Il devait démarrer depuis quatre ans dans six localités du Sénégal, mais le projet e-école du Nepad tarde à prendre son envol. A l’origine, la non installation à Naïrobi du satellite devant assurer l’interconnexion entre les différents établissements d’Afrique. Pour se passer de ce dispositif, le lycée de Bargny prend les devants en ayant recours à l’Internet. Non sans quelques difficultés.
Une visite de projets du Nepad sur le terrain mercredi dernier à Bargny, notamment au lycée Tafsir Diouf qui abrite l’un des six e-école du Nepad, à côté de ceux de Dahra, de Bakel, de Sédhiou, d’Oussouye et de Niakhar, a permis de constater un grand retard dans le démarrage effectif de l’un des projets majeurs du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), à savoir le e-école. Cette visite, informe le Centre d’information des Nations unies, s’inscrit dans le cadre des activités du premier atelier de réflexion des points focaux de la communication du Mécanisme régional de coordination de l’Organisation des Nations unies (Mrc) au service des approches thématiques de cet instrument africain. Mais, d’après le proviseur Babou Dramé, ‘depuis 2006, on nous a fait croire que le président de la République viendrait lancer de projet du lycée Nepad de Bargny, le seul à Dakar. Mais jusqu’à présent, nous n’avons rien vu’.
A cause de ce retard, explique ce professeur de mathématique proche de la retraite, ‘nous avons décidé en 2007 de prendre les devants en utilisant le matériel informatique installé en 2006 et composé de vingt-trois ordinateurs, d’un tableau blanc interactif et d’un rétro projecteur’. Ce dispositif, selon M. Dramé, permet une interconnexion avec l’ensemble des élèves des lycées Nepad du Sénégal et du reste de l’Afrique. ‘A partir d’ici, nous pouvons voir les élèves des autres établissements, travailler avec eux comme si nous étions dans la même classe. Avec cet outil, les élèves ont une meilleure compréhension des cours. On leur apporte plus qu’on le faisait dans les classes. Puisque dans les classes, il faut avoir un matériel de laboratoire performant pour pouvoir manipuler avec eux, pour leur faire voir les choses au lieu de théoriser. Ici, on est entre le matériel réel et le matériel virtuel que l’on voit, que l’on manipule, qui donne des résultats. Ailleurs, les résultats sont les mêmes, mais avec cet outil, l’enfant est plus que convaincu. Le tableau interactif projette du matériel pédagogique simulé qui, dans la réalité, coûte cher et dont ne peuvent pas disposer les établissements’, renchérit le proviseur. Qui se désole, pour toutes ces raisons, des lenteurs notées à ce niveau d’interconnexion.
Le projet e-école du Nepad n’est pas encore fonctionnel pour la raison que les autres établissements du Sénégal et d’Afrique ont des problèmes d’énergie satellite. Ce satellite, informe le proviseur du lycée Nepad de Bargny, qui devait être installé à partir de Naïrobi, tarde à l’être jusqu’à présent. Pour pallier ce retard dans le démarrage de ce projet Nepad qui a été lancé par les chefs d’Etats africains et qui couvre toute l’Afrique, Babou Dramé a dû faire recours à l’internet en 2007. Ce qui vaut à l’établissement une grande satisfaction en termes d’enseignement pédagogique et pratique. Avec le ResaFac, dira-t-il, les professeurs ont suivi une formation pour pouvoir échanger les cours. Ce dispositif n’est utilisé que par les scientifiques, même si les autres disciplines peuvent en faire usage dans leur apprentissage. Pour lui, l’avantage de ce tableau interactif est qu’il se comporte comme un clavier d’ordinateur, qui permet, directement avec les doigts, d’écrire, d’effacer, de faire tout ce qu’on veut. C’est un tableau intelligent.
Les difficultés de ce projet demeurent le maintien dans les lycées Nepad des professeurs formés à cet outil. ‘Si tous les professeurs du Sénégal étaient formés, vous êtes sûrs que celui qui part est remplacé par un autre. Mais ce n’est pas le cas’, selon le proviseur Babou Dramé. Une situation qui, à son avis, fait que le lycée est tout le temps obligé de reprendre la formation. A cela, dira-t-il, s’ajoutent les contraintes liées à la qualité du matériel. ‘Sur les vingt-trois ordinateurs du Nepad, seuls neuf fonctionnent, faute de maintenance pour garder les autres en l’état. Ce n’est que dans le cadre du Team-Line, que le seul lycée Nepad de Dakar a reçu vingt-cinq ordinateurs indiens qui viennent donner un nouveau souffle au projet’, renseigne M. Dramé. Aujourd’hui, le projet ne compte que vingt-cinq machines, dont vingt sont installées dans la salle informatique et cinq dans la salle des professeurs. Les ordinateurs étant surveillés à partir du ministère de l’Education nationale. Il y a également la salle informatique qu’il faut climatiser et sécuriser et à laquelle, il faut donner une luminosité.
A. Sidy
(Source : Wal Fadjri, 28 juin 2010)
Bande passante internationale : 172 Gbps
4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
16 649 296 abonnés Internet
Liaisons louées : 4 433
Taux de pénétration des services Internet : 99,03%
9 749 527 utilisateurs
Taux de pénétration : 58,20%
8861 noms de domaine actifs en .sn
3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
279 856 abonnés
239 481 résidentiels (85,57%)
40 375 professionnels (14,43%)
Taux de pénétration : 1,62%
3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
20 607 679 abonnés
Taux de pénétration : 119,79%
3 850 000 utilisateurs
Taux de pénétration : 23%
Facebook : 2,95 millions
Instagram : 1,1 million
LinkedIn : 800 000
Twitter : 189 800