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Course pour une troisième licence globale de télécommunications : Sudatel remporte la palme, et promet d’être opérationnelle dès janvier prochain

samedi 8 septembre 2007

Dans leur souci de faire du Sénégal un pôle d’excellence en matière de télécommunications, le gouvernement après avoir libéré le secteur en 2004, avait annoncé son intention d’attribuer une nouvelle licence globale. À la date limite de l’ouverture des offres, seuls trois soumissionnaires s’étaient présentés : les Koweïtiens de « Celtel », les Saoudiens de « Bintel » et les Soudaniens de « Sudatel ». A l’arrivée, c’est « Sudatel », présentant la meilleure offre financière (100 milliards), technique et juridique qui a remporté la mise. Elle compte se déployer sur le terrain dès janvier 2008. Pour jouer à fond l’objectivité et la neutralité dans l’opération de l’octroi d’une nouvelle licence de télécommunications, l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARPT) s’est appuyé sur le Code des télécommunications. Ceci, en référence à son article 21 qui stipule que la licence est délivrée à toute personne morale adjudicataire d’un appel à la concurrence, et qui s’engage à respecter les dispositions du code, ainsi que les clauses du cahier des charges... » Ainsi, l’Artp qui organisait hier un point de presse, dit se baser sur « le lancement de l’appel d’offres, la réception des soumissions, le dépouillement et l’évaluation des offres et l’adjudication de la licence ». Compte tenu de tous ses paramètres, et des meilleures offres financières, techniques et juridiques, Sudatel a été choisie pour la licence globale de télécommunications. « L’offre de Sudatel est jugée la meilleure par rapport à l’ensemble des prescriptions du cahier des charges. Elle a présenté 100 milliards de francs Cfa contre, respectivement, 75 milliards et 52 milliards pour Celtel et Bintel », précise le directeur général de l’Artp, Daniel Seck. Pour expliquer la procédure, M. Seck parle de la phase pré-marketing (phase information), de la phase de pré-qualification et de la phase de consultation (qui consiste à donner aux opérateurs pré-qualifiés les cahiers de charges). « l’Artp veille en amont et en aval à l’application et au respect des cahiers de charge. Dans ce choix, les critères économiques et financiers ont été notés à 60 % les critères techniques à 20 % et 20 % pour les critères juridiques », dira Thierno Baba Ly, directeur juridique. Pour sa part, Bakar Fall, le directeur, estime que c’est parce que le Sénégal a un fort besoin de couverture, notamment en mobile, la transmission de données, l’accès à l’international et autres accessoires que le gouvernement veut faire du pays un pôle des télécommunications. « Nous voulons augmenter le taux d’occupation du terrain, créer la concurrence et aider le consommateur, car les études montrent qu’il est encore possible d’avoir de nouveaux opérateurs ; pour un total de 3 millions 300 mille abonnés, le Sénégal n’a que 30 % de taux de pénétration. Pour ce cas précis, l’opérateur a proposé une technologie de dernière génération », poursuit M. Fall.

Ousmane Ly

(Source : L’Office, 8 septembre 2007)

Post-Scriptum

Qui est Sudatel ?

Privatisée depuis 1994, la société soudanaise SUDATEL, est détenue à 21% par des capitaux de l’Etat du Soudan, qui en disposait auparavant 66 %, à côté de nombreux actionnaires. Selon le directeur de l’Artp, le capital de SUDATEL compte plusieurs investisseurs stratégiques identifiables tels que Etisalat, opérateur télécoms des Emirats Arabes Unis avec 4,6 %, Talai Alkhoury, investisseur émirati avec 4 %, Q-Tel, opérateur télécoms du Qatar à 3,5 % et The arab company à 3,2 %. Comme capacité, SUDATEL opère avec un réseau à base de fibres optiques d’environ 7.000 Km à l’intérieur du Soudan et une forte présence dans les pays voisins, excepté le Tchad ; et ambitionne d’être l’acteur majeur dans les réseaux de fibres optiques en Afrique de l’Est et du Centre. Mieux, elle représente 60 % du volume de transactions à la Bourse de Khartoum, et est également cotée à Bahrein depuis 2000, et à Abu Dhabi depuis mars 2003. D’autre part, le directeur général de l’Artp, M. Seck, rassure pour dire que la règle de la concurrence, les cahiers des charges seront respectés, et que le Sénégal détient sur ce nouvel opérateur des actions de l’ordre de 15 %. Reste à espérer que le consommateur y trouvera son compte.

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