OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Octobre 2023 > Démocratisation de l’assurance au Sénégal : Le numérique serait-il la panacée ?

Démocratisation de l’assurance au Sénégal : Le numérique serait-il la panacée ?

lundi 9 octobre 2023

Transformation digitale

Au regard de ses nombreuses opportunités, d’aucuns pensent que le secteur des assurances trouve dans le numérique beaucoup d’avantages en termes de distribution, et de démocratisation des produits.

D’autres comme l’agronome et économiste Mbaye Sylla Khouma, estime que tout dépendra de l’usage qu’on fera de cette technologie.
Le marché de l’assurance au Sénégal reste dans une dynamique de croissance depuis une bonne dizaine d’années, même si une légère baisse est notée à cause de la pandémie du COVID 19 qui a eu des conséquences sur certaines branches d’assurance, telles que l’assurance automobile, l’assurance au voyage ou encore l’assurance des marchandises à l’importation.

Cependant, malgré cette pandémie, le secteur des assurances s’est montré assez résilient aux effets néfastes de cette crise sanitaire. Il a pu maintenir, dans un contexte défavorable, une croissance globale d’environ 10 % par rapport à l’année 2019 et cette tendance a été maintenue en 2021 et 2022.

Le Sénégal est le 3ème plus grand marché de l’assurance de la zone Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA).
Pourtant, en dépit de ce dynamisme, la culture de l’assurance n’est pas développée auprès de certains segments de la société. Pour cause, entre autres : les revenus insuffisants des foyers, les faibles niveaux d’éducation financière, le caractère non obligatoire de l’assurance sur les risques de masse et surtout le manque de confiance envers les compagnies d’assurances. Ce qui fait qu’en cas de sinistre, ces populations se tournent vers l’Etat.

Si certaines croyances sont tenaces, d’aucuns croient que la situation peut changer avec les technologies de l’information et de la communication qui ont connu, ces dernières années, un développement fulgurant grâce au numérique. Pape Diallo, directeur et fondateur de l’Institut supérieur de Finances, pense que le digital peut beaucoup apporter au secteur des assurances notamment en termes de distribution des produits. « On peut distribuer un produit à l’échelle mondiale grâce aux différentes plateformes numériques sans se déplacer d’une zone géographique à une autre. A partir de Dakar, un opérateur peut couvrir l’ensemble du marché sénégalais », indique M. Diallo.

C’est l’avis de Mouhamadou Moustapha Noba, ancien président de la Fédération Sénégalaise des Sociétés d’Assurances (FSSA) qui réticent au début, vante aujourd’hui les bienfaits du numérique pour le secteur des assurances. « Aujourd’hui, la clientèle qui est de plus en plus exigeante a aujourd’hui la possibilité de comparer les offres des assureurs, de souscrire en ligne et de déclarer un sinistre de manière très précise grâce à de nouveaux outils en ligne », confie M. Noba qui ajoute que l’arrivée de la pandémie du COVID 19 avec ses restrictions (distanciation sociale et restriction de mobilité) a fini d’imposer aux acteurs du secteur des assurances d’intégrer cet outil dans le marketing et la communication des compagnies d’assurances. Le numérique joue un rôle essentiel dans la relation avec la clientèle, et selon lui, cette tendance devrait s’accélérer avec la forte croissance du numérique en Afrique. C’est d’ailleurs consent-il, que la digitalisation des souscriptions peut régler le problème du paiement des primes qui ne sont pas toujours reversées et même le paiement des indemnités en cas de sinistre.

Omar Cissé Sow, directeur technique et commercial de la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (CNAAS), voit en cet outil un bon moyen de promotion de l’assurance agricole au Sénégal. « Partout où il se trouve, le producteur ou l’éleveur doit pouvoir souscrire à une assurance sans se déplacer ». Il va même plus loin en déclarant que le mobile peut permettre de corriger la mauvaise perception des producteurs sur le secteur de l’assurance, grâce à un travail d’information et de sensibilisation pour venir à bout des barrières sociales, culturelles, religieuses.

Pape Diallo, s’inscrit dans le même sillage, et selon lui la digitalisation permet aux compagnies d’assurances d’élargir leur réseau de distribution et de proposer des produits adaptés en fonction des besoins des clients ; donc de proposer des produits sur mesure. Cette technologie permet également la réduction du coût de service aux clients, la rationalisation des processus internes, mais surtout la mise à disposition au plus grand nombre d’une expérience client enrichie.

Omar Cissé Sow, confirme en déclarant que « De 2012 à 2022, nous sommes passés de 60 à 612.583 producteurs assurés. En termes de gestion, cela devient difficile. Nécessairement, il va falloir mettre en place un système de digitalisation des transactions (collecte des primes, versement des indemnisations) et de diffusion des informations non financières aux producteurs ». Il annonce que la Compagnie Nationale d’Assurance Agricole est « en train de tester plusieurs stratégies pour faire en sorte que le producteur en un clic puisse souscrire à une assurance et en retour qu’il puisse, en cas de sinistre, recevoir un paiement ».

Rokhaya Fati, actuaire-consultante affirme que l’utilisation des outils numériques permettrait à l’assureur d’avoir , d’une part, une meilleure connaissance du client en anticipant sur ses besoins , et d’autre part une optimisation des tâches à l’interne par l’automatisation des processus manuels, et enfin, une meilleure gestion des risques avec une prise de décisions plus rapide grâce aux outils numériques qui permettent aux souscripteurs de passer moins de temps à valider des données et plus de temps pour exploiter des connaissances qui créent de nouvelles sources de valeur.

Le directeur et fondateur de l’Institut supérieur de Finances voit en cet outil « un excellent moyen pour réaliser l’inclusion financière puisqu’il facilite l’accès à des produits d’assurances et bancaires. Un paysan peut, de son village grâce au téléphone, souscrire à une police d’assurance vie, dommage. C’est un outil qui amplifie l’offre ». Toutefois, il pense que pour démocratiser l’assurance, les offres doivent être traduites dans les langues nationales. « Cela doit être systématique puisque tout le monde ne comprend pas le français. Grâce à des capsules faites dans nos langues nationales, on peut expliquer les avantages de s’assurer par rapport à tel ou tel risque », insiste M. Diallo.

En revanche, Mbaye Sylla Khouma, agronome et économiste, met un bémol. En effet, si le numérique peut selon lui être la voie par laquelle l’Afrique peut combler son retard technologique, il n’en pense pas moins que tout dépendra de son usage. « Le numérique ex nihilo ne sert à rien. Il faudrait d’abord savoir ce qu’on veut en faire pour booster les différents secteurs. Le numérique pour la santé, l’éducation, la logistique, l’agriculture, les assurances ? Tout est possible. Mais il faudrait éviter les slogans et savoir réellement pourquoi on voudrait utiliser le numérique », affirme-t-il. Selon lui, une bonne utilisation de cette technologie permettrait d’avoir un meilleur impact sur la croissance et le développement.

(Source : Le Journal de l’Economie sénégalaise, 9 octobre 2023)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4749/5581 Régulation des télécoms
  • 368/5581 Télécentres/Cybercentres
  • 3783/5581 Economie numérique
  • 1997/5581 Politique nationale
  • 5581/5581 Fintech
  • 545/5581 Noms de domaine
  • 1984/5581 Produits et services
  • 1518/5581 Faits divers/Contentieux
  • 785/5581 Nouveau site web
  • 5242/5581 Infrastructures
  • 1855/5581 TIC pour l’éducation
  • 192/5581 Recherche
  • 251/5581 Projet
  • 3929/5581 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1849/5581 Sonatel/Orange
  • 1672/5581 Licences de télécommunications
  • 285/5581 Sudatel/Expresso
  • 1070/5581 Régulation des médias
  • 1334/5581 Applications
  • 1077/5581 Mouvements sociaux
  • 1971/5581 Données personnelles
  • 139/5581 Big Data/Données ouvertes
  • 625/5581 Mouvement consumériste
  • 379/5581 Médias
  • 698/5581 Appels internationaux entrants
  • 1678/5581 Formation
  • 98/5581 Logiciel libre
  • 2600/5581 Politiques africaines
  • 1138/5581 Fiscalité
  • 169/5581 Art et culture
  • 651/5581 Genre
  • 1949/5581 Point de vue
  • 1174/5581 Commerce électronique
  • 1685/5581 Manifestation
  • 335/5581 Presse en ligne
  • 126/5581 Piratage
  • 216/5581 Téléservices
  • 1104/5581 Biométrie/Identité numérique
  • 372/5581 Environnement/Santé
  • 352/5581 Législation/Réglementation
  • 433/5581 Gouvernance
  • 1816/5581 Portrait/Entretien
  • 145/5581 Radio
  • 764/5581 TIC pour la santé
  • 344/5581 Propriété intellectuelle
  • 59/5581 Langues/Localisation
  • 1124/5581 Médias/Réseaux sociaux
  • 2104/5581 Téléphonie
  • 231/5581 Désengagement de l’Etat
  • 1051/5581 Internet
  • 119/5581 Collectivités locales
  • 431/5581 Dédouanement électronique
  • 1151/5581 Usages et comportements
  • 1093/5581 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 577/5581 Audiovisuel
  • 3667/5581 Transformation digitale
  • 412/5581 Affaire Global Voice
  • 163/5581 Géomatique/Géolocalisation
  • 325/5581 Service universel
  • 691/5581 Sentel/Tigo
  • 177/5581 Vie politique
  • 1708/5581 Distinction/Nomination
  • 37/5581 Handicapés
  • 720/5581 Enseignement à distance
  • 706/5581 Contenus numériques
  • 601/5581 Gestion de l’ARTP
  • 186/5581 Radios communautaires
  • 1998/5581 Qualité de service
  • 530/5581 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5581 SMSI
  • 517/5581 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2851/5581 Innovation/Entreprenariat
  • 1482/5581 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 52/5581 Internet des objets
  • 189/5581 Free Sénégal
  • 1006/5581 Intelligence artificielle
  • 204/5581 Editorial
  • 18/5581 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5581 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous