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Cybersécurité : Les Etats africains invités à assurer leur souveraineté numérique

samedi 3 décembre 2016

Inclure le risque du numérique, tout en assurant notre souveraineté, tel le plaidoyer porté, avant-hier, par le Pr Abdoullah Cissé. Il introduisait une communication lors d’une table ronde organisée par le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria).

La colonisation numérique est à abhorrer par les Etats. Pour cela, il faut assurer notre souveraineté. Jeudi dernier, à l’occasion d’une rencontre initiée par le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codestria) tenue à son siège, sur « l’Etat africain et le service public de la cyber sécurité », le Pr Abdoullah Cissé, président de l’Institut sur la gouvernance démocratique du Codestria, a expliqué que « la civilisation contemporaine est celle du numérique, eu égard à sa rapidité et du danger qu’il cause dans le monde, en compromettant notre devenir ».

Dans son mot introductif, le modérateur a plaidé pour que le continent assure sa « souveraineté numérique ». « La réduction de la fracture numérique pour mieux bénéficier des avantages du numérique est un combat, une préoccupation que devraient mener nos Etats africains », d’après l’avocat, pour entrer dans la République numérique. M. Cissé a souligné que le cyber espace obéit au droit numérique. « Nous devons mettre à niveau toutes nos législations, sinon nous allons nous retrouver avec des difficultés qui nous serons préjudiciables », a-t-il prévenu.

Cette démarche préventive prend en compte l’ensemble des actions du cyber espace citoyen. Sans cela, alerte-t-il, nous ne pouvons assurer notre sécurité dans le web. Toujours, M. Cissé se projette sur l’identité numérique qui consiste à signer nos documents de manière électronique ; seing qui aura la même valeur juridique que la signature manuscrite. Le Pr Abdoullah Cissé pense que nous devons éviter de copier les solutions des autres, tout en mettant les Etats face à leurs responsabilités.

Cadre juridique dissuasif

Mme Awa Ndiaye, présidente de la Commission de protection des données personnelles (Cdp), a abordé le sous-thème « Protection des données personnelles et service public de la cyber sécurité ». Elle a souligné que l’identité numérique américaine ou « Big data » est plus vaste, car prenant en compte l’ensemble des données de la personne. Pour les Européens, il s’agit d’avoir le minimum de données sur l’individu. Toutefois, pour l’Africain, son identité numérique reste à construire. L’ancien ministre du Cadre de Vie a indiqué que le web comporte le monde classique (Google, Gmail, Yahoo, etc.), le « deep » (profond) Internet et le « dark Net », lieu privilégié des pratiques sombres. Sur cette base, Awa Ndiaye plaide pour la mise en place d’un cadre juridique qui dissuade les contrevenants.

Quant à Mamadou Thiam de l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic), il a reconnu que l’Internet est un outil hors norme, car en 10 ans, il a connu un développement fulgurant.

Les milliards de virus créés par jours, les hackers et autres piratages lui font dire que l’Internet comporte des risques directs énormes sur l’homme. A l’en croire, même nos téléphones mobiles constituent une menace pour notre vie. « La victoire d’aujourd’hui, c’est la sécurité de l’espace du web », qui reste un espace très vaste. Même si cette sécurité est un gouffre financier, l’expert persiste qu’elle relève d’une mission régalienne de l’Etat. Ce que confirme Mamadou Sangharé, directeur général de l’Enseignement supérieur (Dges).

Serigne Mansour Sy Cissé

(Source : Le Soleil, 3 décembre 2016)

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