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Déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) : où en sommes-nous en Afrique ?

jeudi 15 mars 2012

Tel est l’un des enjeux du forum panafricain sur les déchets d’équipements électriques et électroniques qui se tient du 14 au 16 mars à Nairobi au Kenya. Les discussions portent également sur la mise en œuvre d’un cadre réglementaire et de moyens pour la gestion durable des D3E. La nécessité d’une collaboration nationale, régionale et internationale est également évoquée.

Dans son nouveau rapport intitulé, « D3E, où en sommes-nous en Afrique ? », l’ONU tire deux conclusions majeures. La première est que la consommation intérieure est le principal facteur contribuant à l’augmentation des déchets électroniques en Afrique. L’étude menée dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Côte-d’Ivoire, Ghana, Libéria et Nigéria) révèle qu’entre 650000 et un million de tonnes de déchets électroniques, électriques et électroniques issus de la consommation intérieure sont produites chaque année et doivent être gérées pour la protection de la santé et de l’environnement. Malheureusement, le processus d’élimination se résume souvent à une combustion à l’air libre et un recyclage dans les circuits informels sans respect des process de qualité, sécurité et environnement. Le deuxième constat de l’ONU est que les importations de déchets électroniques d’Europe continuent d’aggraver le problème. Malgré la convention de Bâle et celle de Bamako, Royaume-Uni, France et Allemagne forment dans l’ordre le tiercé des principaux pays européens exportateurs de D3E en Afrique.

Cette conclusion résulte d’une analyse réalisée entre mars et juillet 2010 de 176 conteneurs de deux catégories d’équipements électriques et électroniques usagés importés au Nigéria qui a révélé que plus de 75 % de tous les conteneurs venaient d’Europe, environ 15 % d’Asie, 5 % de ports africains (principalement du Maroc) et 5 % d’Amérique du Nord. On a constaté une distribution semblable au Ghana, où 85 % des importations de D3E usagés provenaient d’Europe, 4% d’Asie, 8 % d’Amérique du Nord et 3 % d’autres pays.

Dans une optique d’écologisation de l’économie européenne et d’impulsion de la croissance verte en Afrique, les D3E peuvent jouer un rôle de locomotive. Pour le Directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et Sous-secrétaire général de l’ONU, Achim Steiner « la gestion efficace des quantités croissantes de déchets électroniques produites en Afrique et dans d’autres pays du monde constitue une part importante de la transition vers une économie verte à faible intensité de carbone et efficace dans l’utilisation des ressources »

Il est donc indispensable de transformer les contraintes évoquées en opportunités de green business. Comme le rappelle Jim Willis, secrétaire exécutif des Conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm, « les déchets électroniques représentent le flux de déchets qui connaît la plus forte croissance dans le monde entier et un flux d’importance capitale au titre de la Convention de Bâle. La gestion correcte des équipements électriques et électroniques présente pour de nombreux pays un sérieux défi en matière de santé et d’environnement, et pourtant elle offre aussi des possibilités potentiellement importantes de créer des éco-entreprises et des emplois verts ».

La réussite d’une telle dynamique passe par un double partenariat Nord-Sud et Public–Privé en s’appuyant sur la stratégie proposée par le professeur Oladele Osibanjo, directeur du Centre de coordination régional de la Convention de Bâle pour l’Afrique et co-auteur du rapport : « les solutions durables en matière de gestion des déchets électroniques en Afrique exigent la prise de mesures portant sur le contrôle des importations et exportations, sur le ramassage et le recyclage, ainsi que sur l’élaboration de politiques et de lois qui incorporent la responsabilité élargie des producteurs, reconnaissent le rôle important du secteur informel, renforcent la sensibilisation et l’éducation, et veillent à la surveillance du respect des dispositions et à leur mise en application. On devra assurer la mise en œuvre de mesures adéquates de santé et de sécurité pour ceux qui interviennent dans le recyclage, ainsi que de pratiques écologiquement rationnelles. »

(Source : Agence Ecofin, 15 mars 2012)

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