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Bras de fer autour des appels entrants : L’Artp et la Sonatel se déchirent

jeudi 6 octobre 2011

On susurrait depuis des semaines, on en a maintenant la certitude. « L’As » a appris de sources bien informées que l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) a adressé lundi dernier une lettre à la Sonatel pour lui réclamer le relevé des appels entrants du mois de septembre. La lettre qui a complètement stupéfié la Sonatel n’a pas reçu un écho favorable. Puisque la boite des télécommunications a estimé que l’accord qui la liait à l’Etat n’inclut pas le mois de septembre, car le délai était très court pour mettre en vigueur la surtaxe. En tout cas, l’Artp est disposée à rentrer dans ses fonds coûte que coûte, ce que lui refuse poliment mais fermement la Sonatel. D’ailleurs, le mot d’ordre de la boîte se passe de commentaire. « Nous ne payerons pas un seul rond », tonne-t-on du côté des Sonatéliens.

Contrairement à la guerre de Troie, la bataille entre la Société nationale de Télécommunication (Sonatel) et l’Etat aura bel et bien lieu. Et ce qui se trame en dessous n’augure rien de bon. « L’As » a appris de sources bien informées que l’Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes (Artp) et montée au créneau pour intimer à la Sonatel l’ordre de passer au plus vite à la caisse.

Dans une missive en date du lundi 03 octobre dernier, adressée à la direction générale de la Sonatel et dont « L’As » détient une copie, le directeur de l’Artp, Ndongo Diaw est allé droit au but. « A compter du mois de septembre 2011 et au plus tard le 5 octobre, chaque opérateur doit remettre sa déclaration et ses données d’appels internationaux entrants, par un support électronique à l’Artp ». Conscient que la Sonatel est réticente à la surtaxe. Ndongo Diaw se fait plus menaçant pour radoucir les récalcitrants. « Toutefois, faute de recevoir les informations sus rappelées dans les délais impartis tels que rappelés par le courrier du 14 septembre 2011, l’Artp se verra dans l’obligation d’émettre une facture estimée qui sera recouvrée par l’agent comptable public, suivant les procédures prévues pour les recouvrements des créances de l’Etat ».

Et comme il fallait s’y attendre, la Sonatel a ragé contre cette injonction. Mieux, elle a décidé de ramer tout simplement à contre-courant de l’Artp, qui cherche à lui tordre le bras sans aucune raison valable. Raison pour laquelle, aussitôt que la lettre a été reçue le 04 octobre, la direction générale a clairement affiché sa position. « Nous n’allons pas payer la facture de l’Artp et nous n’allons pas envoyer les Call détails reports (Cdr) », souffle une source bien informée.

En fait si la Sonatel est tellement désabusée par la tournure des événements et plus particulièrement par l’attitude de l’Artp, c’est qu’un accord de principe avait été conclu entre le premier opérateur de téléphonie au Sénégal et l’Etat via la tutelle c’est-à-dire le ministère de la Communication, pour reporter l’entrée en vigueur de la surtaxe. Parce que les différents partenaires de Sonatel à l’extérieur étaient pris au dépourvu par le décret et ne s’y étaient pas préparés. Par la suite, des courriers ont été de nouveau envoyés à ces clients de Sonatel avec accord du ministre pour différer la mise en vigueur de la surtaxe.

« Nous ne comprenons pas cet excès de zèle du directeur de l’Artp, Ndongo Diaw », poursuit la même source désabusée. « Nous ne payerons aucun rond quelle que soit la menace », rage un Sonatelien très au fait du dossier.

Si du côté de la direction on s’arme par tous les moyens pour faire face, du côté des travailleurs on cherche aussi à mobiliser les troupes. Parce que, comme ils le disent eux-mêmes, la bataille sera « longue et ardue ». D’ailleurs, « l’As » a appris de sources concordantes que l’intersyndicale de la Sonatel va se réunir en fin de semaine pour concocter leur second plan d’action. Cette radicalisation des camarades de Mamadou Aidara Diop fait suite au fiasco des négociations de jeudi dernier entre l’Etat et les travailleurs, à la Direction du Travail. L’acte de non-conciliation signé lundi dernier par Ndèye Founé Diallo n’a fait que creuser davantage le fossé entre la Sonatel et l’Etat.

Papa Ismaila Keita

(Source : L’As, 6 octobre 2011)

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