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Audit technique de la bande Fm à Dakar : Le spectre du non-respect des règlements

samedi 3 juin 2006

Sur les 31 stations radios en exploitation à Dakar, seules 17 sont conformes au plan de Genève 84 ainsi que les dispositions techniques réglementaires. C’est ce qui est ressorti du rapport de l’audit technique de la bande Fm à Dakar, présenté, mercredi, à l’hôtel Méridien par l’Agence de régulation des télécommunications et de la poste (Artp). Suite aux interférences récurrentes, désagréables pour la qualité d’écoute, cet organisme, en charge de la gestion, de la planification et de l’attribution des fréquences, a entrepris de vérifier la conformité des émetteurs Fm. Une opération d’audit technique du spectre de radiodiffusion à modulation de fréquence, dont les enseignements devraient permettre, entre autres, de faire respecter les rapports de protection requise entre émetteurs.

L’étude qui a concerné toute la bande Fm, de Dakar, montre que des radios qui sont citées comme faisant partie des stations les plus populaires, sont accusées de ne pas respecter les dispositions techniques réglementaires. On retrouve dans ce lot, Sud Fm, Rfm, Rts (chaîne nationale), Dunyaa Fm, Sooxna Fm, Lamp Fall Fm, Rmd et Express An-nour.

Les bons élèves sont Walf Fm, qui dans son sillage emporte Walf 2 et 3, ainsi que Nostalgie, Rfi et Rsi. Le rapport révèle en outre que les mesures effectuées, dans le cadre de l’audit, montrent que les exploitants de radio ne se soucient pas toujours des désagréments qu’ils peuvent causer aux autres utilisateurs de la bande Fm. Pour le directeur général de l’Artp, Daniel G. Seck, il faut une appropriation par les utilisateurs, des dispositions réglementaires relatives à l’exploitation de station de radio diffusion et le respect de cette réglementation.

Ce rapport d’audit, qui permet d’avoir un aperçu sur le paysage de la radiodiffusion à Dakar, pose aussi le problème de la prolifération des radios. L’occupation du spectre dans la bande Fm de Dakar est de 100 pour cent, les 31 assignations pour la capitale délivrées par le plan de fréquences établi en 1984 par l’Union internationale du travail étant largement consommées. Cette situation de saturation conduit à des brouillages qui vont jusqu’à gêner les pays voisins. D’ailleurs, une extension des fréquences va permettre de faire de l’espace pour près d’une quarantaine de radios. Le rapport formule un certain nombre de recommandations qui vont de la vérification périodique par des spécialistes, de toutes les installations depuis la production jusqu’à la diffusion, au contrôle de la stabilité des fréquences, en passant par le respect de l’excursion de fréquence. Il y a aussi la limitation de la puissance apparente rayonnée aux conditions d’assignation, l’orientation correcte des antennes et l’utilisation de limiteurs afin de respecter le niveau étalonné de 12dB à la sortie des équipements BF.

Pour se donner les moyens de son ambition, l’Arpt annonce le démarrage d’un vaste programme de modernisation de son agence avec la réalisation d’un Système d’informatisation et de gestion automatisée des fréquences (Sigaf).

Abdoul Karim NDIAYE

(Source : Le Quotidien, 3 juin 2006)

Post-Scriptum

Querelles de fréquences

« Océan Fm a braqué ses antennes sur Sud. » Cette phrase émise par Pape Ciré Cissé, maître d’œuvre de l’audit technique de la bande Fm, a fait sortir Souleymane Niang de ses gonds. Le directeur de la radio Océan Fm n’a pas apprécié une telle réflexion dont l’auteur a, par la suite, maladroitement tenté d’atténuer la substance. « L’Artp devrait faire attention au choix des mots, car dire qu’Océan braque délibérément ses antennes sur celles de Sud Fm, c’est poser un problème qui vous dépasse », s’est emporté Souleymane Niang, très remonté. Il a aussi critiqué la sortie d’Abdoulatif Coulibaly, qui était venu représenter Sud Fm et qui, selon M. Niang, aurait traité Océan Fm de radio Pds, incriminant la vétusté du matériel de la radio de l’Immeuble Fahd. Une suspicion de plus en plus tenace autour de la délivrance des fréquences que l’Artp a évacué en pointant du doigt le ministère de l’Information. « C’est le ministère qui octroie les fréquences et c’est lui qui est chargé du suivi du Cahier de charges, l’Artp donne un avis technique », assène Thierno Ly, directeur des règlements et conflits.

Abdoul Karim NDIAYE

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