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Contre tous risques de violations des correspondances inhérents à l’activité de surveillance du trafic : Le Parti socialiste met en garde le régime de Wade

samedi 7 août 2010

Le Parti socialiste met en garde, dans un communiqué rendu public, l’Etat le gouvernement contre toute tentation de faire peser des menaces sérieuses sur les libertés publiques par les risques de violations des correspondances inhérents à l’activité de surveillance du trafic ». Pour les camarades d’Ousmane Tanor Dieng, » l’irruption de la société Global Voice dans le paysage des télécommunications sénégalaises illustre les travers du régime d’Abdoulaye Wade englué dans ses pratiques nébuleuses et ses méthodes douteuses chaque fois qu’il intervient dans le secteur de la téléphonie et comme dans tout autre domaine de l’économie nationale »

Dans un communiqué rendu public, Ousmane Tanor Dieng et ses camarades socialistes soutiennent qu’ « au-delà de la polémique qu’elle a soulevée dans l’opinion, en particulier avec le personnel et la direction de la Sonatel dont les arguments attendent encore une réfutation sérieuse des autorités étatiques, l’irruption de la société Global Voice dans le paysage des télécommunications sénégalaises illustre les travers du régime d’Abdoulaye Wade englué dans ses pratiques nébuleuses et ses méthodes douteuses chaque fois qu’il intervient dans le secteur de la téléphonie et comme dans tout autre domaine de l’économie nationale d’ailleurs ».

Selon les socialistes, « après le racket et le chantage permanent exercés sur Sentel depuis dix ans pour lui extorquer des fonds, après les velléités incessantes de bradage des actions de l’Etat du Sénégal détenues dans le capital de la Sonatel, après les révélations sur la perception crapuleuse de 20 milliards de commissions logés dans des comptes bancaires à l’étranger à l’occasion de la vente de la troisième licence de téléphonie à Sudatel, cette nouvelle affaire vient en effet démontrer que le Gouvernement n’a cure des véritables intérêts économiques de notre pays ».

En tout état de cause, poursuivent-ils, « les actes que le gouvernement a posés jusqu’ici relèvent d’une mauvaise gouvernance patente si ce n’est carrément de la prévarication habituelle ». Les socialiste de souligner qu’il n’y a, en effet, pas eu d’appel d’offres pour la procédure de désignation de Global Voice comme partenaire technique de l’Etat. De même, ajoutent-ils, « les Sénégalais n’ont pas encore pris connaissance du contrat et ou cahier de charges contenant les droits et obligations des parties contractantes ». « Or, les premières prévisions agitées sans être démenties font état de la somme de 300 milliards de gains pour les cinq prochaines années avec, semble t-il, une clé de répartition à 51/49 entre l’Etat du Sénégal et la société Global Voice », renseignent-ils.

Et d’ajouter : « pour percevoir ce gain faramineux de 150 milliards, Global Voice n’excipe pourtant que d’un investissement de 15 à 20 milliards environ, là où, à dires d’experts, on n’aurait dû dépenser que 1,5 milliards ». Sans contredit possible, fulminent le socialistes, « les prestations attendues de Global Voice n’étaient pas au-dessus des capacités de nos ingénieurs sénégalais et rien, par ailleurs, n’empêchait d’acquérir sur le marché les installations nécessaires au contrôle du trafic par l’Artp ». Selon ces derniers, « il était possible et logique aussi, si par hypothèse, on ne pouvait se passer d’un partenaire technique étranger, de ne le rémunérer alors qu’au juste prix de ses prestations réelles ».

Pour Ousmane Tanor Dieng et ses camarades, « à la faveur de la formidable révolution informatique qui s’est emparée du monde, le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication, avec un dixième du PIB en 2009, a connu un boom extraordinaire et ne cesse depuis lors de connaître un développement soutenu ». Selon eux, « la seule activité de la Sonatel a généré le quart de la croissance nationale et produit 12% des recettes fiscales de l’Etat en 2009. ». De ce fait, ils soulignent qu’ « il s’agit là d’une véritable niche de croissance à deux chiffres qui pouvait valablement être la locomotive d’une croissance nationale plombée par les conséquences fâcheuses de la destruction de l’économie sénégalaise par Abdoulaye Wade ».

Mais, ont-ils déclaré, « cela aurait été ne pas compter avec l’incurie et la volonté du régime patrimonialo-affairiste de transformer chaque dossier d’Etat en opportunité de gains faciles pour des experts et des cabinets étrangers avec qui ils sont en cheville ». « C’était déjà le cas dans le scandale des 20 milliards de commissions de la Sudatel et cette fois encore, compte tenu de la non transparence qui a caractérisé le choix de Global Voice, il y a tout lieu de subodorer une entente frauduleuse en vue de mettre la main sur des centaines de milliards par le truchement d’une société étrangère », soutiennent-ils.

Quoi qu’il en soit, les socialistes ont tenu « à attirer l’attention du gouvernement sur l’expérience peu concluante de pays de la sous région qui ont noté une baisse drastique du trafic international entrant mais aussi, concomitamment et par le jeu de la réciprocité, une hausse des tarifs et une augmentation de la fraude ». Voilà pourquoi, selon eux, « si certains Etats rechignent à appliquer cette surtaxe, d’autres n’ont tout simplement pas hésité à la supprimer après en avoir expérimenté les avantages et les inconvénients ». Les socialistes préconisent de ce fait « une concertation préalable avec l’ensemble des acteurs du secteur (opérateurs, régulateur, administration, consommateur etc) aurait permis de faire la somme de ces expériences pour éclairer la prise de décision ».

Néanmoins, ils mettent en garde le gouvernement contre toute tentation de faire peser des menaces sérieuses sur les libertés publiques par les risques de violations des correspondances inhérents à l’activité de surveillance du trafic ». Ils mettent également en demeure le gouvernement d’avoir à éclairer la religion des Séné

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