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« Avec le come-back de Global Voice Group (Gvg), une hausse des appels entrants nationaux et internationaux sera inévitable »

mercredi 8 avril 2015

En conférence de presse hier, l’Amicale des cadres de la Sonatel (Acson) a attiré l’attention des consommateurs sur une probable hausse des appels entrants, avec le retour de Global Voice Group (Gvg). L’occasion a été aussi saisie par eux pour apporter certaines clarifications suite à la dernière sortie de leur ministre de tutelle.

L’alerte est sonnée. Et c’est l’Amicale des cadres de la Sonatel (Acson) qui tire la sonnette d’alarme. « Avec le come-back de Global voice group (Gvg), une hausse des appels entrants nationaux et internationaux sera inévitable. C’est du domaine du possible. Global voice est déjà sur place et avec son arrivée, le prix du téléphone risque de connaître une augmentation car, il nous faudra nous ajuster en conséquence », annonce Demba Diarra Mbodji, président de l’Acson. Leur « crainte » se fonde sur les démarches qu’entame l’Etat pour relancer le dossier Gvg et démarrer le contrôle de la supervision du trafic et le contrôle sur la qualité de service des réseaux, fixe et mobile, de façon permanente. Une décision qui, selon eux, est non conforme à la réglementation et à la législation en vigueur. « Nous ne serons pas d’accord avec Macky Sall car, nous ne pouvons accepter de Macky Sall ce que nous avons refusé à Abdoulaye Wade. Nous ne sommes pas contre le contrôle, mais nous souhaitons que cela se fasse dans le cadre réglementaire. Nous ne voulons pas d’un contrôle permanent car seul le contrôle ponctuel est permis. Nous devons débattre sur des politiques nationales et cesser la politique politicienne car, la Sonatel verse plus de 250 milliards/an à l’Etat en termes de taxes et de dividendes », embraie M. Aïdara, responsable du personnel de la Sonatel. Autre grief soulevé par l’Acson, l’appel d’offres international lancé par l’Etat du Sénégal pour l’attribution des fréquences de la 4G. Une attitude qui ne traduit qu’un « subterfuge » de l’Etat pour introduire un 4e opérateur téléphonique (Mtn) dans le secteur déjà surpeuplé des télécommunications. Alors que des études récentes menées par d’éminents experts en la matière démontrent que le marché du Sénégal ne peut pas acquérir un 4e opérateur. « Accroître le nombre d’acteurs sur le marché serait préjudiciable à la maximisation de l’impact économique des télécommunications et des recettes pour l’Etat du Sénégal. Cela ne signifie nullement que nous avons peur de la Mtn. Bien au contraire, son arrivée ne nous émeut nullement, mais l’arrivée d’un 4e opérateur ne peut que déstructurer le marché », argue Demba Diarra Mbodji. Et, selon eux, l’Etat doit lever toute équivoque sur cette « nébuleuse » par souci de transparence et afin de « rétablir la réalité des faits ».

Licence 4G : « La Sonatel n’a jamais été consultée, elle n’a jamais fait une offre et n’a pas encore reçu de demande allant dans ce sens »

Une flèche décochée à l’endroit du ministre des Postes et des Télécommunications, Yaya Abdou Kane, qui n’a pas échappé aux mises au point caustiques des cadres de la Sonatel. Dénonçant les « contre-vérités » du ministre des Télécommunications, l’Acson a apporté des clarifications : « Si l’on se fie aux déclarations du ministre dans la presse locale, la Sonatel aurait fait une offre de 12, 15 et 26 milliards pour acquérir la licence 4G. Non seulement c’est faux, mais le ministre a inventé. La Sonatel n’a jamais été consultée, elle n’a jamais fait une offre et n’a pas encore reçu de demande allant dans ce sens. » Pis, quand le ministre avance l’argument selon lequel la phase pilote d’expérimentation de la 4G a été arrêtée parce que « les propositions reçues des opérateurs ont été jugées insuffisantes », l’Acson, qui craint que « l’histoire (scandale 3G Sudatel) ne se répète », précise : « Sonatel a été obligée d’arrêter les tests de la phase pilote de la 4G à compter du 31 mars 2015 suite à la décision de l’Artp notifiée à la Sonatel le 30 mars 2015. Et ceci, malgré les nombreux courriers de la Sonatel à l’Etat demandant les modalités d’octroi de la 4G. Demandes restées sans réponse. La Sonatel n’a pas encore été invitée à soumettre une proposition pour l’obtention d’une autorisation d’utilisation des fréquences 4G. Elle n’a pas non plus transmis d’offre aux autorités, au demeurant, il aurait fallu que l’Etat communique d’abord un cahier de charges. Ce qui n’a pas été le cas. »

Ndèye Fatou Seck

(Source : L’Observateur, 8 avril 2015)

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