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Cybervillage, plate-forme de e-learning, cmc... : Le e-Sénégal est en voie de développement

vendredi 6 juin 2008

Depuis 2001, le Sénégal a pris un certain nombre d’initiatives sous forme de réformes institutionnelles pour accélérer l’émergence des Tics, leur accessibilité à toutes les couches de la population. Ainsi, le pays peut espérer avoir une société d’information inclusive.

Le nouveau code des télécommunications et la mise en place de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) en 2001, la création, en 2005, de l’Agence de développement informatique de l’Etat (Adie), l’Intranet gouvernemental, la mise en place d’un fonds d’accès au Service universel, etc. sont des mesures qui tendent à faire émerger les Tics au Sénégal. La libéralisation totale du secteur des télécoms, en juillet 2005, a favorisé l’arrivée d’un troisième opérateur de téléphonie. Ainsi, Sonatel-Orange et Sudatel sont deux opérateurs globaux qui vont compétir sur trois segments : le fixe, le mobile et les données. Tigo-Sentel et les opérateurs cités vont concurrencer sur la téléphonie mobile. Une concurrence sur laquelle le consommateur sénégalais espère trouver son compte. Avec le fonds d’accès au Service universel, il est prévu la réalisation de toute la desserte rurale par la connexion de 14 206 villages du Sénégal d’ici à l’horizon 2015 et la création d’applications avec des contenus en langues nationales, plus la réalisation d’un écosystème dans le cadre d’un développement durable. A l’occasion du Forum régional sur les télécoms en Afrique qui s’est tenu les 4 et 5 juin, le ministre de tutelle, Habib Sy a indiqué que le gouvernement, en plus des dispositions qu’il a pris, s’attelle à l’ ’adaptation du cadre juridique par la promulgation d’une Loi d’orientation sur la société de l’information votée le 30 novembre 2007 et complétée par trois textes sectoriels’. Ces textes sont relatifs aux données à caractère personnel, à la cyber-criminalité et aux transactions électroniques. Habib Sy annonce également une Loi sur la cryologie pour compléter cet arsenal juridique. Déjà, dit-il, ‘le projet de Loi a été adopté le 7 février dernier en Conseil des ministres ‘.

L’application des mesures institutionnelles sur les Tics a permis le développement des centres d’appels permettant, de ce fait, la création de 39 entreprises, pour des investissements de l’ordre de 27 milliards 743 millions de francs Cfa et la création de plus de 5 000 emplois. Aussi, les projections effectuées dans le cadre de la Stratégie de croissance accélérée prévoient la création de 240 mille emplois dans le domaine des Tics d’ici 2015. Un Réseau d’imagerie numérique qui fédère les hôpitaux et établissements hospitaliers de Dakar a été installé afin d’améliorer les performances et réduire les coûts. En outre le projet des Centres multimédias communautaires (Cmc) dans les zones rurales et pauvres est en phase d’exécution. Selon le ministre d’Etat, Habib Sy, ‘grâce à la coopération avec l’Unesco et la Suisse, 24 Cmc ont été installés en deux ans’. Les Cmc visent la réduction de la fracture numérique, l’accessibilité et l’appropriation des Tics par les communautés rurales et péri-urbaines pauvres. Ils doivent aussi contribuer à la réduction de la pauvreté. Au registre des réalisations pour l’émergence d’un e-Sénégal, le ministre en charge des Télécoms et des Tics annonce la mise en place, au courant du deuxième semestre de l’année, d’un Cybervillage à l’entrée de Dakar. ’Sa vocation est de recevoir les entreprises évoluant dans le domaine des technologies de pointe hautement compétitives du e-commerce’, informe Habib Sy. L’objectif du cybervillage est de stimuler le secteur privé dans le domaine du commerce.

Une loi concédant 1 % des marchés publics au profit du Fonds de solidarité numérique a été adoptée en Conseil des ministres. L’Etat démontre ainsi sa volonté de faire émerger les Tics au Sénégal. Mais toujours est-il que, l’Adsl couvre difficilement certaines zones du pays. Une des raisons d’exclusion de certaines populations dans le développement des Tics.

Kh. Bakhoum

(Source : Wal fadjri, 6 juin 2008)

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