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Communications sociales : Eugénie Rokhaya Aw propose un usage des Tic respecteux de la morale

mardi 31 mai 2011

Les communicateurs catholiques ont célébré diamanche à la centrale des Œuvres catholiques et apostoliques de Dakar, la 45e de la journée mondiale des communications sociales. Occasion saisie par la directrice du Cesti, Madame Eugénie Rokhoya Aw Ndiaye pour les exhorter à faire front contre l’usage néfaste des Tic.

Face aux communicateurs catholiques venus des quatre coins du Sénégal pour célébrer la 45e édition de la journée mondiale des communications sociales, la directrice du Cesti, Madame Eugénie Rokhaya Aw Ndiaye, a lancé un appel à « lutter contre l’usage néfaste de technologies de l’information et de la communication ». Saluant le rôle qu’elles ont joué dans la révolte du monde arabe, elle a aussi plaidé sa « moralisation ». En claire, il faut que les usagers de la toile fassent un effort dans l’éthique et la déontologie dans la diffusion de l’information et des images.

Elle fait ainsi allusion à certains propos ou image qui frôlent l’indécence et qui circulent sur le net. En exemple, elle cite en terme voilé le cas de l’ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), Philippe Henry Dacoury-Tablet, à terre, molesté par les Forces républicain de Côte d’Ivoire qui l’ont dévêtu et laissé en slip. Ces images qui ont fait le tour du monde après la chute de Laurent Gbagbo ont choqué plus d’un. C’est justement ce procédé qu’il faut combattre en moralisant les contenus. La directrice du Cesti animait le thème de la 45e édition intitulé : « Vérité, annonce et authenticité de vie à l’ère du numérique ». La journée aurait dû se tenir le 5 juin comme l’indique le Vatican. Mais compte tenu de l’agenda chargé de l’Eglise locale à cette période, elle a été célébrée hier.

Dans sa communication, Madame Ndiaye a exhorté les fidèles catholiques à utiliser les Tic pour être producteurs de l’information. « Nous avons des hôpitaux, des écoles, l’enseignement supérieur, une Eglise catholique vivante, dynamique à travers ses mouvements et associations de jeunesse.

Différence fondamentale entre médias traditionnels et Tic

Il faut que l’on sente dans les médias que quelque chose est en train d’être fait », a-t-elle plaidée. S’adressant aux délégués, elle les invitera à s’interroger sur « l’utilisation récente des réseaux dans les derniers évènements, pour en tirer les leçons sur l’emploi que nous devons en faire ». Elle donne quelques pistes, notamment dans « la promotion de la Bonne Nouvelle ». Parce qu’au moment où les gens s’inquiètent du désengagement des jeunes dans les mouvements, elle interpelle la hiérarchie, « est-ce que nous avons travaillé avec les moyens de communication pour trouver leurs aspirations ». Elle estime qu’il faut « évangéliser le net par le net » puisque les jeunes y sont et ils s’attardent sur des sites pas forcément recommandables. Toutefois, elle a attiré l’attention de ses interlocuteurs sur le laisser aller, le libertinage ou encore les dérives qu’on note aujourd’hui. La différence fondamentale qu’il y a entre les médias traditionnels et les Tic, c’est qu’il est souvent difficile d’authentifier l’information à cause de son caractère insaisissable, remarque Madame Ndiaye. Mais, ajoute-t-elle, il ne faut pas que les cybernautes se cachent derrière cet aspect pour se lancer dans une diatribe pouvant provoquer une conséquence désastreuse. « Il faut s’approprier les réseaux sociaux qui ont l’avantage d’être actif et interactif, car mettant en lien des personnes se trouvant dans des endroits différents ». Si elle appelle à faire un usage judicieux de cet outil que constitue Internet, c’est parce que la bataille de la communication se joue là, croit-elle. Or, comparée aux autres continents, l’Afrique est presqu’encore vierge dans se domaine. Et pour cause, « nous ne produisons pas suffisamment d’informations sur nous-mêmes », souligne Madame Ndiaye.Les voies de recherche qu’elle indique concernent la création de « moteur de recherche » propre à l’Afrique, mais aussi la création de contenus.

François Mendy

(Source : Le Soleil, 31 mai 2011)

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