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Colisdays : « nous croyons à l’économie de partage »

mercredi 5 février 2020

L’envoi et la réception de colis est une problématique au cœur de la diaspora qui souhaite maintenir des liens avec les membres de la famille restée au pays. Colisdays, fondée par Mactar Sylla, espère révolutionner ce secteur en pleine expansion.

Cio Mag : Mactar Sylla, vous avez créé Colisdays. Quels sont les résultats de votre entreprise obtenus depuis l’an dernier ?

Mactar Sylla : Les résultats sont plutôt très encourageants. Notre trafic a quasiment triplé depuis la sorte de la nouvelle plateforme en septembre 2019 passant de 900 visiteurs à 3000 visiteurs uniques tous les mois. Ce qui a eu pour effet d’augmenter le nombre d’annonces en ligne de 40 à 90 tous les mois même s’il y a encore beaucoup de progrès à faire pour booster significativement les annonces et ainsi pouvoir répondre à toutes les demandes partout dans le monde.

Depuis le lancement de la nouvelle plateforme en septembre 2019, nous avons généré une quarantaine de transactions donc de mises en relation, dont 70 ont été faites sur des trajets locaux, c’est-à-dire des envois de colis au sein d’un même pays. La France étant le pays où nous faisons plus de transactions jusqu’à présent.

Quel est le profil type de l’utilisateur de Colisdays ?

Colisdays a été conçu pour répondre répondre à une problématique récurrente de la Diaspora Africaine, c’est-à-dire celle d’avoir la possibilité d’expédier des colis en Afrique à des tarifs abordables. Par exemple, un colis de 5Kg à acheminer de Paris à Dakar vous revient en moyenne à 50€ en passant par les opérateurs classiques. Chez Nous, cela vous revient entre 20€ et 25€ avec les frais d’assurances et de mise relation inclus.

Nous avons de fortes communautés de diasporas Sénégalaises, Ivoiriennes implantées en France qui utilisent nos services pour acheminer leurs colis vers leurs pays d’origine. Egalement, nous avons reçu une dizaine de sollicitations de PME africaines qui souhaitent des solutions sur mesure pour l’acheminement de leurs produits à l’étranger.

Pourquoi croyez-vous à la numérisation du marché du colis à destination de l’Afrique ?

De manière générale, je crois fortement à l’essor de l’économie de partage en Afrique, un concept qui creuse son sillon et qui se manifeste d’ailleurs par l’éclosion de sites d’annonces en tout genre, partage de bons plans, livraison géolocalisée de particulier à particulier…

Nos tarifs moins onéreux que la concurrence sont facilités par notre concept collaboratif. En effet chez Colisdays, ce sont les utilisateurs qui fixent les prix et les parties peuvent négocier jusqu’à se mettre d’accord sur un tarif raisonnable. Cela crée aussi des liens entre les utilisateurs avec la satisfaction pour le voyageur d’avoir à la fois pu rendre service et d‘amortir ses frais sur un déplacement qu’il aurait fait de toute manière, et pour l’expéditeur le sentiment d’avoir réalisé une bonne affaire.

D’où tirez-vous vos bénéfices ?

Colisdays se rémunère via des frais de service et de mise en relation. Colisdays prélève ainsi des frais de commissions entre 20 à 30% sur chaque transaction effectuée. L’assurance Allianz en cas de perte ou de vol est incluse pour toutes les transactions. Celle-ci apporte de la crédibilité dans notre activité qui repose essentiellement sur la confiance entre les membres de la communauté.

Ces frais de commissions servent aussi à faire vivre le site et à offrir de nouveaux services aux membres de la communauté.

Niveau sécurité, est-ce que le client n’a rien à craindre ?

Colisdays se positionne en tiers de confiance et se porte responsable s’il y a le moindre souci au niveau de l’acheminement des colis. D’ailleurs, tous les colis acheminés via notre plateforme sont assurés par ALLIANZ en cas de dégradation, perte ou vol.

Les utilisateurs sont intégralement remboursés si toutefois leurs colis se retrouvent perdus. En réalité, jusqu’ici, 100% des colis expédiés depuis la plateforme sont arrivés à leurs destinateurs finaux sans le moindre dommage. Le risque de perte de dégradation ou de perte du colis est faible car les voyageurs reçoivent un guide d’utilisation avec toutes les astuces nécessaires pour le bon transport des colis.

A cela s’ajoute que l’identité de chaque membre inscrit sur Colisdays.com est systématiquement vérifiée car cela permet de renforcer la confiance dans la communauté. Les profils non vérifiés ne peuvent pas échanger avec les autres utilisateurs.

Quelle stratégie comptez-vous mettre en place pour en attirer davantage de clients ?

Au lancement de Colisdays, nous avions uns stratégie plutôt orientée vers les livraisons long-courriers mais avec le temps nous nous sommes aperçus qu’il y avait autant de demandes pour les livraisons locales notamment dans des pays comme la France où le recours aux particuliers pour la livraison est de plus en plus une alternative prisée. D’ailleurs, 70% de notre chiffre d’affaires se fait depuis la France, ce qui s’explique en partie par le fait que 60% de nos utilisateurs résident en France sur une base de 2000 utilisateurs.

Depuis le lancement de la plateforme en septembre 2019, nous avons généré une quarantaine de commandes. Nous avons beaucoup de demandes que nous n’arrivons pas convertir du fait d’un manque de diversité de nos annonces qui n’arrivent pas à couvrir toutes les destinations de l’Europe vers l’Afrique et inversement.

L’objectif est donc de nous concentrer sur des marchés à forte demande comme la France, l’Italie, l’Espagne en optimisant notre référencement naturel sur les moteurs de recherche (la quasi-totalité de nos utilisateurs nous trouvent suite à des recherches sur Internet) et en développant des actions de communication vers ces pays.

Quelles sont les perspectives pour l’année 2020 ?

En 2020, nous souhaitons élargir nos services vers du B to B en proposant des solutions de livraison sur mesure pour les entreprises e-commerce en Afrique qui aujourd’hui sont confrontées aux difficultés d’acheminent de leurs produits dans la sous-région.

Parallèlement, nous cherchons activement à lever des fonds pour accélérer cette croissance et renforcer la toute dernière mouture de notre plateforme – avec comme ligne de mire une communauté de 20 000 utilisateurs en 2020 et à 100 000 utilisateurs à l’horizon 2022.

Propos recueillis par Rudy Casbi

(Source : CIO Mag, 5 février 2020)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 10 534 038 abonnés Internet

  • 10 531 260 abonnés 2G+3G+4G (97,58%)
    • 2G : 29,14%
    • 3G : 54,77%
    • 4G : 16,08%
  • 101 090 clés et box Internet (0,96%)
  • 151 915 abonnés ADSL/Fibre (1,47%)
  • 1781 abonnés bas débit (0,02%)
  • 2778 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 570

- Taux de pénétration des services Internet : 66,98%

(ARTP, 30 septembre 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 5800 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, décembre 2019)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 225 643 abonnés
- 183 331lignes résidentielles (81,25%)
- 42 312 lignes professionnelles (18,75%)
- Taux de pénétration : 1,4352%

(ARTP, 30 septembre 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 398 285 abonnés
- Taux de pénétration : 110,63%

(ARTP, 30 septembre 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)