles. Ça nous donne des idées par rapport à notre choix de carrière car ça nous inspire beaucoup ».

Ses camarades et elle, à l’image des autres groupes, ont réalisé différents motifs de tissus wax de haute facture en utilisant des codes.

A son avis, « Les modèles que nous avons créés ne sont que le début d’une idée plus grande de ce qu’on aimerait réaliser dans le futur et pourquoi ne pas penser à créer une entreprise ».

Même son de cloche pour Ibrahima Guèye, élève en classe de Seconde S au Lycée Jules Sagna de Thiès.

Pour lui, cette formation a été très instructive car ça nous a permis de découvrir les secrets du codage artistique. « Cette formation sur P5 m’a poussé à me lancer sur d’autres projets et essayer d’apprendre d’autres langages informatiques ».

Un ensemble de témoignages qui, pour les initiateurs, sonnent comme un motif de satisfaction à la fin d’un programme qui avait débuté avec 25 enseignants et 35 élèves de la région de Thiès.

Lancé en 2017, le programme Coding forward for Senegal" a d’abord procédé par à l’organisation d’une formation des professeurs de collèges et lycées durant cinq jours, du 21 au 25 août 2017, à Thiès. Une période, durant laquelle, il a été initié une vingtaine d’élèves.

Le deuxième événement a été l’organisation de plusieurs ateliers par les professeurs eux-même pour former leurs élèves.

(Source : AllAfrica, 21 août 2018)

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