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Construire Internet par et pour les citoyens

samedi 30 septembre 2000

Dans un peu plus d’un mois se tiendra à Barcelone (Espagne), Global CN 2000, le Premier Congrès International des Réseaux Citoyens. Organisée dans le sillage de Bamako 2000 et en prélude à Dakar 2001, cette importante rencontre devrait se pencher sur les voies et moyens d’impliquer les citoyens dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques visant à développer la société de l’information et à faire en sorte de réduire la fracture numérique qui sévit au plan global entre les pays et au plan local à l’intérieur des nations. En Afrique où la télédensité est la plus basse du monde, la téléphonie rurale encore souvent un rêve, la connectivité Internet fréquemment limitée à la capitale, la bande passante des plus étroites, le coût des équipements informatiques et des télécommunications des plus élevés et tout cela dans un contexte ou la grande majorité des citoyens est doublement analphabète, au sens classique du terme d’abord et au sens « moderne » car ignorant tout de l’informatique, la problématique de la fracture numérique est intrinsèquement liée au développement de la société de l’information. Cela étant, malgré ce tableau des plus sombres, Bamako 2000 a prouvé qu’Internet pouvait et donc devait être mis au service du développement économique et social. En Afrique, les défis sont tels que les réponses ne peuvent être que communautaires qu’il s’agissent de la formation, de l’infrastructure d’accès ou des applications. Les associations comme Osiris et les chapitres nationaux d’Internet Society doivent donc poursuivre leur combat pour faire en sorte que le développement des technologies de l’information et de la communication ne soient pas l’apanage des technocrates, des ingénieurs des télécommunications et des informaticiens et que les préoccupations et les intérêts des citoyens soient en dernière analyse le critère déterminant pour la définition des politiques et la prise des décisions. C’est seulement ainsi que nous pourrons matérialiser le mot d’ordre Internet par et pour les citoyens.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 13 529 883 abonnés Internet

  • 13 251 404 abonnés 2G+3G+4G (97,95%)
    • 2G : 28,14%
    • 3G : 49,01%
    • 4G : 22,05%
  • 117 023 clés et box Internet (0,86%)
  • 158 130 abonnés ADSL/Fibre (1,19%)
  • 3 325 abonnés aux 4 FAI
  • Internet fixe : 1,19%
  • Internet mobile : 98,81%

- Liaisons louées : 22 456

- Taux de pénétration des services Internet : 83,47%

(ARTP, 31 mars 2020)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 211 026 abonnés
- 169 128 lignes résidentielles (80,15%)
- 41 898 lignes professionnelles (19,85%)
- Taux de pénétration : 1,30%

(ARTP, 31 mars 2020)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 948 492 abonnés
- Taux de pénétration : 110,73%

(ARTP, 31 mars 2020)

FACEBOOK

- 3 408 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 20,4%

(Facebook, Décembre 2019)