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Cybersécurité : les internautes Béninois sensibilisés sur l’hygiène numérique

mardi 19 octobre 2021

L’Etat Béninois est en première ligne d’une action conjointe de sensibilisation des usagers à la cybersécurité et des décideurs à la responsabilité dans la sécurisation du cyberespace. Elle se matérialise grâce au projet OCWAR-C (Crime organisé : réponse ouest-africaine sur la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité) mis en œuvre par Expertise France et la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Etat de la sécurité des systèmes d’information (SI), protection des données personnelles, intervention de la police en cas de cyberharcèlement, lutte contre les fakenews et vigilance en cas de télétravail : autant de thématiques abordées au cours de la journée de sensibilisation à l’hygiène numérique organisée le mardi 12 octobre dernier à Cotonou. L’occasion pour l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) de mettre à la disposition du public deux recueils : un guide du télétravailleur et une brochure sur les règles d’hygiène de base pour la sécurité numérique personnelle améliorée.

En Afrique, 28 millions de cyberattaques ont eu lieu entre janvier et août 2020. La criminalité informatique et autres vols ont fait perdre au continent, plus de 3,5 milliards de dollars en 2017. Comme quoi, les progrès de la numérisation sont proportionnels au risque cyber. Cet environnement hostile n’a pas été un frein pour le Bénin dans ses efforts d’assurer un cyberespace sécurisé. Le pays a gagné 92 places passant de la 149è place en 2017 à la 56è en 2020 dans le classement de l’indice global de cybersécurité.

Faisant partie des Etats membres de la CEDEAO, le Bénin est l’un des bénéficiaires du projet OCWAR-C, en plus de la Mauritanie. Cette initiative fait partie des priorités de coopération entre l’Union européenne, la Commission de la CEDEAO et ses États membres et entre dans le cadre du programme indicatif régional du 11e Fonds européen de développement signé le 6 juillet 2015. Financé à hauteur de 8 millions d’euros, il est mis en œuvre par Expertise France, l’agence française de coopération technique internationale. Son objectif est d’améliorer la résilience et la robustesse des infrastructures de l’information ; et la capacité des parties prenantes en charge de la lutte contre la cybercriminalité.

Protection efficace et efficiente des données personnelles

« Nous le faisons [journée de sensibilisation, Ndlr] en proposant des solutions qui répondent aux réalités et aux besoins des pays dans une optique de complémentarité et d’efficacité. Nous nous efforçons également d’encourager les synergies avec les autres projets en cours sur la thématique dans la sous-région. Dans un futur proche, le projet fournira des équipements complémentaires pour améliorer l’investigation numérique en charge de la lutte contre la cybercriminalité », annonce Rabiyatou Bah, coordonnatrice du projet OCWAR-C.

Pour le Chargé d’affaires de la délégation de l’Union européenne au Bénin, Ruben Alba Aguilera, « s’il est vrai que les avantages de la numérisation sont innombrables et indéniables, il est d’autant plus important de sensibiliser les différents acteurs sur les meilleures pratiques à adopter pour contribuer à la sécurisation de son cyberespace. Cette action [de sensibilisation] vise à partager avec vous les petits gestes simples pour une protection efficace et efficiente des données personnelles. »

Cette journée de sensibilisation intervient dans un contexte marqué par la consolidation des actions du Bénin pour assainir son cyberespace. Exemple de l’adoption du code du numérique, la mise en place de l’ANSSI et d’une stratégie nationale de sécurité numérique. En somme, le pays dispose de l’un des meilleurs mécanismes de lutte contre la cybercriminalité dans la sous-région.

« Cependant, le cadre réglementaire et institutionnel suffit-il à lui seul pour anéantir les risques qui pèsent sur notre cyberespace ? Il y a aussi le facteur humain » à prendre en compte, reconnaît Koudouss Lanignan, directeur adjoint de cabinet du Ministère du numérique et de la digitalisation. D’où l’organisation de la journée de sensibilisation qui, espèrent toutes les parties prenantes, endiguera durablement les risques de cybercriminalité au Bénin.

Michaël Tchokpodo

(Source : CIO Mag, 19 octobre 2021)

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