twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Communiqué : L’ARTP la plus grosse arnaque au Peuple Sénégalais, pire que les opérateurs

dimanche 3 janvier 2016

Suite à un article du journal « le quotidien », intitulé «  Utilisation de Skype, Viber et Whatsapp : l’ARTP se connecte à la censure  », l’ARTP a publié une mise au point dans son site web, le 28 Décembre 2015, pour annoncer qu’elle n’est nullement dans les dispositions de demander le blocage d’une quelconque application au Sénégal. Cependant, elle a initié une réflexion afin d’évaluer l’impact technique et socio-économique de ces OTT au Sénégal.

Il est déplorable ­qu’avant la fin de cette réflexion que le Directeur de l’économie et des marchés de l’ARTP tienne des propos tendancieux, augurant d’une censure prochaine des OTT. En effet, au lieu de défendre les intérêts des sénégalais, l’argumentaire avancé est axé autour des pertes enregistrées par les opérateurs. C’est à la limite une hérésie  !

Au moment où on n’a pas encore fini de dénoncer la mauvaise mise en œuvre de la portabilité qui augmente le coût des appels téléphoniques au Sénégal, l’inertie de l’ARTP face à l’augmentation du tarif de communication locale par Orange/Sonatel, la régression du Sénégal confirmé par le rapport 2015 de l’UIT, l’absence d’une politique sectorielle TIC depuis 2012, l’ARTP ne trouve d’utile pour le Sénégal qu’un tel sujet de réflexion. Aucun argument pertinent qui va dans le sens des intérêts des utilisateurs sénégalais ne peut être invoqué pour la justifier. Encore une fois, l’ARTP prouve qu’elle n’a jamais été au service du Peuple Sénégalais. Pire encore, elle a pris fait et cause depuis 2014 pour les opérateurs en particulier celui historique au détriment du Peuple Sénégalais.­

Décidément nos autorités sont loin de celles qui favorisent le développement des TIC au bénéfice de leurs populations, comme en Algérie. En effet, dans ce pays il a été développé avec l’appui des autorités un service de VoIP, qui permet, tout comme Skype, Viber, Whatsapp et autres, d’effectuer des appels en ligne, en local et à l’international, vers tous les réseaux fixes et mobiles, totalement gratuit et illimité ou à des tarifs très avantageux.

Le peuple sénégalais n’acceptera jamais d’être privé des avantages des progrès technologiques. Aussi les opérateurs doivent s’adapter ou disparaître. ­ Ainsi l*’Association Sénégalaise des Utilisateurs des TIC (ASUTIC) estime que cette initiative de l’ARTP est inopportune, scandaleuse et inacceptable.

Les priorités et urgences de l’heure sont ailleurs depuis le lancement de l’appel d’offres sur la 4G. En effet, avec l’implication de toutes les parties prenantes, la réflexion devrait plutôt porter sur les opportunités et possibilités offertes par la 4G pour l’aménagement numérique du Sénégal, la réduction de la fracture numérique entre la ville et la campagne, la création d’un cadre qui favorise l’éclosion des opérateurs virtuels (MVNO), etc. Les enjeux ne sont pas que financiers sur la licence 4G.

Les autorités nous ont habitués à un bradage aux étrangers des ressources du Sénégal. Avant 2012, abandon de créances sur Expresso (8 milliards), la vente de la licence 3G à Orange pour seulement 3,5 milliards, au moment où certains pays africains l’on vendu à 50 milliards où 70 milliards. Après 2012, les autorités n’ont pas fait mieux sinon pire, avec, notamment l’accord signé avec Tigo pour seulement 53 milliards, soit une perte estimée à 100 milliards.

L’Association Sénégalaise des Utilisateurs des TIC (ASUTIC)­ :

- S’opposera énergiquement à toute tentative de priver les Sénégalais des bénéfices des progrès technologiques ;
- Rappelle à l’ARTP qu’un des objectifs qui lui est fixé, est d’accompagner le développement des réseaux et services en favorisant les initiatives tendant à les adapter à l’évolution des technologies et aux progrès scientifiques (Article 126 de la Loi n° 2011–01 du 24 février 2011 portant Code des Télécommunications)­ ;
- Demande à l’ARTP de veiller sur les intérêts nationaux en matière de télécommunication conformément aux dispositions de l’article 125 de la Loi n° 2011–01 du 24 février 2011 portant Code des Télécommunications ;
- Exige de l’ARTP la publication d’un rapport sur le processus et les conditions d’attribution des licences 4G aux opérateurs afin que le peuple sénégalais soit édifié sur la préservation ou non de ses intérêts. Aucun manquement ne sera accepté encore moins toléré par le Peuple Sénégalais. We are watching you.

Bonne année et Meilleurs vœux 2016

Fait à Dakar, le 03 Janvier 2016
Le Président
Ndiaga Gueye

(Source : ASUTIC, 3 janvier 2016)

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 35 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 965 676 abonnés Internet

  • 8 679 507 abonnés 2G+3G (96,81%)
  • 161 625 clés Internet (1,80%)
  • 106 126 abonnés ADSL (1,18%)
  • 18 418 abonnés bas débit (0,21%)

- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

(ARTP, 30 juin 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 288 658 abonnés
- 1 156 lignes publiques
- Taux de pénétration : 1,96%

(ARTP, 30 juin 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 436 809 abonnés
- Taux de pénétration : 104, 30%

(ARTP, 30 juin 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)