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Contentieux à la Sonatel : l’Etat du sénégal recule face à la pression de l’intersyndicale

dimanche 21 février 2010

Mamadou Aidara, le Secrétaire générale de l’intersyndical, a profité d’un séminaire de son organisation à Saly, ce week-end, pour annoncer que l’Etat du Sénégal a renoncé à la vente de ses actions à France Télécom qui en possédait déjà 47%.

Contentieux à la Sonatel : l’Etat du sénégal recule face à la pression de l’intersyndicale A en croire le Secrétaire générale, l’accord avec l’Etat du Sénégal a été conclu depuis le 30 avril 2009. Cet accord vient donc mettre fin à un long bras de fer entre les travailleurs de la Sonatel et l’Etat du Sénégal qui tenait à vendre ses 27% actions. Les syndicalistes ont martelé qu’ils n’accepteraient jamais que la Sonatel devienne une filière de TéléCom car disent-ils : « nous l’avons construite exclusivement avec des Sénégalais sur la base des richesses nationales ».C’est la raison pour laquelle, ils interpellent Thierno Ousmane Sy, le conseiller du président de la République qui siège au conseil d’Administration ainsi qu’à Karim Wade qui a participé au montage du dossier pour la vente des actions de la société.

Aussi, les camarades de Mamadou Aïdara demandent la réouverture du dossier pour la mise en œuvre totale du protocole du 30 Avril qui stipulait que « si l’Etat doit organiser un nantissement pour ouvrir une offre publique de vente pour impliquer les nationaux s’il vendre ses actions . Et rouvrir les négociations avec France Télécom afin de rediscuter du pacte d’actionnariat de la stratégie de croissance ».

L’information selon laquelle l’Etat a nanti près de 3% auprès de la banque de développement malienne « BDM », pour financer des projets de développement socio-économique a aussi préoccupé les syndicalistes. Ils craignent que l’Etat procède à des nantissements parcellaires pour, au finish, gagner la totalité de ses actions et se retrouver dans une posture d’incapacité d’honorer ses remboursements. En effet, le protocole du 30 avril stipulait que si l’Etat devait nantir, il allait ouvrir une offre publique de vente pour permettre aux nationaux de se substituer à lui.

Charles Thialice Senghor

(Source : Pressafrik, 22 février 2010)

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