twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Congo-Brazzaville : L’ARPCE s’explique sur la coupure d’Internet

lundi 20 janvier 2020

Suite à l’interruption brutale, le 16 janvier, de la fourniture d’Internet sur le territoire national, l’Agence de régulation des postes et communications électroniques (ARPCE) a donné un point de presse pour fixer l’opinion sur les raisons de cette rupture de connexion.

En présence des techniciens des deux principaux opérateurs de téléphonie mobile qui opèrent au Congo et de ceux de Congo-télécom, le directeur général de l’ARPCE, Yves Castanou, a éclairci la population sur ce "désagrément sans précédent", ayant entrainé le dysfonctionnement au sein des administrations publiques et privées ainsi que dans la masse populaire.

Le régulateur a fait savoir que la situation ne concerne pas seulement le Congo. D’après les premières informations en sa possession, il s’est agi du principal câble wacs sous-marin qui a été endommagé depuis Londres en Grande Bretagne, pour des raisons jusque-là encore inconnues.

Des bateaux spécialisés, a précisé le directeur de l’ARPCE, seront déployés afin de déceler qu’est-ce qu’il en est exactement, avant d’entamer des réparations qui pourront durer trois à quatre semaines.

« Ce qui est arrivé jeudi, c’est quelque chose d’extrêmement inhabituel. Il s’agit du principal câble sous-marin qui relie l’Afrique du sud à Londres qui s’est coupé. On parle aussi de coupure du câble au Cameroun et au Nigeria », a précisé Yves Castanou.

En dehors du Congo, a-t-il précisé, l’impact de cette coupure brutale d’Internet a atteint tous les pays de la Côte Ouest, notamment le Benin, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée Bissau, le Mozambique et bien d’autres.

Au Congo, cette catastrophe technologique a touché le trafic international et quelques services locaux, entre autres, l’Internet et Mobile money. Pour l’heure, a-t-il poursuivi, les services habilités ont trouvé des voies de contournement et ont pu rétablir la connexion internet. Selon le régulateur, c’est le service Mobile Money qui reste à rétablir, étant donné que "l’opérateur héberge ses services en dehors du Congo".

Dès que la situation est reglée, l’Internet sera retabli, a conclu le directeur général de l’ARPCE.

Firmin Oyé

(Source : Les Dépêches de Brazzaville, 20 janvier 2020)

Mots clés

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 12 045 735 abonnés Internet

  • 11 779 800 abonnés 2G+3G+4G (97,8%)
    • 2G : 25,88%
    • 3G : 53,06%
    • 4G : 21,06%
  • 108 945 clés et box Internet (0,90%)
  • 152 047 abonnés ADSL/Fibre (1,29%)
  • 1766 abonnés bas débit (0,02%)
  • 3 177 abonnés aux 4 FAI
  • Internet fixe : 1,30%
  • Internet mobile : 98,70%

- Liaisons louées : 22 060

- Taux de pénétration des services Internet : 74,31%

(ARTP, 31 décembre 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 5800 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, décembre 2019)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 207 592 abonnés
- 165 915 lignes résidentielles (79,92%)
- 41 677 lignes professionnelles (20,08%)
- Taux de pénétration : 1,28%

(ARTP, 31 décembre 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 880 594 abonnés
- Taux de pénétration : 110,31%

(ARTP, 31 décembre 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)