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Cameroun : Enfin, la portabilité des numéros mobiles est entrée en vigueur !

mercredi 23 août 2017

Les autorités camerounaises ont officiellement lancé la portabilité des numéros dans le pays le 21 août 2017 au ministère des Postes et Télécommunications. Pour un début, la portabilité au Cameroun ne concernera que les numéros appartenant aux opérateurs Orange, Mtn et Nexttel Cameroun. Ceux de la téléphonie fixe seront concernés un peu plus tard. De manière générale, l’introduction de la portabilité au Cameroun permettra aux abonnés camerounais de pouvoir changer d’opérateurs de téléphonie mobile tout en conservant leur numéro de téléphone.

Sur la procédure à suivre, l’abonné devra se rendre chez l’opérateur qu’il souhaite quitter. Il sera invité à remplir un formulaire de demande de portage. Dans ce formulaire, il devra renseigner plusieurs informations dont ses noms et prénoms, le numéro de sa carte nationale d’identité, la date de délivrance et le lieu, le numéro de téléphone qu’il veut porter, le nom de l’opérateur auquel il appartient, le code RIO (relevé identité opérateur) qui est un identifiant unique de 12 caractères alphanumériques attribué à chaque numéro mobile et ayant pour but de faciliter l’identification du numéro lors des demandes de portage (il s’obtient en composant le *888#), la date de la dernière demande de portage, la date du jour du dépôt et le lieu, et enfin sa signature.

Pour Philémon Zo’o Zame, le directeur géneral de l’ART, et pour le gouvernement, cette portabilité est un instrument de régulation qui permet de stimuler la concurrence dans le secteur des télécoms et a pour effet l’amélioration de la qualité offerte, la baisse des tarifs et l’accroissement des offres de services innovants.

Un groupement pour gérer la portabilité

La portabilité intervient après un long processus. L’on se souvient que les opérateurs mobiles camerounais Orange Cameroun, Nexttel Cameroon et MTN Cameroon avaient signé le 31 janvier 2017 à Yaoundé un protocole d’accord lançant les activités du Groupement d’intérêt économique pour la gestion de la portabilité mobile au Cameroun (GIE-PMC). Un GIE-PMC, dirigé pour les deux premières années par Nexttel Cameroun, qui permet aux opérateurs mobiles de travailler ensemble pour la mise en œuvre de la portabilité et de « faciliter la migration vers ce nouvel outil en coordonnant les échanges techniques entre opérateurs ». « C’est une nécessité pour que la portabilité mobile au Cameroun soit un succès au niveau des abonnés, des opérateurs et du gouvernement », déclarait Nguyen Duc Quang, le DG de Nexttel Cameroon et par ailleurs Président du conseil d’administration du GIE-PMC.

Outre la mise en œuvre de cette portabilité, parmi les missions du GIE-PMC figurent la gestion de la base de données de référence des numéros portés afin de permettre à ses membres d’assurer l’acheminement direct des communications électroniques de ces numéros.

La mise en place de ce GIC intervenait après la signature par les opérateurs de la téléphonie mobile MTN, Orange et Nexttel Cameroun le 19 avril 2016 d’un contrat avec le Chinois Huawei pour la mise en place de la base de données centralisée pour l’exploitation de la portabilité. Coût de l’opération, 1,5 milliards de F.CFA supporté par MTN, Orange et Nexttel. La signature de ce contrat lui-même intervenant après une quarantaine de réunions du Comité national de mise en œuvre de la portabilité et de plusieurs séances de travail entre les opérateurs concessionnaires et Huawei.

« Avec un tel arsenal, il ne fait aucun doute que la portabilité des numéros mobiles au Cameroun bénéficie de l’encadrement juridique nécessaire. Il ne revient plus qu’aux acteurs de mettre en œuvre cette portabilité et que la communauté des utilisateurs en ressente l’impact », explique aujourd’hui Joseph Nsongan Etoung, inspecteur général au Minpostel. Il invite d’ailleurs, au nom du Minpostel, les consommateurs à poser le maximum de questions aux opérateurs mobiles sur les contours de cette portabilité.

Une longue histoire

C’est depuis l’année 2010 que le Cameroun s’est engagé dans la portabilité. La loi de 2010 sur les communications électroniques indique en son article 50 alinéa 3 que tout abonné à un réseau de communications électroniques bénéficie du service de la portabilité. En 2012, le Premier ministre a signé un décret d’application fixant les conditions de portabilité des numéros

C’est en 2013 que le DG de l’ART d’alors, Jean-Louis Beh Mengue, lance l’appel d’offres pour la fourniture, l’installation et l’exploitation d’une base de données centralisée en vue de la gestion de la portabilité des numéros mobiles au Cameroun. La publication des résultats de cet appel d’offres interviendra le 21 juillet 2015. Pourquoi le retard observé ? François Kamgam, conseiller technique N°3 à l’ART et président de la commission nationale de mise en œuvre de la portabilité au Cameroun, a ses explications : « Chaque partie a ses propres usages en matière de rédaction des contrats, chaque partie a des intérêts à protéger, qui parfois sont contradictoires aux intérêts des autres, le contrat doit pouvoir gérer sans failles les rapports des parties à transmettre à la base de données de gestion de la portabilité. Avec tout cela, on peut donc comprendre la complexité d’un tel contrat et le temps qu’il nous a fallu pour nous de le finaliser. Je veux dire pour des gens qui le font pour la première fois et qui en plus ont d’autres choses à faire. »

Aujourd’hui, la portabilité est donc effective. Si cela va davantage satisfaire de nombreux abonnés qui souhaitaient migrer d’un opérateur à l’autre en gardant leur numéro, les opérateurs mobiles, eux, pensent que les migrations des abonnés ne seront pas assez denses en raison du fait qu’ils estiment à 65% le nombre d’abonnés mobiles camerounais ayant au moins deux cartes SIM (une de MTN et une d’Orange). « Quel intérêt un Camerounais qui a déjà deux ou trois cartes SIM aurait-il à passer d’un opérateur à un autre ? », s’interroge-t-on côté opérateurs. Dans tous les cas, dans les mois à venir on en saura probablement davantage sur les pourcentages de migration. Et surtout en faveur de qui et au détriment de quels opérateurs.

(Source : TIC Mag, 23 août 2017)

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