OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2007 > Septembre > Attribution de la 3e licence de téléphonie : Wireless Sénégal décide de (…)

Attribution de la 3e licence de téléphonie : Wireless Sénégal décide de saisir le Conseil d’Etat pour non transparence

jeudi 6 septembre 2007

Licences de télécommunications

Le dépouillement de l’appel d’offres pour désigner le troisième opérateur de téléphonie se poursuit. L’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) va annoncer ce jeudi, au plus tard demain, le nom du bénéficiaire. En attendant, des zones d’ombre persistent dans l’attribution de cette licence. La société Wireless Sénégal a décidé de saisir le Conseil d’Etat pour dénoncer les magouilles qui entourent ce dossier, selon Sud Fm.

La société Whirless Sénégal a pour sa part décidé de saisir le Conseil d’Etat pour dénoncer l’absence de transparence dans l’attribution de cette licence. Ces accusations remettent au goût du jour les mauvaises passations des marchés publics, une situation qui peut décourager les investisseurs et, à terme, ruiner l’économie nationale, se désole Birahim Seck, économiste, membre du Forum civil. « Une mauvaise passation des marchés publics a des conséquences néfastes sur l’économie nationale. Non seulement cela tend à décourager l’investissement privé, parce que de plus en plus les entrepreneurs au niveau national ont tendance à se méfier des marchés qui sont passés par l’Etat, préférant plutôt travailler avec le secteur privé. Mais, au-delà, une mauvaise passation des marchés publics ou un non encadrement juridique de ces marchés de manière transparente défavorise et rend méfiants les investisseurs internationaux. En plus de cela et de manière générale, une mauvaise passation des marchés publics malmène l’économie nationale, car, dans un secteur comme les Btp, l’Etat met beaucoup d’argent dans ses travaux, alors qu’au bout d’un an ou deux, on voit une dégradation assez poussée de ces ouvrages publics (...) Donc une mauvaise passation des marchés ruine l’économie de manière générale », soutient l’économiste Birahim Seck, membre du Forum civil.

L’Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal (Osiris) ne regrette qu’une chose : le secteur privé sénégalais aurait dû être consulté, les nationaux sont capables de gérer ce secteur. Pour Amadou Top, président de Osiris, les délais qui sont donnés pour une soumission accélérée sont très courts. « Il faut à la vérité dire qu’à Tunis, une annonce avait été faite -qui ne pouvait être considérée évidemment comme un appel d’offres. Mais dans la presse, ces jours-ci, nous voyons qu’on parle de la finalisation du processus et la sélection de l’opérateur dans les jours à venir. Je pense que c’est assez court pour les opérateurs qui auraient bien voulu soumissionner et qui n’étaient pas au courant de la procédure », regrette Amadou Top. Le président d’Osiris d’ajouter à propos de l’implication du secteur privé dans l’octroi des marchés publics : « C’est la lutte que Osiris et beaucoup d’autres acteurs nationaux mènent depuis très longtemps. Déjà, avant la libération et avant même que la Sonatel soit recapitalisée, nous avions demandé que le secteur national sénégalais joue un grand rôle dans ce dispositif d’ouverture du capital de la Sonatel. Cela n’a pas été fait à l’époque dans les conditions où on le souhaitait. Et beaucoup de personnes qui interviennent dans ce secteur-là, le secteur privé dans sa globalité, voient bien que c’est un créneau extrêmement intéressant et on dit qu’il nous faut aujourd’hui également être consultés. Je dois rappeler qu’un de nos compatriotes sénégalais, Yérim Sow pour ne pas le citer, a fait fortune en Côte d’Ivoire dans le domaine des télécommunications. Cela veut dire que c’est tout à fait à la portée des Africains et je ne peux pas comprendre qu’au Sénégal, on ne consulte pas aussi les hommes d’affaires sénégalais, de tous secteurs d’ailleurs ».

Selon les spécialistes, tout le processus a été piégé en amont. Annoncée depuis juillet 2004, la libéralisation du secteur des télécommunications ne sera finalement effective qu’en 2007. Durant cette longue période, les autorités ont tenté d’apporter plus de visibilité à leur politique sectorielle. Une opération visiblement sans grand succès avec les zones d’ombre qui entourent le dossier de la délivrance d’une 3e licence de téléphonie. En effet, la politique sectorielle publiée depuis janvier 2005 devrait être accompagnée de la mise à disposition d’un cahier de charges, en vue du lancement d’un appel d’offres international pour l’attribution d’une licence globale de télécommunications. Ce qui n’avait pas été fait, soulevant l’ire de la société civile et de l’un des opérateurs Gsm qui avait manifesté à l’époque un intérêt à cette licence.

Pourtant, c’est le Directeur général de l’Artp qui avait lui-même annoncé, lors de la seconde phase du Smsi, la date de janvier 2006 pour la publication dudit cahier de charges. Aujourd’hui qu’on attend de connaître le nom de l’opérateur qui a été choisi, après une consultation restreinte, personne ne peut dire le contenu de ce cahier de charges, à part bien sûr les trois sociétés qui ont soumis des offres. Trois offres seulement pour un enjeu de cette taille, il faut reconnaître que c’est peu. Il faut également souligner que ce processus lancé dans la discrétion et dans un délai limité n’était pas pour encourager la participation du secteur privé sénégalais qui, comme de coutume, est tenu à l’écart. Aujourd’hui, beaucoup d’observateurs de la société civile et du secteur privé doutent, à tort ou à raison, de la transparence de ce processus de libéralisation du secteur des télécommunications.

(Source : Nettali, 6 septembre 2007)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4577/5478 Régulation des télécoms
  • 347/5478 Télécentres/Cybercentres
  • 3661/5478 Economie numérique
  • 1835/5478 Politique nationale
  • 5126/5478 Fintech
  • 662/5478 Noms de domaine
  • 2351/5478 Produits et services
  • 1513/5478 Faits divers/Contentieux
  • 819/5478 Nouveau site web
  • 5478/5478 Infrastructures
  • 1812/5478 TIC pour l’éducation
  • 188/5478 Recherche
  • 243/5478 Projet
  • 3474/5478 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2119/5478 Sonatel/Orange
  • 1603/5478 Licences de télécommunications
  • 299/5478 Sudatel/Expresso
  • 1005/5478 Régulation des médias
  • 1503/5478 Applications
  • 1062/5478 Mouvements sociaux
  • 1628/5478 Données personnelles
  • 140/5478 Big Data/Données ouvertes
  • 598/5478 Mouvement consumériste
  • 364/5478 Médias
  • 642/5478 Appels internationaux entrants
  • 1639/5478 Formation
  • 94/5478 Logiciel libre
  • 2518/5478 Politiques africaines
  • 1094/5478 Fiscalité
  • 168/5478 Art et culture
  • 581/5478 Genre
  • 1767/5478 Point de vue
  • 1033/5478 Commerce électronique
  • 1571/5478 Manifestation
  • 318/5478 Presse en ligne
  • 124/5478 Piratage
  • 204/5478 Téléservices
  • 1180/5478 Biométrie/Identité numérique
  • 361/5478 Environnement/Santé
  • 338/5478 Législation/Réglementation
  • 356/5478 Gouvernance
  • 1786/5478 Portrait/Entretien
  • 145/5478 Radio
  • 820/5478 TIC pour la santé
  • 278/5478 Propriété intellectuelle
  • 58/5478 Langues/Localisation
  • 1136/5478 Médias/Réseaux sociaux
  • 2148/5478 Téléphonie
  • 193/5478 Désengagement de l’Etat
  • 1088/5478 Internet
  • 116/5478 Collectivités locales
  • 408/5478 Dédouanement électronique
  • 1297/5478 Usages et comportements
  • 1028/5478 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 552/5478 Audiovisuel
  • 3747/5478 Transformation digitale
  • 404/5478 Affaire Global Voice
  • 160/5478 Géomatique/Géolocalisation
  • 323/5478 Service universel
  • 661/5478 Sentel/Tigo
  • 175/5478 Vie politique
  • 2033/5478 Distinction/Nomination
  • 36/5478 Handicapés
  • 698/5478 Enseignement à distance
  • 768/5478 Contenus numériques
  • 593/5478 Gestion de l’ARTP
  • 178/5478 Radios communautaires
  • 2121/5478 Qualité de service
  • 465/5478 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5478 SMSI
  • 479/5478 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2761/5478 Innovation/Entreprenariat
  • 1346/5478 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5478 Internet des objets
  • 170/5478 Free Sénégal
  • 827/5478 Intelligence artificielle
  • 196/5478 Editorial
  • 60/5478 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5478 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous