twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Côte d’Ivoire : Coura Sène, la Directrice Régionale UEMOA de Wave donne des éclaircissements concernant la revue des commissions de ses agents

vendredi 17 juin 2022

Le modèle Wave a véritablement révolutionné le marché du transfert d’argent au Sénégal et maintenant en Côte d’Ivoire. Avant l’arrivée de la licorne en zone UEMOA, les clients payaient des frais 3 à 4 fois plus élevés que ce qu’ils payent aujourd’hui. L’impact de la tarification des services de transfert à 1% a été immédiat sur le porte-monnaie des usagers. « La baisse permet à près de 50 millions d’adultes d’économiser environ 225 millions de dollars (140 milliards de CFA) par mois », explique Coura Sène, Directrice Régionale UEMOA de WAVE. La société propose un produit abordable, facile à utiliser, avec 0 Franc de frais de gestion de compte, un réseau d’agents de qualité et une liquidité toujours disponible.

Si l’impact de Wave est bénéfique sur l’usager, quid donc du modèle économique dans son ensemble ? Le récent changement de commission des agents partenaires en Côte d’Ivoire a entraîné une levée de boucliers. Le 2 juin, le Syndicat national des propriétaires de points de vente mobile money a marqué un arrêt de travail protestant contre une baisse de ses commissions.

Pour les dirigeants de Wave, la nouvelle structure de commissionnement vise à enrôler le plus de populations possibles dans les services financiers de base. En d’autres termes, la success story enregistrée au Sénégal est reproductible en Côte d’Ivoire. “Wave est une entreprise axée sur l’impact dont l’effet sur le marché est transformateur – Wave ne détruit pas d’emplois, mais a choisi de travailler principalement avec des agents (entrepreneurs) et de leur donner l’opportunité de faire plus de revenus”.

En Côte d’Ivoire, Wave a réduit les frais de 80% pour les clients il y a 2 ans et « nous économisons maintenant plus de 100 millions de dollars par an, soit environ 62 milliards FCFA pour nos clients » déclare l’entreprise. Là aussi, la tarification de Wave a entraîné une baisse générale des prix sur le marché ivoirien, ce qui a eu un impact positif sur l’ensemble du secteur.

“En moins de trois ans après nos premières transactions et une année après notre lancement officiel, nous sommes comparés aux leaders du marché”, explique le Directeur en charge du réseau d’agents de Wave Côte d’Ivoire.

Notre concurrence est et a toujours été contre le « Cash »

“Notre compétition ne se passe pas vraiment avec les opérateurs de télécommunications et les autres fournisseurs de services Mobile Money. Notre concurrence est et a toujours été contre le « Cash ». Les questions que nous nous posons chaque jour sont les suivantes : « Comment rivaliser avec le fait qu’il ne coûte apparemment rien aux particuliers et aux entreprises d’effectuer une transaction en espèces ? » C’est là que se situe la véritable concurrence : faire évoluer les clients qui préfèrent l’argent liquide vers un système financier formel et digitalisé.

La proposition de valeur de tout service financier numérique doit pouvoir véritablement concurrencer l’argent liquide s’il vise à inclure financièrement des millions d’adultes. Et le Directeur en charge du réseau d’agents de Wave Côte d’Ivoire de préciser encore : “les services financiers traditionnels sont trop chers, ou trop difficiles à comprendre et à accéder. Si nous parvenons à résoudre ce problème sur tous les marchés où nous sommes présents, nous aurons vraiment réussi. Nous aurons contribué à l’agenda mondial et national de l’inclusion financière. Et en Côte d’Ivoire nous aurons joué un rôle capital dans l’ambition du pays de devenir une économie numérique.

En clair, la baisse imposée au marché par Wave profite aux populations les plus défavorisées et leur permet de se raccorder aux services financiers de base et de contribuer à la croissance économique. C’est la mission et l’impact de Wave, explique sa Directrice Régionale UEMOA, Coura Sène, confiante sur les perspectives. Nous l’avons interviewé.

Coura Sène : Comment se porte Wave à la fin du premier semestre 2022 ?

Wave se porte bien en ce premier semestre de 2022. Nous continuons sur notre lancée pour renforcer l’inclusion financière en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Ouganda et dans tous nos pays d’opérations. Notre culture de services résolument orientés clients nous vaut la confiance de millions d’utilisateurs qui continuent d’utiliser Wave pour leurs besoins financiers au quotidien, que ce soit pour des transactions domestiques ou des réceptions de transferts d’argent internationaux, des paiements de factures ou des paiements marchands. Nous sommes en train de travailler à renforcer notre proposition de valeurs en ajoutant de nouveaux produits encore plus pertinents pour nos clients, pour ainsi augmenter les volumes de transactions qui bénéficient autant à Wave qu’à nos agents partenaires du réseau de distribution”.

Quel a été le point marquant de ce semestre ?

Durant ce semestre, nous avons obtenu l’agrément d’émetteur de monnaie électronique au Sénégal, délivré par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Cette importante étape représente à la fois la reconnaissance du travail abattu ces dernières années dans la zone UEMOA et l’ouverture à des perspectives encore plus ambitieuses.

Vous venez de procéder, en Côte d’Ivoire, à la révision des commissions de vos agents partenaires. Quelles sont les raisons d’un tel changement ?

Laissez moi tout d’abord vous expliquer le principe du système de rémunération des distributeurs de monnaie électronique. De manière générale, le secteur du mobile money fonctionne grâce à un partenariat équitable entre les fournisseurs de services de monnaie électronique et un réseau d’agents qui assure les opérations de dépôts et de retraits d’argent pour les clients. Ces agents partenaires sont rémunérés sur la base d’un modèle de commissionnement propre à chaque opérateur.

Dans notre cas, notre structure de rémunération est en cohérence avec notre business modèle ; elle est basée sur le volume journalier des dépôts et retraits effectués par l’agent partenaire. En cela, elle est différente depuis le début du système traditionnel adopté par nos prédécesseurs qui rémunéraient à la transaction.

Comme dans tout secteur économique, il arrive que les stratégies et les approches évoluent afin d’assurer l’adaptabilité et l’agilité selon les conditions changeantes ou la maturité du marché. Le secteur du mobile money n’échappe pas à cette règle et vous noterez que plus le marché évolue, plus on assiste à des révisions de structures de commissions pour maintenir un certain équilibre qui permet de continuer à satisfaire la demande grandissante.

Toutefois, un changement de structure de commission pour les agents partenaires de Wave n’est pas synonyme d’une baisse de leurs revenus. Et c’est là que se situe tout notre propos car nos agents partenaires sont nos associés et leur pérennité est essentielle pour notre business. C’est pour cela que Wave a tenu à inclure, en complément de la nouvelle grille de commission, le partage de ses revenus sur les transferts de ses clients avec ses agents.

Est ce que l’évolution de vos activités en Côte d’Ivoire est similaire à votre success story au Sénégal ?

Il y a certes des similitudes mais nous sommes conscients que nous opérons dans deux marchés distincts avec chacun ses particularités. Nous travaillons en permanence dans l’optique d’ajouter de nouveaux services à notre offre en Côte d’Ivoire. Il y a par exemple les paiements Canal+ ou du pont HKB qui permettent à nos clients de renouveler leurs abonnements et de recharger leur carte de paiement. Nous sommes particulièrement fiers de nous être associés au dernier projet de la CNPS (Caisse nationale de prévoyance sociale) qui permet aux auto-employés et aux travailleurs indépendants de payer leurs cotisations.

Quelle est au final la particularité de votre modèle économique ?

La force de notre modèle économique se situe dans la rétention de notre clientèle. Wave a été conçu pour résoudre deux problématiques : inclure dans le système financier digitalisé la majorité non-bancarisée des populations sur le continent africain et rendre les services mobile money moins chers, faciles à utiliser et résolument orientés client.

Notre produit est radicalement inclusif et abordable, et parce que le niveau de satisfaction de nos clients est si élevé, les populations veulent continuer à l’utiliser. Ainsi, au fur et à mesure que nous ajoutons de nouveaux produits et services, le volume des transactions augmente pour nous et pour nos agents partenaires de distribution, permettant ainsi à tout un chacun dans notre écosystème d’en tirer profit de façon équitable.

Vos tarifs sont réputés bas. Comment arrivez-vous à faire face aux charges de fonctionnement et à la rémunération du capital ?

Notre vision est de développer la plateforme de services financiers digitaux la plus radicalement inclusive et abordable dans toute l’Afrique. Le mot “plateforme” est important ici. Ce que nous voulons dire, c’est qu’il ne s’agit pas simplement de transfert d’argent entre personnes mais nous avons une vision globale des services financiers tels que les paiements de factures, les paiements marchands, les paiements de masse et plus encore comme le micro-crédit et l’épargne, en étroite collaboration avec des établissements financiers du marché – renforçant ainsi la valeur ajoutée que nous apportons à nos clients.

Les populations et les entreprises ont besoin d’une variété de services financiers et en ont besoin fréquemment dans leur quotidien. Notre but est de leur offrir directement des services à travers des partenaires stratégiques. Notre modèle est bâti pour combler ce grand gap en besoins de services financiers d’une nouvelle ère sur le continent africain.

Notre vision est soutenue par certains des plus grands investisseurs mondiaux tels Sequoia, Y Combinator, Partech, Stripe et bien d’autres et ceux-ci comprennent qu’il s’agit d’un investissement sur le long terme.

J’ajouterai que nous savons comment maintenir nos coûts bas et qu’il s’agit d’une activité à faible marge mais à fort volume vu les immenses besoins à satisfaire.

Nous tenons donc à rassurer nos clients que toutes les dispositions sont prises pour travailler avec l’ensemble des partenaires et parties prenantes afin d’assurer la continuité des services qu’ils apprécient.

Adama Wade

(Source : Financial Afrik, 17 juin 2022)

Mots clés

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 15 418 058 abonnés Internet

  • 15 064 336 abonnés 2G+3G+4G (97,72%)
    • 2G : 21,30%
    • 3G : 39,18%
    • 4G : 39,52%
  • 195 457 abonnés ADSL/Fibre (1,28%)
  • 156 129 clés et box Internet (1,00% )
  • 2 136 abonnés aux 4 FAI (0,02%)
  • Internet fixe : 1,28%
  • Internet mobile : 98,72%

- Liaisons louées : 4 131

- Taux de pénétration des services Internet : 92,29%

(ARTP, 30 juin 2021)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 256 010 abonnés
- 215 687 résidentiels (84%)
- 40323 professionnels (16%)
- Taux de pénétration : 1,52%

(ARTP, 30 septembre 2021)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 19 742 292 abonnés
- Taux de pénétration : 118,18%

(ARTP, 30 septembre 2021)

FACEBOOK

3 850 000 utilisateurs

Taux de pénétration : 23%

- Facebook : 2,95 millions

- Instagram : 1,1 million

- LinkedIn : 800 000

- Twitter : 189 800

(Datareportal, Mars 2022)