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Déclaration de Dakar sur Internet et les médias africains (Séminaire Panos/PANA Dakar 7-10 juillet 1997)

jeudi 10 juillet 1997

Déclaration de Dakar sur Internet et les médias africains (Séminaire Panos/PANA Dakar 7-10 juillet 1997)

Nous, participants au séminaire qui s’est tenu du 7 au 10Juillet1997 à Dakar, Sénégal, représentant des organisations de média, des organisations gouvernementales ainsi que des Universités et Instituts de recherche de 19 pays d’Afrique de l’Occidentale, Centrale et Australe, d’Europe et des Etats-Unis d’Amérique ;

Considérant d’autres initiatives visant à promouvoir le pluralisme et la liberté de la presse en Afrique, telles que la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, et la Déclaration de Windhoek ;

Reconnaissant le rôle que les nouvelles technologies d’information et de communication peuvent jouer en vue de la création des sources d’information pour promouvoir un climat propice à la démocratie et au développement ;

Considérant les différentes initiatives des agences des Nations Unies et de la Communauté internationale pour aider au développement d’lnternet en Afrique ;

Notant que les contraintes économiques, politiques et législatives font encore obstacle à l’utilisation des technologies de l’information en Afrique, mais conscients de la rapidité avec laquelle les organisations de média et de la société civile seconnectent à travers le continent ;

Nous, participants, au séminaire, faisons en conséquence la déclaration suivante :

1. Une culture de la communication en ligne, de même que l’accès de l’lnternet et son utilisation devrait être encouragés en Afrique. 2.Les échanges et la coopération sur les projets conjoints entre différentes organisations d’utilisateurs d’lnternet et des groupements régionaux de telles organisations devraient être facilités afin d’assurer une présence significative et un contenu africains sur l’Internet ; 3.Des projets de recherche sur le développement des technologies de l’information en Afrique devraient être lancés, dans le but de fournir les informations requises aux organisations de média et aux institutions académiques ; 4.Il faudrait encourager et soutenir les institutions de formation pour qu’elles incluent dans leurs programmes d’études la formation en matière de technologies de l’information ; 5.Les donateurs, tant du secteur public - les agences de coopération bilatérale et multilatérale - que du secteur privé, devraient être sensibilisés sur l’impact crucial que peuvent avoir Internet et les nouvelles technologies de l’information et de la communication en général sur l’avenir social, économique et politique 6.Les donateurs doivent être amenés à soutenir la mise en oeuvre de projets basés sur l’utilisation d’lnternet et d’autres nouvelles technologies de l’information et de la communication ayant pour objectif de promouvoir la démocratie et le développement social et économique ; 7.Les organisations de média et les organisations non gouvernementales africaines devraient cependant consacrer des ressources qui leur sont propres à de tels projets, et veiller à ne pas dépendre uniquement de financements extérieurs. 8.Les projets suivants devraient être initiés dans les plus brefs délais :

- Un annuaire électronique des journalistes africains ;
- Un guide simplifié pour l’Utilisation d’lnternet ;
- Un moteur de recherche sur Internet centré sur l’Afrique ;
- Un projet pilote pour l’échange de fichiers audio-numériques ;
- Un atelier sur la diffusion numérique en Afrique
- Un site des médias africains sur Internet ;
- Des forums de discussions sur les questions concernant les médias africains ;
- Une maison de la presse pour faciliter l’utilisation d’lnternet dans deux pays faiblement connectés ;
- Un prix décerné pour encourager les journalistes à utiliser Internet en vue de promouvoir les idéaux démocratiques et progressistes.

9. L’Institut Panos et l’Agence de Presse Panafricaine PANA devraient identifier les sources de financement, aider à l’élaboration de propositions et à la mise en oeuvre des projets mentionnés ci-dessus.

Nous, participants, faisons appel aux gouvernements africains pour qu’ils instaurent un environnement propice au développement rapide d’lnternet et d’autres technologies de l’information et de la communication. Nous considérons toute absence de connectivité non liée à des problèmes techniques comme une entraves au développement de la démocratie.

Nous invitons les médias africains, les organisations non gouvernementales et toutes les parties intéressées soucieuses de la pluralité et de la liberté de la presse en Afrique ainsi que du développement démocratique, à faire pression sur les gouvernements africains pour qu’ils prennent conscience de l’impact crucial d’lnternet et de la nécessité de mettre en place des législations politiques fiscales incitatives.

Nous soutenons et encourageons l’émergence et le développement d’lnternet en Afrique comme média libre de toute interférence et de tout contrôle gouvernementaux dans le contexte d’une presse pluraliste et indépendante.

Dakar le 10 juillet 1997

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 25 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 701 175 abonnés Internet

  • 8 473 462 abonnés 2G+3G (97,4%)
  • 182 023 clés Internet (1,3%)
  • 98 353 abonnés ADSL (1,1%)
  • 18 428 abonnés bas débit (0,2%)

- 635 liaisons louées
- Taux de pénétration des services Internet : 58,79%

(ARTP, 31 décembre 2016)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 285 933 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,93%

(ARTP, 31 décembre 2016)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 186 485 abonnés
- Taux de pénétration : 102, 61%

(ARTP, 31 décembre 2016)

FACEBOOK

- 2 300 000 utilisateurs

(Internet World Stats, 30 juin 2016)